Le destin de Cassandre – Chapitre X
in Art, Le destin de Cassandre, Littérature
Chapitre X
Le Capitaine est venu me chercher ce matin, nous allons chez le Vizir, m’a-t-il informé. Il a revêtu son uniforme d’apparat et moi comme à l’accoutumée je suis nue agenouillée à ses pieds pendant que nous attendons que le Vizir daigne faire son apparition dans la grande salle d’audience où nous sommes. Il y a foule autour de nous, mais je suis la seule esclave, tous les autres sont habillés, cela ne me gêne même plus, je suis prête à tout endurer pour ne pas retourner à la garnison. Je sens les regards se poser sur mes seins, sur mon sexe cousu offert à la vue de tous, malgré les heures passées dans cette position depuis le début de mon dressage je souffre toujours de devoir rester ainsi, genoux ouverts, les bras croisés dans le dos pour bien faire ressortir ma poitrine, au bout de quelques minutes la circulation sanguine se coupe dans mes jambes et j’ai ensuite toutes les peines du monde à me remettre à quatre pattes puisqu’il m’est toujours interdit de me mettre debout. Je vais résister, ils ne me feront pas craquer après ce que je viens de vivre, je suis plus forte que jamais dans la soumission, ils n’ont pas compris que je me soumets parce que je le veux !
Les discussions se sont arrêtées, je devine que le Vizir vient de faire son entrée, je ne peux pas le voir car j’ai gardé la tête baissée comme on me l’a enseigné. J’espère que nous n’aurons plus trop longtemps à attendre, je commence à avoir vraiment mal aux jambes, mais il y a tellement de monde que l’espoir est faible.
Les gens défilent les uns après les autres devant le Vizir, exposant leur requête ou remerciant pour une faveur accordée, ma laisse se tend, c’est notre tour. Je suis difficilement le Capitaine qui s’avance vers le Vizir pour me présenter.
« Je vois que notre jolie petite Française est de retour parmi nous ! Qu’avez-vous à nous dire à son sujet, Capitaine ? »
« Elle a réussi là où d’autres ont échoué, Monseigneur, elle a appris la véritable humilité et je ne pense pas qu’elle oubliera la leçon de sitôt. Je pense avoir rempli ma mission, mais c’est à vous d’en juger. »
« J’en jugerai, en effet. Mais ma première impression est favorable. Vous pouvez regagner la caserne, Capitaine ! Je prends la suite pour terminer votre travail. »
Le Capitaine me met ma laisse entre les dents, voilà il a finit son travail, il me laisse seule face au Vizir.
« Approche-toi ! Je trouve que tu as une très belle chute de reins et je souhaite la faire admirer à mes interlocuteurs pendant le reste de mes audiences, tu te tiendras agenouillée à mes pieds et tu lécheras ma babouche gauche. As-tu bien compris ? »
Il a prit en main ma laisse, comme une bonne soumise, je lui réponds doucement avec humilité.
« Oui Maître, et je vous remercie de me donner l’occasion de vous rendre hommage. »
Pendant plus de deux heures, je lèche avec application la babouche gauche du Vizir sans manifester un seul geste d’humeur. Je sais pourtant que dans cette position, chaque visiteur a une vue directe sur mon anus et sur mon sexe cousu, certains, sur l’incitation du Vizir, font des commentaires élogieux sur mon cul.
« Il est temps pour toi de te présenter devant mes gens, Cassandre ! J’en ai finis avec les audiences. »
Je vais réciter ma leçon, Abdul me l’a fait apprendre à grand coups de cravache et de fouet pendant des jours et des jours, mon dos garde encore les traces de la dernière fois.
« Je ne suis qu’une chienne infidèle dont la seule ambition et de servir et de rendre hommage aux fidèles sujets de la Sublime Porte. »
J’ai gardé les yeux baissés pour parler, je ne vois pas son visage, j’espère que ma réponse lui a plu. Il frappe dans ses mains, un serviteur accourt aussitôt avec un plateau rempli de fruits, comme j’aimerais pouvoir en manger ne serait-ce qu’une infime portion !
Mon dieu, il me tend un grain de raisin ! Ce n’est pas possible, il veut sans doute me tester ! J’ose l’interroger du regard et il me sourit en hochant la tête. Je prends le grain mais j’hésite à le manger cela fait si longtemps que je n’ai pas eu de vrai nourriture.
« Tu peux le manger, mais j’espère que tu sauras te montrer reconnaissante à la hauteur de l’importance de mon cadeau ! ».
« Je serai votre esclave entièrement dévouée, corps et âme, Maître ! »
Le grain de raisin est un délice après les mois de privation que je viens de subir, j’espère seulement que ce ne sera pas le dernier. Je me remets à lécher sa babouche, il faut que je lui prouve que je suis d’une docilité à toute épreuve.
« C’est bien, maintenant je veux que tu honore mon sexe de ta bouche ! Nous allons voir si ta reconnaissance est véritable et si tu as bien retenu tes leçons. »
Je remonte le long de ses jambes la longue robe qui couvre son pantalon, je desserre la ceinture pour sortir son pénis et je commence à lécher doucement la hampe encore molle. Je veux qu’il soit étonné de mon expérience, je suce délicatement le gland et vois avec plaisir un début d’érection, ma langue caresse la peau douce, j’avale son membre jusqu’à la garde faisant fi de la nausée qui me guette. Finalement je dois admettre que j’aime ce que je fais, faire une fellation est devenue une source de plaisir et me met le feu au ventre, boire le sperme chaud qui coule dans ma gorge comme du miel liquide, comme maintenant celui du Vizir. A peine ai-je fini d’avaler qu’il me repousse du pied, malgré son orgasme, il ne semble pas content.
