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Le destin de Cassandre – Chapitre XVI – Par Nuage

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Chapitre XVI


Arriver à quatre pattes habillée à la mode de France relève du défi ! Mes jambes se prennent dans les plis du tissu et je dois batailler ferme avec les longues manches qui me recouvrent les mains. J’ai fais des tresses, la longueur de ma chevelure m’a permis de les enrouler autour de mon cou, c’est d’ailleurs ma seule parure. Le Sultan est affalé dans son large trône, une femme pour repose-pied, quelques musiciennes jouent une mélopée lancinante dans un coin de la salle, il ne s’occupe pas de moi et j’attends encore une fois. Cependant je n’ai pas la même impression qu’hier, je perçois l’odeur du désir, je ne sais pas vraiment l’expliquer mais c’est une sensation que j’ai appris à reconnaître, aujourd’hui je suis assurée de ne pas ressortir vierge de cette pièce.

J’espère être à la hauteur de mes ambitions : devenir la meilleure des favorites pour m’échapper du harem ensuite. Je garde la tête baissée mais j’ai senti un mouvement devant moi et soudain, je me retrouve nez à nez avec une paire de babouches dorées qui ne laissent aucun doute sur l’identité de leur propriétaire.

« Debout ! Que je découvre la perle que m’a trouvée ma chère femme ! Fallait-il que tu t’habilles autant ?»

« J’ai pensé que vous aimeriez découvrir mon corps au fur et à mesure votre Seigneurie »

« Une esclave ne pense pas ! Elle se contente d’obéir et d’agir pour mon plaisir ! »

« Pardon votre Seigneurie, je ne voulais pas vous déplaire, mais hier j’étais presque nue et vous ne m’avez pas appelée. »

Je n’ai pas vu le coup partir mais je suis presqu’assommée par la claque que je viens de recevoir, il faut que j’apprenne à me taire. Ma robe, pauvre rempart de tissu léger, ne me protège pas contre la volée de coups qui suit la baffe, je ne me défends pas, je me tends même vers les coups qu’il assène systématiquement sur mes seins.

« Encore…s’il vous plait…encore Seigneur »

Cela suffit à le faire stopper, il me regarde, un rictus sur le visage.

« Bien ! Tu me plais toi ! Je vais pouvoir m’amuser, enfin ! »

Eh voilà ma robe n’est plus qu’un souvenir ! Le Sultan vient d’en déchirer l’encolure d’un geste sec et je suis nue devant lui une corolle de tissu à mes pieds, il m’observe de la tête aux pieds d’un œil froid, j’ai l’impression d’être un morceau de viande que l’on examine avant de le manger. Il caresse d’une main distraite les seins qu’il vient de martyriser, la brulure imposée par les coups s’estompe peu à peu mais il reste en moi le manque d’un désir inassouvi, j’ai honte mais chaque fois que l’on me frappe ainsi mon sexe s’émeut. Je n’arrive pas à contrôler cette envie qui me prend, j’essaye de me raisonner, ce n’est pas normal d’éprouver du plaisir sous les coups, mais rien n’,y fait depuis que l’on m’a kidnappée les tortures que l’on m’impose me sont de plus en plus agréables ! Mais pour ce soir le plus important, c’est que je lui offre ma virginité !

Il me tire vers sa couche, la pointe de mon téton entre ses doigts, bien enserrée. J’espère seulement qu’il saura apprécier ce cadeau que je lui fais, dans mes rêves, c’est à mon Chevalier que je l’offrais ! Je le suis sans broncher, je sais par avance que ce moment va être douloureux tant physiquement que dans mon cœur, je m’y suis préparée. Je me demande si je dois le déshabiller ? Je n’ai pas à me poser la question bien longtemps, il me pousse sur le lit et s’allonge sur moi tout habillé. Mon Dieu il va me prendre comme une vulgaire fille de ferme ! Mais non, il m’embrasse, il lèche mes lèvres et en force l’ouverture, et je dois admettre qu’il embrasse très bien ce mélange de brutalité et de douceur est très agréable et me surprend de la part de ce tyran.

