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Le destin de Cassandre – chapitre IV

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Chapitre IV

Nous accostons dans un port grouillant de monde. Je ne sais où nous sommes.

Le Pirate me bouscule pour quitter le bord. Je hâte de toucher la terre ferme. C’est un nouveau départ pour moi, un nouvel espoir d’une vie meilleure.

Les femmes sont voilées, couvertes de la tête aux pieds de tissus sombres, quant aux hommes ils me dévisagent méprisants avec au fond des yeux une lueur de concupiscence. Je suis difficilement le Pirate au milieu de cette foule hostile et j’ai si honte ! Je suis exposée comme les marchandises des étals jalonnant notre parcours. Des effluves montent de petits tas d’épices locales proposées par des femmes sans âge.

Devant nous s’ouvre une grande esplanade, au fond une estrade de bois est installée aux pieds des remparts de la ville. Des hommes et des femmes nus défilent les uns après les autres enchaînés, devant un parterre d’hommes qui applaudit, crie ou hue la présentation de chacun. Ils sont présentés comme on le ferait avec du bétail, le vendeur fait tourner l’esclave sur lui-même, lui ouvre la bouche pour découvrir ses dents, lui écarte les fesses, soupèse les bourses des hommes ou les seins des femmes et pour elles, il fait savoir si elles sont vierges.

Il va me vendre ! Ce n’est pas possible ! Et je ne peux rien faire ! Seulement espérer que mon acheteur ne sera pas trop cruel.

Il me tire par ma laisse. Je suis sur l’estrade à la vue de tous. Je ferme les yeux, sous la honte, d’être ainsi montrée telle une pouliche. Ses mains me dénudent encore un peu plus et m’obligent à me prosterner à ses pieds. Des cris montent, les enchères ont commencées. Je ne veux plus penser. Je veux disparaître, me fondre dans l’air ambiant. Il tire sur mes cheveux cassant ma nuque en arrière pour faire admirer la finesse de mon cou, puis ses doigts ouvrent mes paupières – avec mes yeux bleus, je suis une marchandise rare – les autres esclaves étaient tous de couleur. La laisse se tend, encore une fois, pour me faire mettre debout, du bout de sa chaussure il me fait écarter les jambes pour que tous puisse admirer mon sexe imberbe et d’une main sèche il ouvre mon intimité. Je les vois rire, tous ces acheteurs de malheur, de mes timides essais pour refermer mes jambes et soustraire mon sexe à leur vue. Mon corps est là, mais mon esprit s’évade loin, très loin, de cette horreur, je ne peux plus le supporter.

Un geste brusque me tire de ma torpeur, je tombe aux pieds d’un homme blanc richement vêtu. Il est habillé comme à la cour de France, que peut-il faire ici, dans cet enfer du bout du monde.

Il a entamé une discussion acharnée avec mon ravisseur, le prix qu’il a déboursé est sans doute trop élevé à son goût, mais il semble malgré tout très intéressé par moi. Au bout de quelques minutes ma laisse change de mains. Le Pirate me regarde attentivement comme s’il voulait me faire comprendre qu’il regrette. Sa main flatte ma joue, premier geste de douceur qu’il se permet. Mon obéissance va lui manquer. Je vais finir par croire qu’il ne voulait pas me vendre. Mais alors pourquoi l’a-t-il fait ?

L’homme qui vient de m’acheter me parle, je suis si étonnée de la réaction du Pirate que j’ai du mal à saisir ce qu’il me dit.

« Permettez-moi de me présenter : François, Baron de Tott. Je viens de vous racheter à ce sinistre personnage. Parlez-vous français ? Quel est votre nom ? »

Quel bonheur ! Un français ! Je suis sauvée, je vais revoir ma famille !

« Oh, Monsieur, je vous serais éternellement reconnaissante de votre geste. Je suis bretonne et me prénomme Cassandre. »

Le Baron pose une grande cape sur mes épaules, je me sens tout de suite mieux. Il enlève mon collier et ma chaîne, me pousse vers une chaise à porteurs soutenue par 4 grands noirs. J’embrasse les mains salvatrices durant le court trajet qui nous mène devant une demeure imposante.

Il me soutient jusqu’à la porte qui s’ouvre sur une jeune femme souriante. Après une esquisse de révérence elle s’efface pour nous laisser entrer dans le vestibule.

Le Baron m’observe et me dit

« Je veux tout connaître de toi et de tes mésaventures. Mais tu vas d’abord manger et te reposer.

Je suppose que ces barbares ne t’ont pas laissé un instant de répit. Marie va s’occuper de ton repas et de ton installation dans nos murs. »

Je dois rêver, je n’arrive pas à y croire. J’ai le pressentiment que tous mes tourments ne sont pas derrière moi. Je ne peux expliquer pourquoi, mais c’est ainsi.

