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Le Destin de Cassandre chapitre XXV

in Art, Le destin de Cassandre, Littérature

Chapitre XXV

La Marquise a prit un ton sec pour donner ses ordres. Je souris, c’est une maîtresse femme, je suis dans mon élément.

Un jeune laquais vient d’entrer. Il est beau dans sa livrée à rayures bronzes et blanches, ses yeux verts émeraudes me dévisagent mais il ne semble pas surprit.

« Cassandre, je te présente Gabriel. Il est notre étalon maison. Tu m’as dit que tu savais satisfaire les hommes. Montre-moi ce que tu sais faire. Henriette ! Ouvre ton corsage et viens t’asseoir à côté de moi pour profiter du spectacle ! »

Gabriel, n’a pas bougé depuis son entrée dans le salon. Je m’approche de lui à quatre pattes. Je creuse mes reins. J’ondule ma croupe, j’en sais l’effet sur les hommes. Je ne suis pas déçue quand mes mains remontent lentement sur ses jambes musclées et s’arrêtent au centre de son anatomie. J’ouvre ses hauts de chausse et je sors sa verge déjà bien enflée. Elle est énorme. Je peux à peine en faire le tour de mes doigts. Je vais aimer la sentir en moi. Je caresse la veine qui courre le long. Je flatte ce membre doux comme de la soie.

« Elle est très belle… Je l’aime déjà ! »

J’ai envie de gober ses testicules ombrés d’un doux duvet blond. Ma langue lèche la peau tendre de son sexe et il grossit encore. Je prends son gland dans ma bouche, je le suce doucement. D’un coup de reins, Gabriel s’enfonce en moi, jusqu’au fond de la gorge. J’ai du mal à retenir des hauts de cœur. Mais comme j’aime ne plus avoir le contrôle…ma chatte est en feu !

« Gabriel, n’oublies pas ton rôle, prends la sur le pouf ! »

J’avais oublié la Marquise, tout ce qui n’est pas ce sexe dans ma bouche.

Gabriel se retire. Je m’accroche à ses fesses. Je veux sentir la saveur de son foutre dans ma gorge. Il est fort, me soulève sans effort et me pose sur un pouf. Mon dos repose sur le coussin de taffetas de soie bronze, mes pieds sur le sol de chaque coté, je suis offerte. Je souris, il va investir ma grotte. Je vais sentir son pieu me remplir, cogner le fond de mon ventre. Je suis une chienne en chaleur, je veux sentir coulisser sa queue dans ma chatte. Ma liqueur coule jusqu’à mes reins, il faut qu’il me prenne là aussi.

La douleur dans mon anus sera bonne.

« Prends-moi le cul ! »

La Marquise est occupée avec sa servante, ses seins à l’air, elle embrasse à pleine bouche la jeune femme. Le spectacle lui plait.

Gabriel m’a retournée a plat ventre. Je tends mes fesses vers lui, je m’ouvre pour lui faciliter le passage. Je suis écartelée par son mandrin, il pilonne mes reins sans plus se soucier de moi. J’ai mal. Dieu que c’est bon !

Il ne faut pas que j’oublie mon rôle, j’essaye de me ressaisir.

Je repousse Gabriel, non sans mal. Pour la Marquise, il faut qu’il jouisse sur mon visage. Je reprends son sexe entre mes lèvres, il a mon goût, mon odeur. Les soubresauts dans ma bouche ne me trompent pas, je le sort et reçois sa semence sur le visage.

Je suis fière de moi, frustrée de ne pas avoir joui mais fière d’avoir réussi le test.

« Ai-je passé avec succès mon examen d’entrée ? »

« Avec brio, petite diablesse ! Tu emménages quand tu veux ! Nous t’attendons. »

« Je serai chez vous dès demain ! ».

Je vais devoir être patiente pour ma mission, rencontrer tous les hommes que je peux même les plus insignifiants en apparence mais qui seront peut-être importants au final, mais il est sûre que demain je serais là !

Mon éducation va me servir, plaire avec ma soumission sera facile. J’aime obéir. La Marquise en profitera, elle va même m’aider sans le savoir.

La même jeune femme est venue m’ouvrir et me montre mes nouveaux appartements.

La chambre qu’on m’a attribué est petite mais coquette, le lit à baldaquin est grand, semble moelleux. Il y a une petite cheminée, je n’aurais pas froid. Sur une sellette en marbre rose sont disposés broc, cuvette et serviettes de lin. Je découvre sur un des murs les instruments qui vont servir au plaisir de mes futurs clients. Je n’ai pas le temps de m’attarder à les admirer, la jeune servante qui vient de déposer mon bagage m’enjoint de la suivre.

« Je m’appelle Anne, mademoiselle. Je suis servante au service de Madame la Marquise. Elle m’a mandée auprès de vous. Je suis chargée de vous habiller, de vous coiffer, de vous maquiller et plus généralement de veiller à votre confort parmi nous. J’aimerais maintenant faire votre toilette. »

Le cabinet de toilette carrelé d’une jolie faïence bleue, respire le raffinement, la baignoire qui trône au centre de la pièce est en cuivre on y accède par une petite marche, de jolies serviettes sont posées sur une desserte en marbre blanc, un feu dans la cheminée chauffe la pièce.

Anne se déshabille, ça ne m’étonne pas, un test de plus sans doute. Elle est jolie. Des hanches fines, des petits seins en poire, une taille bien dessinée, elle se sait avenante. C’est à mon tour d’être dénudée, la coquine en profite pour me caresser légèrement la pointe des seins. C’est agréable, je me sens bien.

L’eau du bain est délicieuse, juste à bonne température. Anne a entrepris de me laver, avec l’éponge, elle passe et repasse sur les endroits sensibles. Je vois que je ne la laisse pas indifférente, le rouge de ses joues et sa respiration un peu haletante en sont les indicateurs. Je me laisse faire, sans un mot.

« Mon dieu, je me laisse aller ! Je dois vous maquiller et vous faire essayer votre robe pour la soirée, puis vous amener chez la Marquise, dépêchons nous ! ». Anne vient de se rappeler les ordres.

Dommage, je commençais vraiment à apprécier ses caresses !

« Venez, mademoiselle ! Il nous faut prendre votre robe. »

Nous sommes toujours nues, elle ouvre une porte dérobée et je découvre une pièce remplie de dizaines de robes, toutes plus luxueuses les unes que les autres, dans des tons qui vont du blanc le plus pur au noir d’encre, les tissus sont riches, de la soie, du taffetas, du velours.

« Asseyez-vous, Mademoiselle, il faut que je vous coiffe et que je vous maquille »

Anne est douce, la brosse démêle ma longue chevelure sans à coup, j’aime qu’on me peigne, qu’on lisse mes cheveux rebelles.

Pour le maquillage, elle utilise un petit pinceau qu’elle trempe dans une poudre rouge carmin et en caresse mes pommettes. Anne ajoute une touche sur la pointe de mes seins, ça me chatouille un peu mais ce n’est pas désagréable. Avec ce rouge je suis indécente au possible, je vais plaire à ces messieurs.

J’appréhende un peu, je sens mon ventre se crisper, mon petit bouton grossir, j’aime ce mélange de crainte et de désir. Je suis faite pour obéir, j’ai appris à le reconnaître, je jouis des ordres donnés.

Anne me tend une robe.

« Madame la Marquise à choisi cette robe rouge pour vous pour ce soir ! »

Je ris. La robe est rouge avec des touches de blanc, la soie est douce, de très bonne qualité mais la coupe de la jupe est pour le moins originale. Deux pans la constituent, séparés en leur milieu à partir de la taille, ils laissent mon fessier et mon pubis à découvert en permanence. Quant au haut, il est corseté, la taille très serrée et s’arrête juste sous les seins. Je l’adore, elle met en valeur tout ce dont j’ai besoin pour séduire.

J’enfile les bas blancs que me tend Anne et noue les petits nœuds de satin pour les retenir. Je chausse, enfin des mules rouges et blanches à très hauts talons.

Je me sens belle, scandaleuse à souhait.