« Allonge-toi correctement, ouvre-toi pour moi ! Et surtout apprécie l’honneur que je te fais ! »

« Je sais Seigneur que c’est un grand honneur pour moi que vous daignez prendre ma virginité »

« C’est bien que tu l’admette ! Pour une infidèle, tu sembles avoir bien retenu les leçons d’Ahmet, c’est rare. J’en étais venu à me demander si toutes les occidentales sont bêtes ou si elles sont suicidaires ! Les dernières ont toutes finies sur le marché, un vrai gâchis ! »

Je suis offerte à son regard, j’ai ouvert bras et jambes et je mets en avant mon pubis pour mieux lui montrer mon sexe ouvert, je suis certaine que les marques laissées par la couture de mes grandes lèvres vont l’exciter encore plus ! J’ai remarqué son regard lors des séances l’autre soir, la petite lueur qui s’est allumé au fond de ses yeux ne laisse aucun doute, j’ai appris à la reconnaître, il aime voir les meurtrissures sur le corps d’une femme.

« Je suis à vous, mon Seigneur. »

« Je sais, mais c’est bien que tu l’admette et le reconnaisse. »

Le Sultan est moins imposant que je l’imaginais sous les multiples couches de vêtements qu’il porte. Il a entreprit de retirer ses pantalons, d’ici quelques minutes je ne serais plus vierge. Je ferme les yeux, je veux pouvoir imaginer mon Chevalier. Les mains du Sultan sont sur moi maintenant, je les sens s’attarder sur mes seins, les pétrir, il s’est allongé à coté de moi, j’avais pensé qu’il me prendrait directement sans ménagement mais il a décidé de prendre son temps et je ne sais pas si je dois m’en réjouir. Il caresse avec une lenteur mesurée mes courbes, dessine des arabesques autour de mon nombril, il descend lentement vers ma fente entrouverte. Je mouille, je ne peux pas m’en empêcher, c’est plus fort que moi dès qu’on me touche je ruisselle comme la pire des dévergondée. Enfin, il est sur moi, son poids me coupe un peu le souffle pourtant je n’en ai cure, j’ai hâte que ce soit fini de toutes les façons ce moment restera gravé dans ma mémoire. Sa peau est chaude contre la mienne, ses poils me chatouillent légèrement, mon pubis lisse est sensible à leur frottement et voilà je sens son sexe raidi contre le mien. Je sais que je vais avoir mal lorsqu’il va forcer mon hymen mais je suis prête. Bien que ce soit la première fois, je fais d’instinct les bons mouvements pour qu’il me pénètre sans souci, la peau douce de son gland est à l’entrée de mon vagin, je tends mes reins vers cette hampe de chair, je veux la sentir en moi maintenant. J’ai besoin qu’il me remplisse, qu’il force la barrière de ma virginité. Son pénis force un peu mes chairs pour pénétrer dans mon con mouillé, je me sens m’ouvrir pour lui faciliter le passage et enfin sentir mon hymen se déchirer sous ses avancées.

Bon dieu que ça fait mal ! Il m’a transpercée c’est sûr ! Stop ! Il faut qu’il arrête de bouger, qu’il me laisse me reprendre, que la douleur reflue ! Je pense ça, mais mon corps lui, fait le contraire ! Mes hanches partent à la rencontre des siennes, je me colle à son bas-ventre, je réclame encore et encore ce pieu de chair qui me remplit. Il coulisse dans mes chairs meurtries et apaise la douleur, la souffrance s’est faite chaleur et humidité dans mon ventre. Les coups de reins du Sultan sont plus rapides maintenant, ses doigts s’agrippent à mes seins et pincent un peu plus les pointes à chaque mouvement, s’il continue ainsi je vais jouir et il ne faut pas…pas maintenant…pas avant lui. Il respire de plus en plus fort, augmente la pression de son bassin contre le mien, cogne contre mon pubis si fort qu’il me fait mal mais j’aime cette douleur là ! Oh ! Les soubresauts de son pénis annoncent sa jouissance, l’effet dans mon vagin n’est pas du tout le même que dans mon anus, c’est bien meilleur quoique très différent et l’orgasme me prend, une vague de fond qui monte du plus profond de moi.