La bonne Marie revient m’invitant à la suivre dans la cuisine, je vais faire un vrai repas.

« Je suis sûre que cela fait longtemps que tu n’as pas mangé à ta faim. Ces pirates ne t’ont pas donné une vraie nourriture de chrétien. »

« Oui, vous avez raison. Je ne mangeait que les restes des repas qu’ils me jetaient comme à un chien »

« Ma pauvre petite ! Tu as de la chance Monsieur le Baron est un homme bon et très important ici. Tu seras bien dans cette maison. »

« Mais où sommes-nous ? »

« Comment ? Tu ne le sais pas ? Nous sommes à Constantinople, la capitale de l’Empire d’Orient. Monsieur le Baron a été dépêché par le roi de France auprès du sultan Mustapha III »

Tout en parlant Marie m’a préparé une collation. C’est le plus merveilleux des festins !

Je me goinfre de pain croustillant, de viande séchée et de petites oranges confites. Un pur délice !

«  Si tu as fini ma petite, je vais te conduire à ta chambre, tu as bien gagné le droit de te reposer. »

Marie m’entraine derrière elle vers un couloir aux multiples portes et s’arrête devant l’une d’elle me priant d’y entrer. La chambre est petite mais me parait luxueuse. Depuis des mois, je ne connaîs que la dureté du plancher et la promiscuité des matelots, je vais pouvoir dormir seule dans un lit. Marie m’aide à quitter ma robe et je me glisse dans les draps avec bonheur, le lin rêche me parait le plus doux de tissus comparé aux lattes de bois disjointes du bateau.

Avant de me laisser, Marie, m’énonce le déroulement de ma journée demain.

«  Monsieur de Tott a mandé un médecin français qui t’examinera demain après-midi et ensuite il te recevra dans son cabinet particulier, mais pour l’heure dors aussi longtemps que tu veux. Demain nous nous attèlerons a te rendre présentable. Bonne nuit Cassandre. »

J’ai un peu de mal à trouver le sommeil, le regard du Pirate m’a troublé lors de la vente, il semblait regretter de devoir me laisser à un autre. Les hommes sont parfois si difficiles à comprendre, il n’avait qu’à me garder près de lui s’il me voulait encore. Oui, il y avait de la peine dans son regard peut-être tenait-il à moi, au fond ? Mais je ne vais tout de même pas m’apitoyer sur le sort de ce barbare qui m’a violentée pendant des jours !

Le destin de Cassandre – Chapitre III

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Chapitre III

Je suis attachée au pied d’un lit par une corde, j’ai du m’évanouir, je ne me souviens pas être arrivée dans cette cabine, je suppose que c’est celle du Pirate car elle est assez spacieuse et semble être occupée par un seul homme, il n’y a qu’un lit. Je tente de me libérée mais mes mains sont reliées étroitement à mon cou et dès que je bouge les liens se resserrent, si je continue je vais finir étranglée, seule, oubliée de tous. Les larmes montent, j’ai peur, je sais ce qu’il peut arriver aux femmes enlevées par ces barbares, elles ne reviennent jamais ou bien dans un état proche de la folie, engendré par ce qu’on leur a fait subir. Je ferme les yeux, je viens d’entendre des pas de l’autre coté de la cloison, il croira que je suis encore évanouie.

La porte s’ouvre et malgré moi j’entrouvre les yeux pour observer l’homme qui vient de m’enlever, il vient vers moi, un seau dans une main, sans que je puisse esquisser un geste, je reçois une grande baillée d’eau froide sur le visage, je ne peux plus faire semblant.

«  Voilà qui est mieux ! »

Il parle français, je pourrais au moins comprendre ce qu’il dit et le supplier.

«  Je vous en supplie, Monsieur, ne me faites pas de mal, mon père peut vous payer une rançon s’il le faut. »

« A compter de maintenant, tu es mon esclave, je n’ai pas besoin de l’or d’un infidèle, tu as compris ? »

«  Mais je ne sais rien faire, Monsieur, en quoi pourrait vous servir une esclave ignorante ? »

« Ça chienne, tu le sauras bientôt ! Les femmes de ton espèce ne sont sur terre que pour assouvir nos besoins et tu a tout intérêt à me contenter si tu ne veux pas servir de repas aux requins. »

Il s’est approché en parlant, ses mains relèvent ma tête, touchent mes cheveux et les tirent en arrière brutalement, je crie de douleur, la corde autour de mon cou me cisaille la peau.

«  Ouvre la bouche ! »

La voix est sèche, autoritaire, j’obéis pour que cesse le tiraillement sur ma chevelure.