Anne ajoute une dernière touche à ma tenue, elle me passe un lourd collier de faux diamants autour du cou qui brille de mille feux entre mes seins blancs. Je pince les pointes durcies, la légère douleur me donne le courage de me lancer dans l’arène.

Je vais contenter ces messieurs au-delà de leurs espérances et la Marquise sera ravie. J’espère pouvoir lier quelques sérieuses amitiés avec les filles de la maison pour obtenir des renseignements sur les hommes importants.

Pour l’instant, je vais descendre dans l’arène et montrer à la Marquise ce qu’une femme peut obtenir grâce à la soumission !

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AICHA (part III) récit écrit par Juris

in Art, Littérature

AICHA 3

La tête d’Effin sortit tel un lutin de l’entrebâillement de la porte

« Votre amie est là » dit-elle d’un air pincé et revêche, ce qui exprimait parfaitement son opinion sur mes relations avec Aicha.

« Attends ! » lui intimais je;

Je me levai de mon sofa, où, à cette heure, je goutais au frais et au calme, après une journée passée à courir du ministère, à la police, à l’ambassade afin qu’un concitoyen puisse avoir très rapidement une évacuation médicale, un faux blessé qu’il fallait d’urgence extrader, et me dirigeais vers la pièce aux délices (Cf. ° Aicha 2).

J’ouvris la porte de l’armoire et prélevais deux godemichés, dont un parfaitement adaptable à la morphologie de ma belle soumise et des boules de geisha, un collier et une laisse puis passais dans mon bureau où je traçais ces quelques lignes sur une feuille de papier :

« Dans la rue, devant la maison tu ôteras tes sous-vêtements, tu placeras le godemiché dans ton anus et les boules dans ton sexe, le collier autour du cou après seulement tu pourras franchir le seuil,  Effin te conduira où elle sait, tu la suivras à  quatre pattes. »

Je savais non seulement qu’elle allait obéir, de cela je n’avais aucune crainte, mais je savais qu’elle allait être gênée, la honte se disputant à son désir de m’obéir en tout point et de jeter des regards désespérés dans la rue espérant que personne n’ait l’idée de passer par là.
Je savais également qu’à cette heure, le chaud soleil brulant le sol ne permettait aucune promenade et la rare végétation basse ne lui offrait aucune possibilité de sa cacher.
Je remis à Effin les objets et la missive ainsi que mes instructions et montais au premier étage où, derrière un moucharabieh je surplombais la cour intérieure où l »herbe bien verte était découpée en carrés parfaits par des allées en marbre, la rue écrasée de chaleur, ainsi que le grand portail en bois sur lequel des clous argentés à grosses têtes dessinaient des motifs d’arbres et de fleurs.
Effin sur un plateau d’argent lui tendit les objets par moi sélectionnés.

Elle se prit la missive, la lut et sans être vu j’ai pu admirer le balancement gracieux de la jolie tête d’Aicha, de gauche à droite et m’imaginais son expression inquiète.
Elle se rapprocha du portail, de sa main gauche, souleva sa courte jupe droite, inséra sa main droite dessous et avec moult balancements des hanches elle fit glisser sa culotte le long de ses jambes jusqu’à ses fines chevilles, qui à l’aide de ses escarpins fut reléguée dans un coin du mur.

Je supposais qu’enlever le soutien-gorge allait lui poser un problème.

Je ne puis décrire ma stupéfaction lorsque je la vis, déboutonner, lentement tout en jetant des regards de droite à gauche, un à un les boutons de son chemisier blanc, l’enlever et des deux mains dégrafer son soutien-gorge (je lui avais demandé de ne plus porter que des soutiens gorge s’ouvrant par devant), d’un geste sec casser les bretelles et l’envoyant rejoindre la culotte et le remettre

Le soleil illumina  un court instant ses beaux seins, ronds, fermes, ce qui me mit en émoi.

Elle referma le chemisier sous lequel on distinguait le globe de ses seins.

De ses deux mains, aux doigts agiles et aux ongles rouge baiser, souleva sa jupe jusqu’aux hanches, prit le godemiché, se retourna dos au portail et en se déhanchant, par petites saccades, l’introduisit en elle.

Une fois bien en place, elle se retourna de nouveau, prit sur le plateau d’argent ouvragé les boules, écarta les jambes et les positionna dans son sexe.

Rabattit sa jupe, la lissa de ses deux mains, passa le collier,  sur lequel avait été placé dans l’anneau central une longue laisse en fils de soie tressés, le ferma autour de son gracieux cou, prit soin de sa coiffure en passant ses doigts fins aux ongles parfaitement manucurés dans ses cheveux, la mettant en place en secouant sa tête.

Ainsi parée franchit le seuil de la maison, resta quelques instants immobile me cherchant des yeux, les mains sagement croisées l’une sur l’autre au niveau de son pubis, pendant qu’Effin refermait l’huis d’un coup sec.
Le bruit fit vibrer l’air sec et immobile et avait comme principal objectif de signifier à Aicha que dehors c’était dehors mais qu’une fois la porte fermée elle ne s’appartenait plus, qu’elle m’appartenait.

Sur un ordre d’Effin elle lui tendit le bout de la laisse, se mit à quatre pattes.
Effin savait qu’elle devait l’amener dans mon bureau. Aicha la suivit docilement.

Mon bureau ressemblait à toutes les pièces de la maison, de hauts murs blanchis à la chaux, ne comportant qu’une seule fenêtre sur chaque pan donnant sur l’extérieur, ouvertes près du plafond lambrissé avec de grosses poutres décorées de motifs aux couleurs vives.
Le rayons dorés du soleil ou les rayons argentés de la lune, tombaient directement sur un sol composé de dalles de marbre sur lequel était posé un grand tapis moelleux de laine rouge.

Le mobilier était surtout composé de tables ayant chacune une destination bien précise.

L’une à pieds droits et à tiroirs me servait de bureau et sur laquelle étaient posés un téléphone, un sous-main en cuir rouge, une règle, une plume d’oie dépassant de l’encrier et devant lequel trônait un fauteuil à haut dossier de style Henri III.

Une autre table à pieds courbés et griffes de lion, dessus de marbre vert veiné, trônait un ordinateur devant lequel je pouvais m’assoir sur un fauteuil de bureau en cuir noir.

Un autre fauteuil de même facture était placé devant une autre table du même style que l’autre et sur laquelle était posé un ensemble hifi des plus modernes.

Enfin sur une dernière table, identique aux deux précédentes, étaient posées divers dossiers.

J’entendis des petits coups, presque timides et lançais un « Entrez » des plus sonores.

Toujours suivant Effin, Aicha, à quatre pattes, s’approcha sur le côté de mon bureau.
Son parfum au jasmin vient jusqu’à mes narines supplantant les odeurs qui quelque temps auparavant habitaient la pièce.

« Merci Effin, tu peux te retirer » dis-je lorsqu’elle me tendit le bout de la laisse.

A petits pas Effin se dirigea vers la porte qu’elle referma délicatement et sans bruit, me laissant seul avec celle que j’avais rencontré une première fois de manière détachée mais qui aujourd’hui était incrustée dans tous mes pores, habillait mon cœur d’or et de lumière et dont la simple vue faisait monter ma température chamboulant mon cerveau à en perdre mes moyens intellectuels.

D’un geste brusque je tirais vers le haut la laisse, Aicha se mit débout, droite et immobile, les mains sagement croisées à la hauteur de son pubis, le visage levé, les lèvres entrouvertes, me fixant de ses merveilleux yeux doux toujours aussi bien fardés et exprimant son amour, sans qu’il soit besoin de paroles,

« Il me serait agréable qui vous puissiez vous déshabiller entièrement »

Ce souhait formait un ordre comme elle le savait.

Toujours aussi droite et plongeant ses yeux dans les miens, elle fit sauter, lentement, en prenant son temps, les boutons de son chemisier, me laissant admirer, petit à petit, chaque centimètre de sa généreuse et parfaite poitrine ainsi découverte, au centre de chaque sein des auréoles brunes et parfaitement rondes des tétons étaient déjà en érection.