« Tu es vraiment très étroite même pour une vierge ! Il va falloir qu’on t’ouvre un peu maintenant que tu es femme ! Nous nous y emploierons le moment venu, les moyens ne manquent pas, outre mes mains, j’ai quelques copies de sexe qui pourront me servir. Mais pour l’heure, viens me sucer !»

J’ai à peine le temps de me remettre de mes émotions que sa queue est dans ma bouche ! Je m’applique à prendre le gland entre mes lèvres, à le téter et il ne tarde pas à se redresser et durcir dans ma gorge. Je retrouve le soyeux si agréable contre mon palais. Je crois que je lui ai plu ! Cependant, je dois crier victoire trop rapidement, il compte de nombreuses femmes soumises à ses plaisirs dans le harem, il va falloir que je me démarque, que je sorte du lot par mon obéissance à toute épreuve.

Le destin de Cassandre – Chapitre XV – Par Nuage

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Chapitre XV

Voilà, maintenant c’est à moi de jouer, il me faut lui devenir aussi indispensable que l’air qu’il respire. Quand Ahmet, viendra me chercher, je serai la plus belle des esclaves et la plus soumise des femmes qu’il ait jamais eues ! En attendant, je vais demander à Naïma de m’aider à me préparer, une séance d’épilation et de maquillage des mains au henné est plus que nécessaire, je vais encore souffrir le martyre, je n’arrive pas accepter la douleur des poils qui sont arrachés pourtant les maures ont une technique très efficace grâce au mélange de miel et de cire d‘abeille, qu’ils parfument au jasmin et qui laisse une peau aussi douce que celle d’un bébé. Après avoir pris un bain, avec l’aide de Naïma, je dessine sur mes mains des motifs floraux qui sont du plus bel effet et mettent en valeur la finesse de mes doigts. Depuis que je suis ici, j’ai repris quelques kilos et mes formes se sont adoucies, j’arrive à les mettre en valeur avec les robes que la Bas Kadin Efendi m’a offertes, j’ai une couleur différente pour chaque jour et je peux les arranger selon mes humeurs avec des liens coulissants qui me permettent de raccourcir et découvrir mes charmes ou de laisser la longueur et laisser deviner. Naïma, est tendre comme à l’accoutumé et ne cesse de me remercier des mots que j’ai glissé pour elle à la Bas Kadin Efendi.

Ahmet est venu me chercher au coucher du soleil.

« Myna, le Sultan t’attend, suis-moi ! Nous allons dans ses appartements privés, tu sais que tu dois lui donner la preuve de ta virginité, attends-toi à ne plus être la-même demain. Surtout fais tout, absolument tout ce qu’il te demande, je ne voudrais pas t’avoir tant appris pour rien ! »

« Je serais à la hauteur de vos enseignements, Ahmet ! »

« N’oublie pas, entre sur les genoux et garde la tête baissée sauf s’il t’ordonne le contraire ! Il me serait très déplaisant de perdre une de mes meilleures élèves »

Voilà, nous sommes devant la porte dorée à l’or fin, je lève les yeux, étonnée de la dernière remarque mais il parait sincère et la petite tape amicale sur la joue vient confirmer ses dires.

« Vous pouvez compter sur moi pour vous faire honneur, Ahmet, je désire plaire à sa Seigneurie »

Je suis devant le Sultan à quatre pattes la tête baissée et j’attends qu’il se décide à m’adresser la parole. En entrant, j’ai eu le temps d’apercevoir une jeune femme allongée au bas du trône, elle sert de repose-pieds ce qui en soit est humiliant mais pas douloureux sauf que là, elle est étendue sur une planche hérissée de pointes, qu’il passe son temps à bouger ses jambes et que j’entends la pauvre gémir à chaque fois. Il faut croire que tous les hommes ont besoins de faire souffrir les femmes pour être heureux !