«  Plus grand, tire la langue… tu vois, tu sais obéir… tu peux donc me servir. »

Son pantalon touche presque mon visage, je peux voir la bosse qui le déforme à l’entrejambe, mon Dieu, faites qu’il ne me viole pas ! Maintenant, il se frotte contre ma figure, appuie sur ma bouche son sexe toujours gainé par son pantalon, je me demande ce qu’il veut faire car ce n’est pas là qu’il doit le mettre, j’ai déjà vu des accouplements d’animaux et je sais que le sexe du mâle s’introduit dans celui de la femelle, pas dans sa bouche.

«  Tu vas sucer mon sexe, esclave, fais bien attention si jamais tes dents venaient à me blesser la correction que tu recevras t’ôtera toute envie de vivre plus longtemps. »

Je le regarde, interdite – ais-je bien compris – il va mettre son sexe dans ma bouche ? Oui, c’est bien cela ! Il vient d’ouvrir la ceinture qui maintien son pantalon et sort son sexe, je ne pourrais jamais mettre ça dans ma bouche, il est énorme, le bout est violacé et plus proéminent que la hampe et une goutte de liquide perle par un petit trou. Je suis si étonnée, si profondément choquée que j’ai gardé la bouche ouverte et il s’introduit dedans – d’un coup – provoquant des spasmes dans mon estomac déjà malmené par le mal de mer. Le goût n’est pas désagréable et la peau est douce sur ma langue mais j’ai bien du mal à ouvrir assez mes mâchoires pour ne pas l’effleurer de mes dents.

«  N’oublies pas, si tu me blesse tu peux dire au revoir à la vie ! Arrondis les lèvres et tète le bout comme si c’était le sein de ta nourrice, voilà qui est mieux, tu apprends vite. »

Je m’applique – ma vie en dépend – et je dois avouer que ce n’est pas si difficile finalement, la saveur du liquide qui coule de son membre est même agréable, c’est légèrement acide et ne ressemble à rien que je connaisse.

«  Maintenant, tu vas le lécher tout du long en sortant bien ta langue de chienne et tu lécheras aussi mes bourses. »

Je sors la langue, je fais ce qu’il me dit mais les poils de ses testicules me dégoutent, je ne m’y attarde pas, je préfère la douceur de la peau imberbe de son sexe. Le barbare se retire de ma bouche puis il s’avance pour me détacher les mains puis tire sur la corde toujours enroulée autour de mon cou m’obligeant ainsi à me relever.

«  Mets toi à genoux, pose ton buste sur le lit et relève ta robe, je veux voir ton cul d’infidèle »

J’ai trop peur pour ne pas obéir mais c’est si difficile de m’exposer ainsi devant lui, je n’ai jamais montré mon intimité à un homme, je remonte pourtant ma jupe comme il me l’a ordonné, il me reste toujours mes dessous.

«  J’ai dis – je veux voir ton cul- baisse moi cette chose »

Il ne me sera donc rien épargné. Je fais descendre mes pantalons et me retrouve le fessier offert à son regard. Je ne peux plus voir ce qu’il fait mais je le sens s’approcher de moi et une main me frappe la fesse droite puis la gauche, et encore la droite avec plus de force que la première fois, je n’arrive pas à y croire mais il est entrain de m’administrer une fessée. De si loin qu’il m’en souvienne je ne crois pas en avoir jamais reçu et il faut que ce soit un barbare qui le fasse ! Je pousse un cri, j’ai mal, la douleur sur mes fesses est cuisante.

«  Voilà ce que mérite les femelles de ton espèces, tu apprendras vite qu’une femme doit toujours être battue au moins une fois par jour, c’est dans l’ordre des choses. Et je ne veux pas entendre de cris, tu devras même me remercier à chaque fois. »

Je pleure à chaudes larmes mais il est insensible à mon désarroi, c’est un monstre. Alors que je croyais ne plus pouvoir rien endurer d’autre, je sens un de ses doigts venir fouiller mon anus, il le rentre puis le sort violement pour me faire mal, j’essaye de me dégager mais il me bloque les jambes avec les siennes.

«  Tu es très étroite ce sera meilleur »

Alors que j’en suis à m’interroger sur ce qu’il veut dire, je sens son sexe se coller contre mes reins et en forcer l’entrée, il pousse de toute sa force pour s’introduire dans mon fondement, je hurle, la douleur est horrible – il va me déchirer – j’ai l’impression d’être ouverte en deux. Son sexe est totalement en moi maintenant et il bouge – j’ai si mal – je crie sans interruption, je ne peux me retenir mais il continue encore et encore son mouvement de va et vient dans mes reins. Je ne sais depuis combien de temps dure cette torture mais cela me parait une éternité lorsque enfin je sens un liquide chaud se déverser en moi – je suis surprise du bien-être que ressens à sentir sa semence se répandre en moi – qui apaise le feu de mon cul. Le barbare se retire tout de suite après et j’ai la sensation que mon trou reste béant, ouvert, l’invitant à me reprendre encore.