« Nous nous reverrons demain, tu auras les détails concernant ton nouveau statut et ton programme de formation. Je crains qu’il nous reste encore beaucoup de travail ! »
« Emmenez la dans sa chambre et veillez à ce qu’elle y reste ! »
La pièce est petite, mais il y a un lit, je n’en ai pas eu depuis des mois.
J’ai fini ma nuit sur le carrelage, trop habituée à la dureté du sol, je n’arrivais pas à dormir. Les soldats qui m’ont amenés sont venus me chercher et je suis à nouveau agenouillée devant le Vizir. Sans qu’il me soit demandé quoi que se soit, je lèche sa babouche comme hier, j’attends qu’il m’adresse la parole.
« Je vais maintenant te parler de ton avenir, dans un premier temps, tu seras odalisque au harem. Tu seras donc l’esclave des femmes du Sultan, tu devras les servir et leur obéir de toutes les façons qu’elles jugeront utile ou agréable. Tu ne seras pas la seule ; Je te rappelle que le Sultan a plus de cent cinquante épouses. Tu seras enfermée au harem comme elles, et tu obéiras donc également aux eunuques. Lorsque tu seras prête – ce qui est loin d’être le cas – tu es destinée à devenir une épouse du Sultan. Afin que tu sois digne de lui, tu vas devoir étudier, tu auras donc le droit de sortir du harem pour voir un professeur de protocole qui t’enseignera la multitude de règles qui s’imposent dans cette cour mais aussi dans les cours d’Europe et il t’apprendra aussi à t’habiller dignement, à te coiffer, à te maquiller.
Tu auras également un professeur d’arts qui t’apprendra la musique, le chant, la danse, il te donnera aussi des informations sur la peinture et la sculpture en Europe.
Il va se soi que tu devras apprendre l’anglais, l’allemand et le russe, le Sultan reçoit souvent des étrangers. Tu auras, par ailleurs, un professeur de philosophie qui t’enseignera les traditions et la culture arabe, mais aussi la politique internationale et la psychologie.
Enfin je te confierai à un couple chargé de t’enseigner l’amour physique le plus raffiné. Peut être que tu pourras enfin apprendre à bien sucer un sexe d’homme…
Si l’un de ces professeurs n’est pas entièrement satisfait, il a l’ordre de m’en faire part. Et c’est moi-même qui choisirai la punition qui te sera infligée. Et je peux t’assurer que quoique tu aies vécu auparavant, tu redouteras mes punitions. »
Le Vizir claque dans les mains. Une jolie jeune femme noire entre dans la pièce et vient s’agenouiller à mes cotés.
« Voici Naïma. Tu la connais déjà. C’est elle qui t’a cousu. Elle est odalisque, comme toi, mais elle n’est pas destinée au Sultan, tu auras autorité sur elle. Pour le moment, elle va te découdre, car à partir de maintenant, tu seras toi-même la gardienne de ta virginité. Lorsqu’il sera question de te marier au Sultan, tu seras examinée par des médecins, si par malheur, tu n’étais plus vierge à ce moment là, tu serais immédiatement exécutée, ainsi que l’individu qui t’aurait déflorée. Ton stage à la caserne t’a rendue assez forte pour te défendre toi-même et au harem, avec tes professeurs, tu seras en sécurité. Naïma, fais ton travail ! ».
Naïma me prends par la main, à quatre pattes toutes les 2 nous nous dirigeons vers une petite estrade au fond de la pièce, je suis angoissée les chairs de mon sexe sont cousus depuis plusieurs mois, il sera sans doute très douloureux de retirer le fil.
« Mets-toi sur le dos, les jambes pliées et bien écartées. N’aies pas peur, ce sera beaucoup moins douloureux que la fermeture de ton sexe. »
Elle a murmuré ces mots d’une voix douce et son sourire me rassure un peu. D’une pochette accrochée à sa taille fine, elle sort une petite lancette comme celle qui serve à faire les saignées. La lame passe entre mes lèvres pour couper un à un les points de couture qu’elle avait fait, c’est étrange de sentir mon sexe s’ouvrir à nouveau, un sentiment de liberté m’envahit.
« Le moment le moins agréable arrive, je vais tirer les fils de tes chairs, tu vas sentir comme un pincement à chaque fois mais surtout ne dis rien ! Il aime nous voir souffrir en silence. »
Elle a parlé si bas qu’il a fallut que je tende l’oreille pour comprendre. Je serre les dents, pas un son ne sortira de ma bouche. Dieu, que ça fait mal ! Mais à chaque fil sa main douce m’apaise d’une caresse. A ma grande honte, mon sexe réagit à ses attouchements, je sens le rouge monter à mes joues, je détourne la tête pour qu’elle ne puisse pas lire dans mon regard le trouble qui me submerge.
« C’est fait Grand Vizir »
« Gardes !, amenez ces femelles au sérail ! »