J’ai pris soin de mettre en valeur mes mains, mes pieds et mon sexe ornés par les jolis motifs que j’ai dessiné au henné, ma robe est ouverte sur mes seins et mon pubis, bien que ma position à quatre pattes cache tous mes charmes sauf mon cul qui est découvert, les pans de ma robe retombant le long de mes cuisses. Je suis anxieuse, non pas par crainte de la douleur mais ce soir je vais sans doute perdre ma virginité, la seule chose qui me relie encore à mon passé, j’aurais tant aimé l’offrir à mon Chevalier. Lui aurait su le don que je lui faisais alors qu’ici je ne suis qu’une pucelle de plus pour le Sultan, cependant Ahmet m’a prévenue et préparée au fait que je vais peut-être rester toute la nuit ainsi, à quatre pattes, le Sultan aime tester la résistance et l’obéissance de ses femmes le premier soir. Ce qu’il ignore sans doute c’est que mon séjour à la garnison a renforcé mon instinct de conservation et ma force mentale, j’apprivoise la douleur beaucoup mieux maintenant quant à obéir c’est devenu une seconde nature chez moi.

J’ai arrêté de penser, je tremble de tous mes membres, la jeune femme de tout à l’heure est debout face à lui et reçois des coups de cravache réguliers sur la poitrine, une autre plus mûre l’a remplacée a ses pieds et une autre lui sert de table, je prends conscience de la réalité de ma position au sein du harem. Je me sentais plus ou moins protégée par la Bas Kadin Efendi mais il faut que je me rende à l’évidence je ne suis rien, ici, du moins pour l’instant. Mes muscles sont tétanisés, des heures que j’attends son bon vouloir, mais il continue de m’ignorer, comme il continue de frapper consciencieusement la jeune femme qui gémit sans discontinuer mais ne bouge pas, la ‘’table’’ a son sexe en bouche mais d’où je suis, je ne vois pas de mouvement, j’entends seulement le léger bruit de succion et cela me donne envie d’être à sa place. Rien qu’à écouter, je salive autant que devant un bon gâteau et ma fente s’humidifie, je suis devenue une chienne lubrique encore vierge : un vrai paradoxe. La nuit est déjà bien entamée, aux bruits et soupirs entendus, je sais que le Sultan a obtenu son plaisir dans la gorge de la femme en frappant de plus belle l’autre malheureuse qui s’est effondrée. J’ai entendu le bruit de sa chute sur le sol, le son mat du corps que rien ne vient ralentir, puis le glissement sur la pierre.

« Je n’ai plus besoin de femelle ce soir, laissez-moi, maintenant ! Vite ! »

Je voudrais obéir mais je n’arrive plus à bouger, mes muscles refusent de se mettre en mouvement, comment vais-je faire pour sortir d’ici sans le mécontenter par ma lenteur, peut-être qu’en rampant il ne m’en voudra pas si je traine.

« Ahmet, fais bouger cette lambine ! Il me semble que quelques coups de cravache seront les bienvenus sur sa chute de reins ! »

Au final, je vais passer une autre nuit vierge, mais je pense que le répit sera de courte durée. Naïma m’attend dans ma chambre, désireuse de me consoler de la perte de ma virginité. Je l’embrasse tendrement et lui murmure que ce n’est pas d’actualité pour le moment. Mes mains s’attardent sur ses épaules rondes, caressent la base de son cou si fin qu’on a peur de le rompre. Elle a tout de suite perçu mes envies, un doigt long et fin s’amuse avec mon clito, tapote le capuchon, le découvre pour l’effleurer et faire monter mon désir. Quant à moi, je mordille ses tétons, petites verges brunes qu’elle tend vers moi en réclamant plus de brutalité. J’accède alors à son désir et ma bouche laisse place à mes doigts qui serrent et tordent ses petits bouts de chair sensible. Elle se cambre, elle se tend telle une corde prête à rompre, son visage crispé par la douleur et le plaisir mêlés est d’une beauté irréelle, je suis fière de la faire vibrer et je m’aperçois que j’en retire aussi beaucoup de plaisir, surtout lorsque de son coté elle me pince le sexe de plus en plus fort et que ses ongles griffent la peau tendre de mes cuisses laissant de longues stries rouges sur la blancheur de mon corps. Des marques éphémères qui me rappellent celles plus intenses laissées par le fouet. Naïma est très démonstrative, elle hurle son plaisir, se tord sous mes caresses et j’aime ça ! Je bois sa liqueur de femme avec délectation pendant qu’elle me mène vers la jouissance, sa main dans mes reins toujours plus invasive mais que c’est bon !