Puis, tous aussi lentement, elle fit glisser la fermeture éclair de sa jupe, s’aidant de ses deux mains, lui fit passer le galbe d’amphore de ses hanches. La jupe chuta rapidement à ses pieds mettant encore plus en valeur son corps parfaitement épilé et de son sexe duquel pendait la cordelette blanche des boules de geisha.

D’un geste instinctif, de sa main et son avant-bras droit elle se couvrit la poitrine et  la paume de sa main gauche vint se placer sur son sexe.
Mais immédiatement les bras reprirent leur position habituelle, le long de son corps, les paumes ouvertes vers moi, tout en me jetant un regard où je pus lire sa désolation de s’être laissée à un geste, somme toute naturel, mais que je lui avais interdit en ma présence.

Je fis semblant de n’avoir rien remarqué et continuais à plonger mes yeux dans le braséro des siens, sans un mot, sans bouger.

Ce silence, cette double immobilité dura au moins…..je ne sais pas, en sa présence j’avais l’impression de perdre toute notion d’espace et de temps.

Elle était mon espace,

Elle était mes secondes, mes minutes, mes heures, mes jours, mes semaines, mes mois, mes années.

En dehors d’elle plus rien n’existait, une bombe aurait éclaté à mes pieds qu’elle n’aurait pas produit sur moi plus d’effets qu’un pétard mouillé.

Au bout d’un…..certain temps, je pus enfin articuler « Venez, tournez-vous et penchez-vous en avant je vous prie »

De sa démarche gracieuse quoiqu’un peu empruntée, craignant sans doute que le godemiché qu’elle portait en elle vienne à tomber, vint vers moi, se retourna et se baissa en prenant de ses mains ses genoux en écartant un peu les jambes.

Toujours silencieux j’admirais le parfait dessin de ses deux globes cuivrés, bien séparés par une raie culière finissant sur la base du godemiché.

« Reculez vers moi je vous prie ».

Je n’ai pas eu à répéter l’ordre elle vint, toujours dans la même position en marche arrière et à petits pas jusqu’à quelques centimètres du fauteuil où je m’étais assis.

Le plus doucement que je pouvais, malgré les ondes de désir qui me faisaient presque trembler, je lui ôtais l’objet qui la remplissait.
Je la sentis légèrement trembler lorsqu’il sorti et pus admirer la grotte profonde et secrète dont l’huis noir brillait au milieu d’un lac perlé de cyprine…

J’entendis dans un profond soupir un « merci Monsieur » à peine murmuré.

Je me levai, la lassant dans la même position, me dirigeai au centre de la pièce, face à mon bureau et posais  un autre olisbos de belle taille.

« Je vous saurais gré de bien vouloir vous empaler sur cet objet et de rester les bras croisés dans le dos ».

Sans un mot, elle reprit sa position verticale et vint, la tête droite avec un regard fier, et se positionna à genoux au-dessus de l’olisbos.

Puis s’empala, doucement, montant et descendant son bassin, avec de petits cris de plaisir jusqu’à ses fesses rejoignent ses talons, croisa, comme je lui avais appris à le faire les bras dans le dos, ce qui eut pour effet de jeter en avant sa poitrine tout en émettant un petit cri que j’espère de plaisir.

L’astre solaire de ses dards, fendant la pénombre de la pièce, la mit en lumière, habilla sa nudité d’un voile d’or.

Je me mis moi aussi à genoux, face à elle et l’embrassais fougueusement et longuement en tenant entre mes mains son doux visage, mes doigts enfouis dans ses cheveux de jais, mêlant nos souffles de plaisirs de désirs en pleine communion des sens.

Je repris ma place au bureau et me mis à écrire, plongé dans mon travail mais jetant à la dérobée des regards à mon aimée, toujours immobile, sa tête droite et ses yeux exprimant à la fois une attente et du plaisir.

Après une bonne heure, tout mon courrier rédigé, je me levai, la rejoignis sous son regard de braise, la fis se lever doucement, très doucement, l’olisbos restant collé au sol et avant de l’embrasser à nouveau je lui murmurais un « Merci » ce qui fit chavirer son regard, je lui ôtais tout aussi les boules de geisha, la soulevais dans mes bras et l’amenai ainsi, ses bras enserrant mon cou, sa tête reposant sur mon épaule vers la chambre, où elle se donna à moi, comme je me donnai à elle.

Comme d’habitude ce qui se passa ensuite ne regarde que nous.

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AICHA (part II) récit écrit par Juris

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AICHA  (2)

Un après midi, allongé sur mon sofa, je goûtais avec nonchalance à un tabac au citron, qui laissait son empreinte odorante à toute la pièce et rafraichissait mon palais, et laissais mon esprit vagabonder.
Lorsque timidement, ma vieille gouvernante turque, poussa la porte de la pièce, et du bout des yeux me chercha dans la pénombre fraiche de la pièce. A ma vue elle déclara, d’une voix à la fois timide et chevrotante « Effendi une personne demande à vous voir » elle n’avait jamais pu se faire au « Monsieur » et utilisait de vieux mot turc.

A son intonation je sus que le mot « personne » désignait un ou une autochtone.

Malgré le déplaisir que cette annonce me procurait, j’avais travaillé le matin et goutais avec délectation à ce farniente, je lui ai demandé de l’introduire.

Je vis une femme en burnous s’avancer vers moi et la reconnus immédiatement.

C’était Aicha, son parfum au jasmin vint agréablement chatouiller mes narines et déclencha immédiatement une onde de plaisir jusqu’au plus profond de mon corps.

Elle s’avança lentement vers moi de son pas à nul autre pareil, et malgré l’ample vêtement qu’elle portait et qui couvrait sa magnifique silhouette, mon esprit la revit telle qu’elle m’était apparue lors de notre précédente rencontre, dans la candeur et beauté de son corps libre de toute entrave vestimentaire.

Elle s’agenouilla au pied de mon divan, l’air grave et les yeux baissés, susurra de sa voix au goût de miel « Monsieur cela fait trois semaines que vous ne m’avez appelé, ne m’avez adressé aucun message, ni même fait demander, auriez-vous oublié ma soumission à votre égard, ne voudriez-vous plus de moi » …puis reprenant sa respiration, et en haussant d’une demie note sa voix, et en tremblant continua « Monsieur vos bontés à mon égard me manquent, j’ai besoin de vous, je ne vis que par ma soumission à votre égard » et après un court silence ajouta « je ne puis vivre sans vous, sans vos ordres, sans exaucer vos envies, sans me donner entièrement à vous, j’ai mal, Monsieur….très mal »

Ces mots me procurèrent un plaisir indescriptible et l’onde que j’avais ressenti en la voyant entrer se transforma en véritable tremblement de terre, et produisit immédiatement une réaction physique bien connue des hommes.

« Veux-tu, désires tu, accepte tu vraiment de m’appartenir ? Corps et âme ? Sans aucune restriction, en un mot te donner totalement, entièrement à moi ? » laissais je tomber d’une voix que je pris volontairement à la fois caverneuse et désabusée.

Baissant la tête, posant ses avant-bras sur ses cuisses, les paumes ouvertes vers le ciel et d’une voix à la fois assurée et respectueuse, j’entendis sortir de sa jolie bouche, aux lèvres rouge carmin, les mots « Monsieur, je m’offre totalement à vous, je vous fais don de mon corps, de mon esprit, de toute mon âme, je ne puis plus vivre autrement depuis que je vous ai connu, je ne m’appartiens plus, je vous appartiens ».

Ces mots me soulevèrent des joies, car il y avait quelque temps que je les espérais, que j’en rêvais, sans en même temps trop y croire vraiment.

Malgré le feu qui ravageait mes entrailles, essayant, sans savoir si j’y réussissais, je pris une voix froide et détachée « Merci, viens me voir demain, à dix-sept heures quarante-cinq précises, très précises ! Maintenant va, retourne chez toi, vas ! »

En se levant avec la grâce que je lui connaissais, en se soulevant d’un mouvement sec des deux genoux, j’ai pu constater que des larmes perlaient sous son voile.