«  Tu vois, tu peux servir à mon plaisir, esclave, je suis même sûr que tu aimeras la sodomie dans peu de temps. Les infidèles sont toutes des catins faites pour le plaisir des hommes.  »

Je suis effondrée sur le sol, je n’ai même plus la force de pleurer tant j’ai mal et honte.

Ma vie va devenir un enfer sur ce navire, il n’a pas pris ma virginité mais il m’a ôté toute décence, la seule issue possible c’est qu’il se fasse attaqué lui aussi et qu’on me libère.

Je suis à fond de cale depuis que Dents pourries m’a mise aux fers il y a 3 jours. Trois journées sans voir le jour. Trois journées sans voir âme qui vive, à l’exception du Manchot qui vient déposer ma maigre pitance une fois par jour, un morceau de pain dur et un peu d’eau. Ces deux là sont les âmes damnées du Pirate. Je n’en peux plus de cette attente, nous sommes amarrés dans un port et la chaleur est horrible. Ma robe de serge n’est plus qu’une chose informe déchirée en maints endroits et si crasseuse qu’elle pourrait tenir toute seule debout. Je me sens si sale ! Je suis devenue une vraie souillon, l’esclave à tout faire, la putain du Pirate. Il a fait de moi son objet de plaisir, selon ses envies je dois lui offrir ma bouche ou mes reins mais je ne sais pour quelle raison il m’a laissé ma virginité. Ses hommes d’équipage ont, eux aussi, le droit de se servir de moi lorsqu’il leur en donne la permission.

Perdue dans mes pensées, je ne l’ai pas entendu entrer dans la cale, sa voix froide qui lance un ordre à Dents pourries me fait sortir de ma torpeur. Les fers me sont enlevés et je suis conduite dans sa cabine où deux femmes mauresques me prennent en charge dès mon entrée. Je suis déshabillée et menée vers une bassine remplie d’eau chaude. Nue au milieu de cette pièce, je ne suis pas gênée, je suis même soulagée d’être enfin débarrassée de cette gangue de crasse qui me recouvre. Le Pirate m’observe, la pipe coincée au bord des lèvres assis confortablement dans son fauteuil. Dieu que c’est bon de sentir l’eau couler sur mon corps ! Une des femmes s’occupe de ma chevelure, en retire toute la vermine. J’apprécie ses mains sur moi. Mais que me vaut cette soudaine attention ? Il faut que j’arrête de réfléchir et que je profite simplement de ce petit bonheur qui m’est offert.

Le Pirate a décidé que je devais être belle aujourd’hui, je suis séchée, épilée entièrement, ointe d’huile parfumée pour apaiser le feu de l’épilation. Les maures n’aiment pas les poils et c’est d’une main experte que les femmes m’ont arraché les poils pubiens. Une vraie torture ! Je ressemble à une petite fille avec mon sexe nu et je n’aime pas cette façon qu’a le Pirate de me regarder comme une marchandise.

Les femmes n’en ont pas fini avec moi. Elles soulignent de noir mes yeux bleus, dessinent des arabesques sur mes reins à l’aide d’un bâtonnet trempé dans une pâte orangée et peignent mes ongles de rouge intense, avec ce maquillage outrancier je dois ressembler à une catin !

L’une d’elle est allée ouvrir une malle de cuir pour en sortir une robe de soie noire comme je n’en ai jamais vu, l’étoffe ornée de multiples perles et sequins est d’une finesse remarquable, c’est un travail d’orfèvre mais les découpes du corsage laissent mes seins libres et la jupe se compose de multiples pans mobiles qui découvrent mon sexe et mes reins à chaque mouvement. Je me sens encore plus nue que vêtue de mes haillons, et j’ai si honte d’être exposée ainsi que le rouge me monte aux joues.

Le Pirate s’en est aperçu et il en joue en me désignant la bosse qui gonfle son pantalon. Il n’a pas besoin de parler, je sais qu’il me faut assouvir ses désirs et c’est bien malgré moi que je ressens un étrange sentiment de fierté de faire naître chez lui cette envie. Une douce chaleur m’envahit lorsque je prends son sexe dans ma bouche. Au fil du mois passé, j’ai appris à aimé la caresse de cette peau douce sur ma langue, la saveur de la liqueur qui s’en écoule. Les élancements dans mon ventre ne sont pas désagréables. Les femmes qui m’ont préparé font mine de partir mais il les retient d’un mot. Elles seront spectatrices de ma déchéance. Ma bouche s’est arrondie autour de la verge de mon tourmenteur, je le suce avec délicatesse espérant que pour une fois il ne prendra pas mon anus.

Je n’aurais pas cette chance ! Il se retire et me pousse vers la table. Je n’attends pas les ordres. De moi-même, je pose mon buste sur la nappe et tend ma croupe vers lui. Si jamais j’en réchappe un jour, se sera pour être pendue en place publique en tant que sodomite. Un bien bel avenir !