Nous avons passées la majeure partie de la matinée à nous câliner mais maintenant il faut que je me prépare pour le Sultan, j’espère qu’aujourd’hui il va se décider et que je ne serais plus dans l’expectative. Puisque ma virginité doit être prise autant que ce soit fait le plus vite possible et que je puisse m’en servir pour lui devenir indispensable, je sais par quelques indiscrétions que nombre de favorites sont envoyées par la suite en tant qu’émissaires vers des pays amis du Sultanat ou en tant qu’espionnes vers ceux qui ont des envies belliqueuses à l’encontre de l’Empire.

Lorsqu’Ahmet viendra me chercher, je serais prête, il sera fier de moi. J’ai choisi une toute autre robe aujourd’hui ! J’ai découvert une malle remplis de vêtements européens et je vais m’en servir puisque dévoiler mes atours n’a pas eu l’effet escompté je vais les cacher, à charge pour le Sultan de les découvrir !

Le Destin de Cassandre – Chapitre XIV – Par Nuage

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Chapitre XIV

Je suis devenue une élève assidue des cours d’Ahmet, le chef des eunuques. C’est un homme étonnant, d’une grande sévérité mais aussi profondément juste. Il prend toujours le temps d’expliquer ses décisions lorsqu’il fait punir une élève. Hier, j’ai du rester 2 heures au coin, agenouillée, les mains sur la tête, j’avais omis d’apprendre une leçon sur les postures à prendre en présence du Sultan. Ahmet m’a alors expliqué qu’il me punissait pour qu’à l’avenir je fasse attention et qu’il était indispensable de tout connaître pour ne pas finir bannie aux cuisines ou pire. Au bout des deux heures, j’ai cru ne jamais pouvoir me relever mais je ne voulais pas paraître faible devant les autres alors je me suis mise debout en serrant les dents faisant fi de la douleur. Je suis malgré tout heureuse cela aurait pu être pire, certaines d’entre nous doivent subir la badine et Ahmet ne freine pas sa force. Outre ses cours, je m’exerce à la danse du ventre, tous les soirs devant la Bas Kadin Efendi qui apprécie mes efforts et me récompense avec de menus cadeaux, j’ai ainsi pu étoffer ma garde robe et je commence à avoir quelques bracelets qui sont du plus bel effet lorsque je danse. Elle aime mes caresses et je m’applique à la contenter pour qu’elle me présente enfin le Sultan. J’ai réussi à l’entrevoir lors d’un de ses passages au harem, je me suis cachée derrière un paravent. Il est laid, bedonnant et m’a paru très indécis. Il s’est interrogé pendant de longues minutes avant de choisir une fille pour la nuit alors qu’elles étaient si différentes les unes des autres. Après qu’il fut reparti, les laissées pour compte se sont toutes mises à pleurer, je me suis bien demandée pourquoi, il n’a vraiment rien d’attirant ! Naïma m’a donné la réponse quelques heures plus tard ; elles sont bannies du harem et vont finir sur le marché aux esclaves, vendues, comme je l’ai été. Il faudra que je sois parfaite, le jour de la présentation ! Je savais déjà qu’il serait indispensable de lui plaire physiquement mais maintenant je me rends compte que toutes les leçons apprises ne seront pas de trop.

J’ai profité des bonnes grâces de la Bas Kadin Efendi : ma tourmenteuse Selima a été convoquée ce matin par le Vizir. J’avais glissé dans un souffle que cette femme prenait plaisir à me faire subir des sévices et qu’elle monnayait à quelques eunuques ses formes malingres. La rumeur dit qu’elle doit être punie publiquement demain matin dans la salle aux fontaines, je vais me faire un plaisir d’y assister ! Je ne suis pas d’un naturel méchant mais je n’en pouvais plus de ses coups sans la moindre raison, juste pour avoir le plaisir de m’entendre crier ! Et voilà, je deviens aussi mesquine que toutes mes consœurs, je suis heureuse à chaque départ de l’une d’elles, j’ai ainsi plus de chances de plaire au Sultan ! Pour l’heure je vais tenter de me reposer et être fraîche et dispose pour assister à la punition de Selima.