Et pendant qu’elle se dirigeait vers la porte, d’un ton sec je dis « Demain……dix-sept heures quarante-cinq précises » et entendis un « oui Monsieur dix-sept heures quarante-cinq précises demain »

A l’intonation de sa voix j’ai compris qu’elle était frustrée de ne pas avoir été déshabillée et flagellée, avec une petite pointe néanmoins d’anxiété.

Je savais que pendant tout le temps qui s’écoulerait entre ce moment et le lendemain à dix-sept heures quarante-cinq, son cerveau allait échafauder mille et un scénarii, qui aurait pour effet de la mettre en transes, je lui laissais le temps d’imaginer.
Quant à moi, je n’avais plus le temps de ne rien faire, je me suis levé d’un  seul coup, enfilé les babouches, déposé le tuyau de mon narguilé, et en criant « Effin, je n’y suis plus pour personne, fusse t’il roi ou pape » et me précipitai dans mon bureau afin de préparer tout ce qu’il me fallait pour le lendemain espérant avoir le temps de tout organiser et me mis fébrilement au travail.

La préparation de la réception que je lui préparais me prit jusqu’à seize heures le lendemain, me passant de boire, manger et dormir tout devait être prêt sans aucun contre temps ou accroc.

Je pris un douche bien froide, revêtis uniquement ma djellaba blanche a motifs noirs et dorés, mes babouches portant les mêmes motifs dans les mêmes couleurs, et je n’eus pas longtemps à attendre, ma montre marquant dix-sept heures quarante-cinq lorsqu’Effin la fit entrer.

Je la sentis tremblante sous son burnous, la cape relevée sur sa tête ne laissant apparaître que deux pointes de cheveux noirs jais de chaque côté du voile blanc brodé qui lui couvrait le nez, la bouche et le menton. Ses mains sagement posées l’une sur l’autre au niveau de son pubis, de lourds bracelets en or sur ses poignets.

Doucement je m’avançais vers elle et lui prit sa main tremblante de désirs contenus et sans un mot la fis entrer dans l’autre pièce.

Cette autre pièce que je surnommais « la pièce aux délices », était toute blanche, ne comportait que quatre fenêtres, 2 de chaque côté, très hautes ne laissant passer que quelques rayons du soleil, qui dissipaient en partie la pénombre fraiche de la pièce, et venaient frapper de leur éclat qu’un épais tapis blanc. Deux portes en bois richement ouvragées se faisaient face Le mobilier ne comportait qu’une longue et épaisse table en bois, un grand fauteuil voltaire face à une grande et lourde armoire de style normand mais à sculptures typiquement arabes.

Je plaçais Aicha au milieu du grand tapis, me calais confortablement dans le fauteuil et d’une voix sèche je lui lançais l’ordre de se déshabiller vite.

Ce qu’elle fit n’ayant eu qu’à rabattre la capuche, défaire le nœud du col et la ceinture autour de la taille.
Le vêtement tomba tout seul et me la révéla dans sa plus pure nudité. Elle croisa ses bras dans son dos ce qui eut comme effet de bien faire tendre sa lourde, mais ferme, poitrine aux lignes régulières et aux mamelons déjà bien dressés.

« Vas vers l’armoire et ouvre la » lui lançais je d’une voix sèche et dont l’écho renvoya mes mots comme un coup de fouet.

Elle se retourna, de sa démarche chaloupée et, les rayons du soleil jouèrent avec son corps, faisant passer chaque centimètre de sa peau cuivrée de la lumière à l’ombre et de l’ombre à la lumière.
Des deux mains elle ouvrit les deux portes simultanément et laissa échapper un « oh » d’étonnement.

En effet, bien rangés cette armoire contenait,

- au dos d’une porte, des crochets auxquels étaient suspendus, martinets courts ou aux lanières longues, larges ou fines,  des fouets de toutes les couleurs et longueurs, cravaches de différents types, souples ou dures ;

- au dos de l’autre porte, différentes cordes, de taille, longueur, couleur, pendaient sur des potences

Face à elles se trouvaient des étagères où étaient disposées  en bas quelques escarpins et cuissardes dont la taille du talon variait du 9 cm au 14 cm, au-dessus posés sur du velours vert étaient déposés des bas, ceintures, larges ou fines, serre taille et bustiers de différentes tailles

Sur deux autres au-dessus étaient disposés sur du velours moiré des menottes, poignets en cuir, en scratch, ceintures de contraintes, sur la dernière étagère étaient entreposées les chaines, les écarteurs, carcans et autres ustensiles bdsm.

« Mets les escarpins de 11, les bas, la ceinture fine, un collier et les bracelets  de poignet….et vite » tels furent mes mots, secs et durs comme un coup de fouet.

Immédiatement elle prit les bas, les enfila et cela me fit penser à une phrase de Woody Allen à qui l’on demandait quel était son plus grand fantasme, il répondit « être le collant d’Ursula Andress »,

La façon dont elle lissait les bas sur ses jambes,  le pied tendu en avant dont juste la pointe de ses orteils posait sur le sol, le talon en l’air me procura une véritable décharge électrique dans tout le corps, tout comme lorsqu’elle se déhancha pour attacher pour les attacher aux jarretelles.

Elle mit son collier et de sa démarche ondulante vient vers moi, se mit à genoux d’une façon si naturelle qu’elle m’émut, et des deux mains me tendit les lourds bracelets en acier afin que je les lui positionne, tout en gardant la tête haute, mais les yeux baissés.

Le fermoir fit un clic métallique qui déclencha une onde le long des bras d’Aicha, onde de plaisir, d’espoir ou de désirs contenus et qui n’attendent qu’à se libérer, j’avoue aujourd’hui encore ne pas savoir.

Je pris ses deux mains aux doigts fins et aux ongles du même rouge vermillon que ses lèvres dans ma main et l’aidai à se relever, en fait j’accompagnais plus son mouvement que je l’aidai réellement à se relever.

Pris le bandeau que j’avais déjà disposé sur la table et avant de le lui placer je l’amenai sur la porte donnant sur le jardin intérieur.

En ajustant le bandeau  je pus voir ses magnifiques yeux dont le rimmel en soulignait la profondeur remplis à la fois l’anxiété, le désir et la confiance qu’elle posait sur moi.

Face à la lourde porte du jardin on pouvait entendre un brouhaha.

J’ouvris en grand la porte, et les rayons de soleil mirent en feu son corps halé, son port altier et fier comme une statue d’or.

Et ce au même moment que le muezzin laça son appel à la prière du soir (cela vous explique pourquoi elle devait venir à 17 heures 45 et comme je savais Aicha croyante et pratiquante cela avait comme effet de bien montrer son abandon entre mes mains)

A ce moment-là le brouhaha cessa et des ‘ho » prononcés avec des accents arabes, américains, italiens français, masculins et féminins s’élevèrent, puis le bruit s’estompa malgré encore quelques commentaires en sourdine et je pris la parole.
« Mes amis, je vous présente la belle Aicha qui pour votre plaisir, j’espère, va être fouettée »,

Des yes, si, oui fusèrent au milieu d’applaudissements nourris.

Après lui avoir fait faire un tour d’honneur dans la cour en la tenant par une laisse reliée par un mousqueton doré à son collier noir et fin, chauffée par le soleil et où l’odeur des citronniers disposés tout autour du patio se disputait à celui de la terre brulée par les ardents rayons de l’astre solaire, j’attachais les poignets sur l’anneau le plus haut d’un tronc mal équarri au centre du jardin, juste le bout de ses orteils touchant le sol, la poitrine collé au tronc, son adorable fessier constitués de deux blocs fermes et bien formés, ressortant d’autant plus que je l’avais attachée par la taille.

Elle haletait non seulement parce qu’elle savait ce que j’allais lui infliger, mais également de honte d’être ainsi exposé, nue, au regard d’étrangers pendant que le muezzin continuait son appel.

Lorsque le chant du muezzin s’arrêta, et en prenant bien en main mon martinet « chat à 9 queues » et commençais à lui assener quelques coups, de droite à gauche, de bas en haut, sur ses épaules sur son postérieur, ses cuisses, ses mollets, doucement, puis de plus en plus vite mais pas de plus en plus fort, seule une variation de vitesse était imprimée. Sa peau vira au rouge, quelques marques apparurent. La cadence retomba mais les coups continuèrent et se firent plus appuyés

Son dos et ses fesses furent vite striées par de longues lignes et des points bien rouges. certaines virant déjà au violet.