Les pans de la robe se sont écartés d’eux-mêmes, d’une seule poussée son gland force mon anus. La douleur n’est plus aussi terrible que les premiers jours, je dois admettre que parfois c’est même bon.

Dans ces moments là, j’ai envie de poser ma main sur ma vulve humide pour apaiser la chaleur qui monte dans mon ventre.

C’est bizarre, il me besogne avec une rage inhabituelle, aujourd’hui, comme pour imprimer sa marque dans mes chairs. Les allers-retours dans mes reins me poussent toujours plus fort contre la table et cisaillent mes hanches. Lorsqu’il se répand enfin en moi, je gémis, non pas de soulagement mais de frustration. Je suis en feu.

Toujours cassée sur la table, je vois le Pirate revêtir, lui aussi, ses plus beaux atours. Il fouille, maintenant dans la malle qui renfermait ma robe, il en sort un lourd collier de métal qu’il accroche autour de mon cou. Je frissonne. Une chaîne attachée me renvoie immédiatement à mon rang d’esclave. Je suis tenue en laisse comme une chienne.

Ce voyage est en enfer. Ne finira t il donc jamais ?

Le Destin de Cassandre – Roman feuilleton – Chapitre II

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Chapitre II

Il fait à peine jour, j’ai mis ma robe de serge noire et mes bottines de marche pour passer inaperçue et être à l’aise sur la route qui mène du port du Dourduff à Morlaix en longeant la baie, au loin le fort du Taureau veille sur nos cotes. J’ai quitté le manoir avant le réveil des domestiques pour que ma fuite ne soit pas découverte avant quelques heures.

Dans un petit baluchon j’ai emporté une robe de velours rouge et quelques effets pour ma toilette.

Mes bijoux et une dizaine de pièces d’or, voilà ce qui constitue toute ma richesse. Je pense que cela suffira pour payer mon passage vers Venise.

Père ne m’a pas laissé le choix. Je ne sais ce qui lui a pris de vouloir me marier subitement à cet imbécile de baron, ce petit bonhomme sans prestance est déjà rondouillard à 20 ans, je n’ose imaginer son allure à 40. Père s’est justifié en m’affirmant qu’il pensait à mon avenir, que le baron avait suffisamment de moyens pour m’entretenir aisément. Mais, mon avenir, c’est aux cotés du Chevalier que je veux le passer, je veux vivre avec l’homme dont je suis éprise.

La ville de Morlaix est quasi déserte à cette heure matinale, dans les rues étroites je croise quelques lavandières courbées sous le poids des paniers de linge dont elles ont la charge, elles ne me prêtent pas attention, occupées à parler des petits riens de la vie, riant à grands éclats de temps à autres. Aux abords du port, les matelots en quête d’embarquement sont nombreux, dépenaillés pour la plupart, ils respirent la misère, le manque cruel d’argent, la vie n’est pas tendre avec eux, je le sais. Je me fais la plus petite possible, pour ne pas attirer leur regard, ils peuvent être un peu rudes parfois et une fille seule est une proie de choix dans l’ombre de ces ruelles tortueuses.

Arrivée au port il me faudra trouver le navire du Capitaine Cornic, avant-hier Père affirmait qu’il prend la mer ces jours-ci vers l’Italie, je vais tenter ma chance auprès de lui. Peut-être acceptera-t-il de m’embarquer sans questionnement, Père a pour habitude de commercer avec lui. J’ai entendu dire que la Fantaisie est un beau bâtiment et que le Capitaine la mène de main de maître.

Je suis devant une multitude de navires mais je ne vois pas celui du Capitaine Cornic, je vais devoir me faire violence et demander à un des matelots qui errent sur le quai pour savoir où il est amarré. Un homme attire mon regard, il est élégamment habillé, de grande taille avec un visage sévère et il détonne parmi la foule de badaud, sa voix porte loin, je l’entends donner des ordres pour l’avitaillement d’un grand navire, c’est à lui que je vais demander.

«  Pardonnez-moi Monsieur, pourriez-vous m’indiquer la Fantaisie, je dois voir le capitaine. »

«  Je suis le capitaine de la Fantaisie et je ne crois pas vous connaître ma petite, que me voulez-vous ? »


«  J’ai besoin de me rendre en Italie, Capitaine Cornic, et mon père, le baron de Kermer, m’a affirmé que vous accepteriez de me prendre à votre bord. J’ai d’ailleurs de quoi payer mon passage, il m’a remis une bourse pour vous »

Je ne suis pas fière de mentir ainsi mais il faut qu’il accepte sans trop de questions et surtout sans vouloir voir Père.