Attachée et aveuglée par le bandeau, Aicha ne pouvait user que de deux sens principalement, le toucher du martinet sur son corps de la rugosité du bois sur ses seins et son vente et l’ouïe percevant les applaudissements, des rires gras, des voix haut perchés des femmes de l’assemblée exprimant pour certaines le dégoût pour d’autres l’envie.

Si au départ, fière elle ne laissa sortir aucun mot de sa bouche, très rapidement les premiers halètements se muèrent en cris

Appréciant les marques, j’ai arrêté de la frapper en voyant sa tête tomber sur le côté en arrière.

Je la détachais et elle tomba presque inconsciente sur mon épaule, son rimmel coulant le long de ses pommettes, et tachant par la même occasion ma djellaba, les cheveux humides de sueur n’étant pas en reste pour déverser sur mon dos des perles de couleur.

Sous un crépitement d’applaudissement, je soulevais Aicha et la portais à l’intérieur en prenant soin de fermer, de mes pieds les portes du jardin.

Le brouhaha des discussions s’estompa après fermeture de la porte

Je lui ôtais le bandeau ses yeux plongés dans les miens exprimaient un indicible sentiment de plaisir et il me plait de le dire et le croire….d’amour.

Puis la couchai sur le ventre sur la table sur laquelle ma vielle gouvernante avait disposé tout un assortiment de coussins doux et aux couleurs chatoyantes, et pris dans un petit pot un onguent qu’un vieux pharmacien arabe m’avait confectionné et l’enduis délicatement, touchant à peine des doigts les marques laissées,  des épaules aux chevilles, la couvris d’un voile léger, épuisée elle s’assoupit le souffle calme.

Quant à moi je m’assis dans le fauteuil voltaire, après avoir changé de djellaba, en attendant qu’elle se réveille et après lui avoir embrassé les cheveux

Deux heures après elle ouvrit les yeux, immédiatement, je la fis assoir,  lui versais un verre d’eau fraiche avec quelques gouttes d’essence de citron qu’elle porta à ses lèvres et but à petites gorgées, pendant qu’avec un coton j’effaçais toutes traces de rimmel, démêlais et coiffais ses cheveux.

Je l’aidais à se lever, ôtais le voile et vis avec plaisir que l’onguent du vieux apothicaire avait très largement estompé les marques et lui fis revêtir une djellaba bleu ciel en lin très fin. Et lui fis faire quelques pas, je l’amenai vers la porte du jardin, la tenant par les aisselles pour qu’elle ne tombe pas et d’une main ouvris en grand la porte.

Elle entendit encore encore des « oh » d’exclamation, mais levant ses yeux vers les déambulatoires surplombant le jardin elle ne vit personne.
Elle tourna sa tête vers moi, ses yeux grands ouverts d’étonnement, exprimant une interrogation muette mais oh combien expressive !

C’est à ce moment-là que je sortis de ma poche une petite télécommande, stoppais d’une pression du pouce le brouhaha, et le remis en marche.

Elle comprit que tout cela n’était qu’une mise en scène et ses yeux se firent encore plus doux. Cet éclat dans ses yeux m’a mille fois payé de tout le travail de montage de sons que j’avais effectué depuis la veille.

Je l’accompagnais dans ma chambre et ce que nous fîmes sous la moustiquaire ne concerne que nous deux.

Désolé pour le lecteur……

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Le destin de Cassandre chapitre XXIV

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Chapitre XXIV

C’est revigorée par ma nuit de repos que je fais la connaissance de Malik, c’est un homme grand et fort, son teint halé ne laisse planer aucun doute sur ses origines orientales bien qu’il soit vêtu à la mode européenne contrairement à Abdul qui ne veut pas quitter ses vêtements ottomans. Malik est intimidant même si son sourire adoucit par instants ses yeux d’encre, son teint sombre accentue la dureté de ses traits, je suis persuadée qu’il a pour mission de me surveiller plus que de me guider. Le Sultan désire toujours avoir un œil sur moi, mon départ n’a pas amoindrit ses sentiments à mon égard.

Malik a ordre de me laisser une semaine de repos pour me familiariser avec la ville. Ensuite, j’entamerai ma mission et tenterai de me faire connaître à la cour par le biais de la Du Quesnoy.

J’ai revu ma première impression sur Paris, je comprends maintenant pourquoi cette ville fait tant d’effet sur ses visiteurs. Je prends maintenant plaisir à arpenter les rues pavées et j’admire les façades richissimes des nobles demeures que je découvrirai bientôt de l’intérieur.

La maison de la Marquise Du Quesnoy est réputée pour accueillir les hommes importants qui veulent s’encanailler et comme je suis, somme toute, assez bien faite, j’ai dans l’idée que cette demeure est l’endroit idéal pour mes desseins.

J’ai mis une de mes plus belles robes. J’ai choisi parmi les créations de la couturière de Lyon, elle est d’un joli mauve et sa coupe met en valeur mes formes pleines. Le regard des hommes dans la rue s’attarde sur moi, j’ai bien choisi.

J’ai à peine frappé à la porte de l’hôtel particulier qu’elle s’ouvre sur une très jolie jeune femme.

« Je voudrais proposer à Madame la Marquise une affaire qu’elle ne pourra refuser ! Mais je veux l’entretenir en personne ! »

J’ai pris mon air le plus autoritaire. Hors de question qu’elle ne me reçoive pas.

Il se dégage de l’entrée un parfum d’opulence qui ne trompe pas. Miroirs ornés de dorures, sellette de la plus belle facture, tapis d’orient qui recouvre le sol sont gage d’une certaine aisance financière.

J’attends debout au milieu de ce hall depuis quelques instants lorsque la servante me fait signe de la suivre et m’introduit dans un petit salon.

La Marquise est assise dans un fauteuil de cuir. C’est une femme d’âge moyen encore assez belle malgré quelques ridules au coin des yeux et de fines mèches blanches qui se mêlent à sa chevelure auburn. Elle lève les yeux de son livre lorsque je m’avance vers elle.

« On ne m’avait pas dit qu’il s’agissait d’une enfant ! Qui vous a communiqué mon adresse et que me voulez vous ? »

« Je m’appelle Cassandre, Madame, et j’ai seize ans. Votre adresse est très connue des gens de qualité et voici une lettre de l’Abbé de Sade qui m’a indiqué votre établissement. J’aimerais me mettre à votre service et être pensionnaire chez vous. »

« Rien que cela ! Sachez, Mademoiselle, que je n’ai besoin de personne actuellement. Nous sommes au complet. »

Il faut que l’amadoue avec ce qui compte le plus pour elle.

« C’est bien dommage ! Vous auriez pu gagner beaucoup d’argent grâce à moi. Beaucoup plus qu’avec vos autres pensionnaires… »

« Ah oui ! Vraiment ! Et comment cela serait il possible ? »

« Eh bien, je sais que je corresponds tout à fait au goût de votre clientèle : Je suis jeune et jolie, bien élevée, cultivée, noble de cœur et d’esprit. De plus, je sais donner du plaisir aux hommes. Enfin et surtout en ce qui vous concerne, je n’ai pas besoin d’argent. ».

« Que veux-tu dire exactement quand tu prétends ne pas avoir besoin d’argent ? »

« Je veux dire exactement ce que je dis : Vous pourrez garder la totalité de ce que je gagnerai ici. »

« Et pourquoi ferais-tu cela ? Quel est donc ton intérêt dans cette proposition ? »

« Ca, c’est mon affaire, dites vous que je recherche peut être un riche mariage. »

« Je ne veux en aucun cas une fille qui choisira ses clients suivant leur fortune ou le fait qu’ils soient mariés ou non. Il n’y a qu’une seule règle ici et elle est valable pour toutes les filles sans exception. Ca, ce n’est pas négociable ! »

« Je suis très obéissante et disciplinée. Je sais suivre les consignes. Vous ne serez pas déçue de mon obéissance à vos règles. »

« Déshabille-toi ma petite, montre-moi tes atours. »

Voilà, l’instant critique est arrivé.