«  Pourquoi diable ne m’a-t-il pas averti ? »

«  Le voyage s’est décidé il y a peu Capitaine et Père vous fait entièrement confiance pour me mener à bon port »

«  Soit ! Mais cela se fera à mes conditions. Je vous interdis de quitter votre cabine sous quelque prétexte que se soit, à l’exception des repas que vous prendrez avec moi dans mon carré, est-ce clair, petite ? »

«  J’ai bien compris Capitaine Cornic et vous n’aurez pas à vous plaindre de moi »

Mon dieu ! Comme je regrette mon manoir ! Je vais mourir, j’en suis sûre ! Je ne reverrai pas mon Chevalier. Je n’en peux plus d’être malade ! Malgré un océan calme, mes tripes se vident sans discontinuer depuis notre départ. Je ne supporte plus cette odeur de poisson et de moisissure qui règne dans l’entrepont mais le Capitaine m’a interdit de m’aventurer sur le pont pour ne pas distraire ses hommes.

Cela fait maintenant un mois que je suis confinée dans ma petite cabine. Les seuls moments de liberté qui me sont accordés sont les repas pris à la table de Cornic. Lui, dispose de quartiers qui semblent échapper à l’atmosphère pesante qui englobe le reste du navire. Le carré où il dine montre son aisance, la vaisselle de porcelaine blanche est d’une grande finesse, les verres sont dorés à l’or fin, et la banquette adossée au mur est moelleuse à souhait, cela confirme ce que Père disait de sa richesse. C’est un très jeune homme mais il a su en quelques années se faire respecter dans le monde fermé de la marine. La rudesse de ses traits inspire la crainte et lorsqu’il lance un ordre à son équipage, on lui obéit immédiatement.

Du fond de ma couchette, je peux apercevoir la clarté du ciel qui filtre au travers du hublot, cela me réconforte un peu.

Je viens d’entendre un bruit sourd au-dessus de moi, c’est étrange ! Le bateau tangue alors que la mer est calme ! Il y a un problème, il faut que je me lève ! Maintenant, ce sont des cris et des pas de course. J’ai peur. Je m’accroche à ma couchette mais un mouvement de roulis me jette à bas.

Nous sommes attaqués !

« Levez-vous ma petite, vous n’aurez aucune chance d’en réchapper, sinon ! » me crie le Capitaine.

Il est entré dans ma cabine sans crier gare, la mise défaite, hors d’haleine. Une tête hirsute apparait

derrière lui déformée par la rage. L’homme lance quelques mots que je ne comprends pas au Capitaine.

« Ma chère Cassandre, il va vous falloir être courageuse. »

Le ton du Capitaine m’effraie.

« Mais que se passe-t-il ? » Le ton de ma voix apeurée sonne étrangement à mes oreilles, je me croyais plus vaillante.

Je suis dans un état lamentable mais je n’ai d’autre choix que de suivre le Capitaine alors tant bien que mal j’arrange ma tenue et je le suis dans la coursive.

C’est une vision d’horreur qui s’offre à moi lorsque nous remontons vers le pont, le sol est jonché des cadavres des membres d’équipage, décapités, éventrés pour certains, quand aux malheureux qui ne sont pas encore mort, ils gisent suppliant qu’on les achève.

Et cette odeur de sang ! Je vais m’évanouir !

Un barbare campé au milieu du gaillard d’avant ne paraît pas s’émouvoir le moins du monde du chaos qui règne autour de lui. J’aperçois même un sourire sur son visage basané, il s’agit sans doute d’un maure. Je me souviens en avoir vu un lors de mon bref séjour à Rennes.

Il est grand et athlétique, si bien que le Capitaine fait figure de nain à ses cotés. Je n’ose le regarder plus attentivement mais j’ai pu apercevoir le cimeterre dans sa main et le poignard courbe glissé dans sa large ceinture. J’ai si peur, que je ne peux retenir mes larmes qui coulent maintenant sur mes joues et brouillent ma vue.

Le pirate parle au Capitaine en me désignant du doigt. J’aimerais comprendre ce qui se dit mais je ne connais pas la langue gutturale qu’ils emploient, et soudain, je sens une main me pousser rudement vers le monstre, j’essaie de résister mais mes forces m’abandonnent, la maladie m’a fatiguée plus que je ne le pensais.

Le Capitaine s’est tourné vers moi.

« Je suis désolé mon enfant mais vous devez suivre cet homme sur son navire, il en va de la survie du reste de mon équipage »

« Je vous en supplie Capitaine…ne me… » Je n’ai pas le temps de terminer ma supplique, une main noire me bâillonne. Je tente de la mordre mais la pointe acérée d’un poignard dans mes côtes m’en dissuade, je ne peux plus reculer alors j’avance sur la planche qui fait un pont entre les deux bâtiments. Ce n’est qu’arrivée, sur l’autre navire que je m’effondre, mes jambes refusant de me porter plus en avant. Mes dernières pensées vont vers mon Chevalier que je ne reverrai plus.

Que va-t-il advenir de moi, maintenant ?