Je me déshabille lentement, sensuellement comme on me l’a apprit. Mes cheveux noirs ébène font ressortir le blanc laiteux de ma peau et le bleu de mes veines se devine sous elle. Je me cambre et offre à son regard mes seins ronds et pleins. Je les sais beaux. Les aréoles rosées et les pointes dressées sont une invitation à les sucer comme des petits sucres d’orge. J’écarte un peu les pieds pour qu’elle puisse apprécier le galbe de mes longues jambes.

« C’est à votre goût, Madame ? »

« Tu es vraiment très belle. Mais, dis-moi, tu es toute jeune et tu dis savoir donner du plaisir aux hommes ? D’où tiens-tu ta science ? »

« Là aussi, c’est mon secret. Vous pouvez simplement me faire confiance et me croire. »

« La vie m’a appris à ne croire que ce que je vois ! Tu ne veux pas me dire ton secret. Il faudra alors que tu te plies à un petit test. Pour le moment, approches toi de moi que je te parle des usages de la maison. »

La Marquise relève ses jupes pendant que j’avance vers elle, aucun doute, je vais devoir lui donner un aperçu de mes talents.

L’accès à ses charmes est facile, elle a une culotte fendue, je vois sa toison noire sous les dentelles blanches, les lèvres charnues de son sexe sont entrouvertes. Agenouillée entre ses jambes gainées de soies grises, je plonge ma tête vers son triangle odorant, ses poils chatouillent mon visage, j’avais perdu l’habitude, toutes les femmes du harem étaient épilées selon les désirs du Sultan. Sa saveur acide fait monter le désir dans mon ventre et je m’applique à mordiller son clitoris proéminent. Ma langue goûte la liqueur qui coule de son con. Sa main appuie sur ma nuque et j’enfonce ma langue dans sa grotte en feu mimant les mouvements de va et vient d’un sexe d’homme. Que c’est bon ! Je me retiens pour ne pas plonger mes doigts dans ma chatte.

« C’est très bien, ma chère petite, continue comme cela pendant que je t’explique : La discrétion est le mot d’ordre de ma maison. Les hommes que tu verras n’ont pas de nom, et tu ne devras en aucun cas leur parler de leur métier ou d’aucun sujet de conversation qui ne soit de la dernière légèreté. Ici tout n’est que badinage, pas de philosophie, pas de finance, pas de religion, et surtout pas de politique. Nous prenons ici toutes les précautions possibles, néanmoins je te conseille d’utiliser à chaque fois que ce sera possible tes mains et ta bouche pour satisfaire ces beaux messieurs. En effet, certains d’entre eux, et non des moindres sont « poivrés ». Il faudra bien pourtant que tu acceptes qu’ils te prennent. Nous avons un bon médecin, mais tant que tu ne seras pas guérie, tu ne travailleras plus ici. De même pour les enfants : Nous avons une faiseuse d’ange, mais pendant ta convalescence, je ne voudrais plus te voir ici. Enfin quelques clients, de plus en plus nombreux, exigeront de disposer de ton petit trou. Je sais que cela pourrait te valoir l’excommunication et une condamnation à être marquée au fer rouge, à être flagellée en place publique et à la prison. Néanmoins, il n’est pas question que tu refuses. Au moins, dans ce cas, tu n’auras pas d’enfant ! Laisse-moi te dire que je suis très contente de ce que tu es en train de me faire… Nous allons faire tout de suite le petit exercice dont je t’ai parlé. »

Je suis fière de moi, elle aime ce que je lui fais, je sens son jus couler dans ma bouche, je ne pensais pas y prendre autant de plaisir mais je suis au bord de l’orgasme sans même me toucher.

Mais il ne faut pas que je me laisse aller, d’ailleurs la Marquise me repousse et rabat sa jupe. Elle tire sur la cordelette d’appel.

La jeune femme qui m’a fait entrer arrive en courant. Je suis toujours aux pieds de la Marquise, nue, mais elle ne me prête pas attention. J’ai l’impression d’être invisible.

« Va vite chercher Gabriel et rejoins nous avec lui ! »

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Le destin de Cassandre chapitre XXIII

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Chapitre XXIII

Me revoilà sur la route de Paris, j’ai en poche la lettre de l’Abbé et quelques adresses de personnes à contacter dans la capitale. Je viens de passer une petite quinzaine de jours au château de Saumane. Après avoir fait connaissance de manière un peu rude avec le Marquis, j’ai pu apprécier sa conversation d’homme bien né, ses vues sur notre monde sont des plus intéressantes quoique quelques peu subversives ! Je crois aussi que je ne lui suis pas indifférente, il a, à plusieurs reprises, manifesté le désir d’être seul avec moi afin de pouvoir user en toute tranquillité de mon corps.

J’ai découvert mille et une manières de maîtriser la douleur grâce au Marquis car bien sur il s’est exercé sur moi dans l’art de faire mal, son oncle sera bientôt dépassé et de loin ! Mon avenir est incertain mais nous aurons un jour ou l’autre l’occasion de nous revoir et je suis intimement persuadée qu’il saura alors parfaitement contrôler ses gestes pour faire souffrir sans abimer irrémédiablement les chairs martyrisées. Je garde quelques traces de notre rencontre qui s’estomperont avec le temps mais il s’en est fallut de peu pour que je ne sois marquée à vie dans mon intimité, le Marquis a fouettée l’intérieur de mes cuisses avec une brassée de ronces, là où la peau est la plus fine et les branchages ont déchirés ma vulve en même temps, le sang a coulé le long de mes cuisses mais il ne s’est pas arrêté pour autant, il a frappé encore et encore, seule l’arrivée de son oncle m’a sauvée !

Hier encore, nous nous apprêtions à partir quand il m’a prise par derrière sans préalable. Ses mains ont emprisonné mes seins pour les malaxer sans ménagements, étirant les pointes avec force. Il a des élans de violence qui font peur mais qui me font vibrer bien plus encore, a l’instant même, y repensant, j’ai le ventre qui se noue, une multitude de petits picotements dans le sexe et une envie irrépressible de me caresser que je vais cependant devoir réprimer jusqu’à la prochaine étape !

Abdul me laisse rêvasser à mon aise, il est plongé dans la lecture d’un roman offert par l’Abbé, cet homme ne cesse de m’étonner ; je l’ai connu, brute épaisse et le voici qui se transforme au fil des mois en homme du monde, il nous arrive même de converser longuement, bien sur nos avis divergent mais il admet, au final, qu’une femme peut penser et mon dieu, je n’y croyais pas, son éducation ne l’a pas préparé à entendre ce genre de choses et la vie de la caserne encore moins ! Enfermé dans un carcan de préjugés sur les femmes, il reconnait encore difficilement que je puisse faire comme bon me semble pour mener à bien ma mission alors même que le Sultan m’a laissé toute latitude ; seul le résultat compte !

A ce propos, l’Abbé m’a donné une adresse sur Paris, afin que je me loge et que je puisse approcher tous gens importants et qui pourraient mettre utiles. Il m’a cependant informée que la dite adresse est celle d’un bordel tenu par une grande bourgeoise qui se fait passer pour une marquise. Je ne sais pas pourquoi, mais cela ne m’a pas étonnée outre mesure ! Je commence par croire que les hommes d’églises sont des libertins de la pire espèce car l’Abbé m’a, en outre, donné le nom de quelques curés susceptibles de m’aider dans mon entreprise et qui sont de fidèles adeptes du bordel de la Duquesnoy.

Je verrais sur place si j’en ai l’utilité, je préfère me débrouiller par moi-même et ainsi n’avoir de compte à ne rendre à personne, excepté au Sultan bien entendu ! Mais je lui sais gré pour l’adresse et ses quelques mots sur la propriétaire des lieux. Ils me permettront de mieux appréhender cette femme et surtout de la mettre dans de bonnes dispositions à mon égard.