Le destin de Cassandre – Roman feuilleton

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Un nouveau chapitre vous sera proposé chaque semaine.

Chapitre I

Pour une fois, il fait beau en ce mois d’Octobre et le ciel nous épargne les litres d’eau qu’il déverse habituellement à cette saison sur les prairies jouxtant le manoir. Père est heureux la récolte a été bonne, les fermiers auront de quoi nourrir les bêtes cet hiver. Mère, égale à elle-même se mure dans son silence depuis la mort de mon frère Benjamin. Je suis libre d’aller à ma guise. J’aime marcher le long de la grève et sur la lande, respirer l’air marin de ma cote bretonne, regarder au loin les navires marchands qui naviguent vers l’embouchure de la baie de Morlaix. Demain, une fête d’anniversaire est organisée en mon honneur pour mes 13 ans, je suis très excitée car Père m’a promit un étalon pour remplacer ma jument grise.

J’ai mis ma plus belle robe aujourd’hui, Ninon, la servante a longuement brossé mes cheveux noirs. Elle dit toujours que je ressemble à une sirène avec ma chevelure qui tombe jusqu’au bas de mon dos et mes yeux bleus comme l’océan. J’ai la taille fine et des hanches bien formées, de longues jambes et des chevilles graciles, mais ce n’est pas là que se porte le regard des jeunes hommes. Je me trouve plutôt fade, en réalité, je n’ai pas de poitrine, ou si peu comparée à mon amie Marie. Comme elle, j’aimerais, avoir un galant, être désirée et aimée, je sais déjà que je serais envieuse au moment de ses noces prévues pour la fin de l’année.

J’entends les bruits qui montent de la cuisine, ils sont accompagnés des odeurs des rôtis, de la volaille que l’on fait cuire pour ma fête. Père a convié tous les alentours, il essaye toujours de me faire plaisir, me fêter comme une princesse et m’aider à oublier l’indifférence de Mère aux yeux de qui je n’existe pas. Elle aurait voulu me voir mourir à la place de son fils adoré. C’est en tombant de ma jument Cassiopée que Benjamin s’est tué, et elle en reste inconsolable.

Je tourne sur moi-même pour me regarder dans le miroir. Je suis fière de ma robe de soie mauve, Ninon a passé des heures à broder au fil d’or de jolies roses sur le décolleté, les manches et le bas. Mon jupon de dentelle dessous fait bouffer la jupe et accentue mes courbes. J’ai fait serrer mon corset au plus fort, je triche un peu avec des bandelettes de lin que j’ai glissé dans le corsage pour faire ressortir mes petits seins.

« Vous êtes ravissante Mademoiselle Cassandre. » Ninon me sort de ma rêverie.

Père m’a raconté un jour, qu’il avait choisi mon prénom car il avait lu un texte grec qui mentionnait que Cassandre était la plus belle fille du roi Priam et que je ressemblais à une princesse lors de ma naissance. Mère y voit aussi le synonyme de mauvais présage et lors de nos rares échanges, elle ne se gène pas pour me le rappeler.

Les invités arrivent les uns après les autres, il faut que je descende dans la salle de réception. Nous ne sommes pas riches mais au fil des années nous avons su faire de notre manoir un lieu aimable que les voisins semblent goûter.

Père me présente à toute l’assemblée, c’est la première fois qu’une fête est organisée en mon honneur. J’essaye vainement de mettre un nom sur le visage de chacun, lorsque mon regard est happé par l’un des convives… mon dieu qu’il est charmant ! Plus âgé que moi c’est un homme déjà. Il a du sentir mon regard et me sourit. Je me fais l’effet d’une nigaude, au comble de la confusion, que doit-il penser de mon attitude si hardie? Il accompagne Monsieur de Guérande, c’est un chevalier, je crois. Père n’a rien remarqué de mon trouble et me pousse dans leur direction.

« Cassandre, voici Monsieur de Guérande et son ami le Chevalier de Seingalt »

J’esquisse une petite révérence, souriant pour masquer ma gêne comme il sied à une jeune fille de ma condition.

« Vous avez là une charmante enfant, Monsieur le baron»

« Voyons mon cher, ce n’est plus une enfant ! Cette jeune personne a déjà tous les atours pour ravir les cœurs des malheureux qui poseront les yeux sur elle » Le Chevalier s’est exprimé en ma faveur dans un français parfait teinté d’une pointe d’accent que je n’arrive pas à définir. Je sens le rouge qui me monte aux joues, je dois être affreuse !

« Me ferez-vous l’honneur d’une danse après le souper, mademoiselle ? » me demande-t-il en s’inclinant.

Je ne peux refuser, je suis sous son charme. Le diner s’éternise, la multitude des plats proposés aux

convives ne fait que retarder l’instant attendu ou je pourrais danser avec le Chevalier.