« Tiens-toi donc un peu ! »

Une ornière, une de plus, dans la route qui nous mène à Lyon vient de me faire chavirer sur les genoux d’Abdul ! Ce voyage m’épuise ! Les routes sont dans un tel état qu’il faut s’agripper en permanence à son siège pour ne pas tomber à bas ou verser sur son voisin.

« Vous savez bien que ce n’est point de ma faute ! »

« Même le plus petit chemin de l’Empire est mieux entretenu que ce que vous avez l’indécence de nommer route ! Je me demande ce que tout le monde trouve de si bien en France ? Pour ma part, je ne vois que saleté, désordre, impertinence des femmes et lâcheté des hommes qui n’osent pas les remettre à leur place de femelles. »

« Abdul, je vous l’ai dit, les femmes, ici, ont quelques droits que vous n’admettez pas mais dont il va falloir vous accommoder pour vivre en bonne intelligence avec les français et ne pas mettre en péril ma mission ! Vous savez que le Sultan y tient beaucoup et je suis sûre que vous ne voulez pas le contrarier. Vous savez ce qu’il en coûte ! »

Il me tarde d’arriver dans la ville de Lyon, l’abbé m’a dit que l’on y faisait les plus belles soies du royaume et que les meilleures couturières, mis à part celles de la capitale, y avaient leurs ateliers. Je vais pouvoir étoffer un peu plus ma garde-robe. J’imagine aisément que j’ai vais encore batailler avec Abdul pour avoir les fonds nécessaire à la confection de deux ou trois robes et j’en souris d’avance. Je prends un malin plaisir à contrarier cet homme et à lui faire admettre qu’une femme peut avoir raison, il est tellement prévisible dans ses raisonnements que c’est d’une facilité déconcertante de lui faire perdre son calme !

Nous avons trouvé une auberge très accueillante, dont la femme m’a donné plusieurs adresses de couturières très rapides et effectivement celle que j’emploie vient de me livrer une robe de toute beauté commandée il y a seulement 2 jours, la soie rose est une pure merveille aussi douce que la peau d’un nouveau-né !

Je veux être à mon avantage pour me présenter à la cour, avec cette robe je vais pouvoir mettre en valeur mon décolleté et attirer l’œil de ces messieurs, rien de tel que l’ébauche d’un sein pour les faire saliver et venir à moi. Je ferais le tri parmi eux pour ne garder que ceux qui me peuvent me servir dans mon entreprise. Mon séjour au harem aura au moins servi à ça : savoir repérer les personnes utiles, celles qu’il faut flatter pour obtenir ce que l’on veut ou au contraire se montrer exigeante mais cela m’est plus difficile…Malgré ma réticence à le reconnaitre je préfère de loin que l’on exige de moi !

Hier encore, je me suis caressée dans mon lit à l’auberge aux souvenirs des moments passés entre le Marquis de Sade et son oncle, l’Abbé, agenouillée, bouche ouverte pour les recevoir dans ma gorge à tour de rôle, la tête maintenue en arrière par la poigne de l’un ou de l’autre, peu importe, l’essentiel c’est cette chaleur ressentie au creux de mon intimité et qui m’a ôté toute velléité de rébellion. Lorsqu’ils me laissaient après avoir usé de mon corps, sans se soucier de savoir si j’avais eu le moindre instant de plaisir, j’étais dans un tel état de manque ! Ma main droite entre mes cuisses avec mes doigts qui jouaient sur mon clitoris et la gauche sur un sein pour titiller la pointe. Je sais où me toucher maintenant, pour jouir pleinement mon majeur et mon annulaire allant et venant à l’entrée de mon vagin et mon pouce qui appuie fortement sur mon bourgeon turgescent. Il ne m’a fallu que quelques minutes pour jouir follement au creux de mon matelas. J’ai eu toutes les peines du monde à retenir mes cris lors de mon orgasme, je crois que la femme de la chambre voisine a entendu quelques-uns de mes gémissements car ce matin elle m’a jeté un regard outré. Mais je n’en n’ai cure, c’était si bon !

Nous repartons demain vers la capitale, encore des jours a passé sur les routes défoncées du royaume à entendre les ronchonnements d’Abdul. Je me demande ce que devient Lili, il faudra que je lui écrive un mot lorsque je serais établie, j’aimerais savoir si sa relation avec la petite Charlotte a survécu au couvent et si son côté dominant est toujours aussi évident? Il me plait de croire que oui et qu’elle ne supportera pas longtemps le calme de l’abbaye de Penthemon. Elle me faisait rire et j’aurais plaisir à la revoir dans d’autres circonstances que celles qui nous ont mis en présence l’une de l’autre.

Nous sommes arrivés à Paris. Quelle déception ! Les rues sont sales, autour de moi je ne vois que des masures. Une odeur pestilentielle se dégage des tas d’immondices déposés à l’entrée de rues trop étroites pour y laisser passer suffisamment la lumière du jour. Est-ce là, la ville que l’on me disait magnifique que tant de gens vantent ?

Le voyage a été éprouvant, je ne veux plus entendre parler de carrosse, je ne suis plus que plaies et bosses. Abdul a pourtant loué ce maudit équipage pour son confort.

Il a su se montrer discret et respectueux, je dois être en bonne forme pour le plan des services secrets du Sultan, mais malheureusement le périple n’en pas moins été harassant. Enfin, je vais pouvoir me délasser l’auberge où nous allons résider un moment semble confortable, les odeurs sortant des cuisines sont alléchantes, ma chambre est petite mais propre. Je suis trop fatiguée pour diner. Malgré le bruit qui monte de la salle, je vais dormir comme un bébé dans ce lit moelleux. Demain, Abdul doit me présenter mon guide.

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Le destin de Cassandre chapitre XXII

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Chapitre XXII

L’Abbé m’a retournée et me rattache illico à la croix mais il ne m’occulte plus le regard.

Deux jeunes gens me font face : le plus jeune d’une rare laideur, à la peau grêlée par la petite vérole et sa tête, mon dieu sa tête est énorme ! Quant à l’autre il est plutôt bien fait de sa personne mais sans doute le sait-il un peu trop ! Il est bien mit et son visage respire la santé contrairement à son cousin.

« Mais n’est-ce pas votre jeune cousin Mirabeau qui vous accompagne ? »

« Vous avez raison mon oncle et franchement je crois que ce spectacle n’est point pour lui, voyez comme il garde la bouche bée comme une carpe. Vous admettrez volontiers avec moi que ce n’est pas ce que l’on attend d’un homme d’église ! Et cette jeune damoiselle est bien mal en point, il y a de quoi faire taire plus d’un jeune puceau ! »

« Cependant, mon cher neveu, vous conviendrez que ce serait un péché de ne pas s’occuper de ce cul ! Allons laissez vous tenter et coloriez donc le devant de notre Cassandre du même rouge que le fessier. Ne me dites pas que dans votre régiment aucun soldat ou prisonnier ne s’est fait châtier par le fouet»

« Oh oui, mon cousin faites donc que je vois à quoi cela ressemble ! »

« Taisez vous donc ! Vous n’y connaissez rien ! Sachez mon oncle qu’il n’est pas dans mes habitudes de me réjouir de ce spectacle, la guerre n’est pas un jeu»

Je suis là à attendre le bon vouloir de ces messieurs, mon dos me fait un mal de chien et je pressens que d’ici peu le devant fera de même car je vois enfin l’instrument de torture concocté par l’Abbé : comment un homme d’église a-t-il pu avoir l’idée d’un tel engin ?

Au bout d’une longue cravache de dressage il a attaché de fines lanières de cuir mais a bien y regarder, chaque lanière est une tresse qui se finit par un nœud agrémenté d’un minuscule crochet de fer. Je comprends maintenant la brûlure que j’ai ressentie à chaque coup qu’il m’a donné ! Mue par je ne sais quelle étrange inspiration je tends mon buste vers le jeune homme, je sais qu’il a envie de frapper mon corps meurtri mais que sa morale comme la mienne réprouve le plaisir qu’il y prendrait. Je vois sur son visage les tourments, les interrogations mais aussi l’envie  de prendre l’objet que lui tend son oncle. Quant au cousin il ne pipe plus mot, il s’est mit à l’écart et visiblement attend que le petit Marquis se décide, j’espère en tout cas qu’il ne lui viendra pas l’idée de vouloir se substituer à son cousin ! Il est bien trop jeune, sans doute le même âge que moi mais n’a pas vécu ce que j’ai enduré, il ne pourrait pas comprendre ! Non il ne peut pas comprendre le plaisir que j’ai dans la douleur. Le Marquis, oui, je le devine sombre, torturé, sous son air enjoué, lui pourra comprendre, pas tout de suite mais plus tard il saura le bien qu’il va me faire.