Enfin, Père s’est levé, nous invitant à gagner la salle de bal en me tendant la main. Il désire ouvrir les réjouissances avec moi, il est vrai que je suis à l’honneur aujourd’hui !

A la quatrième danse, le Chevalier vient vers nous réclamer son tour et c’est avec joie que je pose ma main sur la sienne.

A chaque pas qui nous rapproche nous échangeons quelques banalités. J’ai repris mes esprits, il est beaucoup plus âgé que moi, je ne peux pas l’intéresser et il me semble impossible d’éveiller chez lui un intérêt quelconque, alors je profite de ces instants passés à ses cotés pour nourrir les rêves qui égaieront mes longues nuits de solitude cet hiver. La danse est finie, je fais mine de m’éloigner mais le Chevalier me retient par la main. Mon cœur fait un bond dans ma poitrine. Que me veut-il ?

D’un geste ferme il m’entraine vers la terrasse, la soirée est douce, je le suis sans protester. Les torches fichées dans le jardin laissent quelques zones d’ombres que la lune ne parvient pas dissiper, le Chevalier se dirige vers l’une d’elle, ma main toujours dans la sienne. Je n’ai pas peur, je suis simplement surprise qu’il m’ait choisi parmi les autres, je ne suis pas la plus jolie loin s’en faut.

Il va m’embrasser, je le sais, Marie m’a raconté comment son galant avait fait pour la séduire. Il s’est arrêté, m’attire à lui avec assurance et mon corps va irrésistiblement à la rencontre du sien. Les paumes de mes mains sont devenues moites et des sensations bizarres dans le bas du ventre et la poitrine m’envahissent comme si de minuscules aiguilles me piquaient de toutes parts. Ses lèvres sont venues prendre les miennes dans un doux baiser, c’est une sensation bien agréable et si troublante que je n’ai nulle envie de résister. On m’a déjà embrassée mais jamais je n’ai connu la volupté d’une telle étreinte! C’est délicieux ! Il me serre contre lui, son torse contre le mien, son ventre aussi. Je sens la bosse de son sexe contre mon pubis, je sais comment est fait un homme. Autrefois, j’ai surpris un valet se baignant dans la rivière. Je ris au souvenir de mon émoi et de ma course folle vers le manoir pour raconter ma vision à Ninon. La pauvre a du m’expliquer la différence entre un homme et une femme et elle en était rouge de honte.

« Je vous fais rire ? » Le Chevalier s’est reculé.

« Pardonnez-moi Chevalier, Je m’amuse seulement d’un souvenir qui m’a traversé l’esprit ! »

Je pose mes mains sur ses joues, j’espère un autre baiser pour prolonger le délicieux trouble qu’il me fait découvrir et l’effet que cela procure. Il se penche et m’embrasse dans le cou. De tous petits baisers légers comme les ailes d’un papillon sur ma peau tendre. Il me murmure des mots que je ne comprends pas mais ils sont doux à mon oreille. Ses mains caressent mes épaules dénudées et sa bouche est de nouveau sur la mienne.

Je sens la pointe de sa langue se glisser entre mes lèvres, instinctivement j’ouvre la bouche pour en goûter la saveur. Nos langues se cherchent puis se trouvent et s’enroulent dans le plus merveilleux des baisers. Pour une fois, dans les bras de cet homme, je me sens belle et femme.

« Venez Cassandre, nous n’avons que trop tardé ! Monsieur votre père doit vous chercher. » Les paroles du Chevalier me ramènent à la réalité.

« Je vous reverrais n’est-ce pas Chevalier ? » Mais instantanément je songe à toutes les belles qui doivent l’attendre ailleurs, je n’ai aucune chance.

Il me regarde souriant.

« Je vous en fait la promesse ma tendre enfant. Nous trouverons le moyen de vous faire venir à Venise. »

Ce soir je vais dormir la tête peuplée de merveilleux rêves de voyage.

Une nouvelle année vient de commencer, depuis mon anniversaire et avant son départ pour l’Italie, j’ai revu mon Chevalier à trois reprises, j’en suis éperdument amoureuse. Je suis transportée de bonheur quand il me serre contre lui et m’embrasse.

Aujourd’hui Père m’a convoqué dans son bureau, je crains fort qu’il ait quelques griefs à me faire. Devant la porte, je réajuste ma mise, pour au moins éviter un blâme sur ma tenue négligée.

Père est assis à son bureau, une missive à la main. Il lève la tête à mon approche et son sourire me rassure définitivement.

« Ma chère enfant, j’ai reçu une invitation. »

« Oui, Père ? »

« Tu pars à Rennes, invitée par la marquise de Milano, ce sera pour toi l’occasion de rencontrer son neveu, le jeune baron Pierre, un homme charmant que j’ai eu le plaisir de connaître dernièrement. »

Je sursaute, Rennes…la marquise de Milano…le baron Pierre…que me veulent-ils ?