« Marquis, s’il vous plaît, faites le »

« Voyez comme elle réclame mon neveu, ne la contenterez-vous pas ? »

« Eh bien puisque l’on me le demande si instamment, je ne puis refuser. Mais faites donc sortir Mirabeau ce spectacle n’est vraiment pas pour lui »

Je regarde les mains qui vont bientôt m’infliger douleur et plaisir, elles sont belles longilignes,   très blanches, soignées mais je les soupçonne fortes et malgré tout capables de tendres caresses.

Il s’approche doucement de moi, ses pieds glissent sur le sol on dirait un danseur, il ne le sait pas encore mais il va adorer me frapper, de cela je suis sûre. J’ai appris depuis ma capture à reconnaître les signes avant coureurs, la lumière dans les yeux, le sourire  et surtout la voix douce qui se veut persuasive. Ce jeune homme fait partie de cette catégorie de mâles fiers de leur pouvoir et qui en usent pour dresser plus faibles qu’eux, ils oublient bien souvent que leurs plaisirs sont aussi les nôtres. Je crois que c’est ce qui le choque chez moi et il va me le faire payer.

« Mon cher oncle, m’ordonne plus ou moins de vous maltraiter, vous m’en voyez désolé…mais je ne saurais désobéir à un homme de Dieu, n’est ce pas ? J’ai cependant un souci, je dois vous avouer que je n’ai jamais manié un tel instrument. Il se peut que je sois quelques peu maladroit et que des parties très sensibles de votre anatomie soient martyrisées….croyez bien que cela ne sera point voulu. »

Attachée comme je suis de toute façon je ne pourrais rien faire quand bien même je le voudrais !

« Faites donc monsieur le Marquis de Sade, vous serez sans nul doute surpris de ma résistance à la douleur et oserais-je le dire…du plaisir que j’y prends ! »

Mon dieu ! Je suis folle mais qu’ai-je dis ? A voir sa mine réjouie, il va prendre un malin plaisir…

Un premier coup s’abat sur ma poitrine nue mais il n’est pas appuyé, il n’a pas encore trouvé la bonne distance pour me frapper. D’ailleurs, il recule d’un pas et glisse légèrement sur le coté. Une goutte de sang perle sur mon téton droit…il a trouvé ses marques.

« Je vous croyais néophyte…aaah ! »

« Mais oui très chère…pour preuve le coup qui vient d’atteindre la chair tendre de votre vulve…vous m’avez distrait et voyez le résultat ! Je vais devoir recommencer et ajuster mes coups.»

Il a reprit ma correction, je me tais, je tiens à préserver mon visage même si mon corps, lui, n’est plus qu’une immense plaie et que je devine chez lui un plaisir nouveau, le sourire a disparu, désormais il s’applique à ce que chaque coup touche une partie différente de mon corps méthodiquement il revient ensuite à son point de départ : mon sein droit. Pas une parcelle n’est épargnée en dessous de mon cou. Les petits crochets s’enfoncent dans mes chairs toujours plus profondément.

« Faut-il que je continue mon entrainement Cassandre ou cela vous suffit-il ? »

« C’est assez monsieur, je n’en peux plus. »

« Il va falloir être plus convaincante très chère ! Vos larmes ne me suffisent pas. »

Je ne m’étais même aperçu que je pleurais, concentrée sur mon apprivoisement de la douleur et le plaisir que je sens sourdre entre mes jambes.

« Je vous en supplie monsieur le Marquis, pouvez-vous arrêter, je n’en peux plus ? »

« Je vais détacher vos jambes mais pour les mains vous attendrez que mon bien-aimé oncle revienne vous délivrer, ce qui ne saurait tarder. Je l’imagine impatient de voir le résultat de ses consignes »

« Mais et votre plaisir ? »

« Pour ça ne vous inquiétez pas mon chibre va de ce pas investir votre con que je vois dégouliner et s’ouvrir comme celui d’une chienne en chaleur ! »

L’Abbé qui est de retour, seul, rit à gorge déployée.

« Ma foi, mon neveu, pour un homme qui prônait il y a peu la maitrise de soi, vous vous êtes – passez-moi l’expression – quelque peu lâché ! »

« C’est que cette jeune personne, s’est montrée particulièrement insolente mon oncle ! »

« Ne vous l’avais-je point dit ? Le cul mérite qu’on s’y attarde mais je vois que le devant aussi ! »

« Un peintre aurait pu immortaliser la beauté des traces, ce dégradé de rouge, il faudra y penser une prochaine fois. »

« Quelle délicieuse idée ! »

Je bouge un peu mes mains toujours liées à la croix, pour les désengourdir, je ne sais pas depuis combien de temps je suis là mais je suis prête à parier que la nuit ne va pas tarder, mon estomac me le rappelle vigoureusement.

« Bien vous aviez raison, je suis là maintenant et nous allons détacher la donzelle prise entre nous deux ne pensez vous pas qu’elle trouvera son compte ? »

L’Abbé a joint le geste à la parole, je suis libérée de mes liens, mais ceux invisibles qui me retiennent près de la croix à la merci de ses deux hommes sont beaucoup plus puissants que n’importe quelles chaînes ! Mon corps ne demande qu’à être pris.

Je n’en peux plus, je suis fourbue, l’oncle et le neveu  m’ont sodomisée, prise comme une chienne, obligée à faire une fellation à chacun sans aucun répit et aucune attention pour mes blessures, mais c’est au moment ou je croyais ne plus pouvoir en supporter plus que je me suis noyer dans le plaisir, une lame de fond qui m’a prise et emmenée très loin. J’ai un mal fou à reprendre pied dans la réalité, la douleur qui avait refluée pendant mon orgasme revient au galop pour me rappeler les tortures que les deux hommes viennent d’infliger à mon corps.

Le Marquis s’est déjà rajusté, ses joues sont à peine rosies par les efforts qu’il a fournit pour me frapper et l’ardeur qu’il a mit à me prendre le cul ! Moi, le sperme des deux souille l’intérieur de mes cuisses et c’est bon ! Finalement, j’aime l’odeur que je dégage, une fois mon désir assouvi.

« Cette petite séance m’a ouvert l’appétit ! Que diriez-vous de prendre un bon dîner mon neveu ? »

« Très bonne idée, avec cette jeune damoiselle à notre table, le souper sera on ne peut plus agréable ! »

« Savez-vous mon cher que Cassandre se rend à Paris, accompagnée par un infidèle ? »

« Est-ce vrai, petite ? »

« Je suis en effet une ambassadrice du Sultan Mustafa III envoyée à Paris et à ce titre accompagnée par un de ses serviteurs qui prend soin de moi mais me laisse toute liberté pour me mener à bien ma mission »

« Croyez que je me ferais un plaisir de vous recommander Cassandre, votre docilité fera des merveilles à Versailles »

Je ne pensais pas que l’Abbé serait si facile à convaincre et ma foi je ne m’en plains pas ! J’avais prévu de passer quelques jours ici pour le persuader de m’écrire une lettre d’introduction à la cour. Je vais pouvoir les passer à me détendre et faire plus ample connaissance avec le Marquis qui me sera peut-être utile pour la suite de mon voyage ?

« Mon oncle, serez-vous assez aimable pour m’héberger quelques jours aussi, je crois que dresser ce petite chienne de Cassandre sera somme toute un agréable passetemps, j’ai pris plus de plaisir tantôt que je ne le pensais ! »

Cette sortie du Marquis ne me surprend pas mais me laisse présager des jours qui, tout compte fait, ne seront pas de tout repos !