Ce matin, le harem fourmille de murmures, je me dirige vers les appartements de la Bas Kadin Efendi, suivant une foule de femmes et d’enfants qui vont en direction de la salle aux fontaines, il parait évident que la déchéance des unes fait le bonheur des autres. A l’approche des appartements, je dois même jouer des coudes pour me frayer un chemin, ils vont voir la punie comme ils vont au spectacle !

« Myna, enfin te voilà ! Viens m’aider je veux mettre mes plus beaux bijoux, je sais que le Sultan sera là ! »

Je ne l’avais jamais vu dans un tel état, elle est excitée au possible comme une gamine devant un jouet. Elle me présente un coffret rempli de chaines de cou, de bracelets, de bagues, tout est magnifiquement travaillé et la grosseur des pierres enchâssées me laisse rêveuse, il y a notamment un lourd collier avec un saphir de la taille d’un œuf de pigeon serti d’une dentelle d’or qui me fascine. Je le lui tends ainsi que le bracelet et les pendants d’oreilles assortis.

« Ceci vous mettra en valeur Maîtresse !»

« Tu as raison, viens ici que je t’embrasse ! Je crois que tu es prête ! C’est sans doute une des dernières fois que je te serre contre moi, je vais te présenter à lui d’ici peu et ainsi conforter ma position bien que je rechigne à te laisser partir ! Je n’avais jamais rencontré de douceur comme toi ! J’aurais bien des difficultés à te remplacer ! »

« Maîtresse ? Vous oubliez Naïma c’est une jeune femme très douce qui saura vous faire autant de bien que moi ! »

« Cette esclave noire qui te suis chaque soir ? Oui peut-être ? »

« Elle saura vous servir comme vous aimez, je puis vous l’assurer. »

« Bien cela suffit ! Allons voir comment Selima supporte sa punition ! »

La salle des diversions est une pièce réservée aux divertissements de la famille d’ordinaire mais aujourd’hui il y règne un grand désordre, les femmes et les enfants papotent, les eunuques qui ne sont pas de garde sont là, tous attendent la venue du Sultan, la nouvelle s’est répandue très vite dans les couloirs et les ruelles du harem.

La Bas Kadin Efendi s’est assise sur la droite du trône me faisant signe de me positionner à ses genoux, dès son arrivée le brouhaha s’est calmé, l’attente ne devrait pas être longue. Selima est au milieu de la pièce maintenue par deux gardes, elle est nue et porte le collier et les lourds bracelets des esclaves signes de son déshonneur. Je ne peux m’empêcher de ressentir un sentiment de culpabilité, c’est à cause de moi qu’elle se retrouve ici pour subir un châtiment que je devine cruel mais j’éprouve aussi de la joie de la voir ainsi, petite chose sans défense à la merci de tous comme elle a pu me le faire sentir bien des fois. Un mouvement sur la droite me fait tourner la tête, le Sultan fait son entrée. Je le vois correctement pour la première fois mais mon souvenir ne m’a pas fait défaut, il est laid et rondelet, court sur pattes, mais il me faudra bien m’en accommoder. Mustafa III est accompagné de ses suivants, qui se tiennent derrière le trône attendant un signe de lui pour s’asseoir. Le sultan est coiffé d’un énorme turban blanc, surmonté d’une sorte de houppette ridicule, on dirait une énorme meringue posée sur sa tête. Il s’est enfin assis et un eunuque vient lui apporter un parchemin : surement le récit des méfaits de Selima.

« Après lecture, nous ne pouvons que déclarer Selima coupable, la sentence est immédiate. Selima, nous ordonnons que tu sois punie par où tu as désobéi à la loi ! »

Les deux gardes qui maintiennent Selima, l’obligent à s’agenouiller puis la poussent en avant, elle est à quatre pattes maintenant, elle pleure sans bruit. Le chef des eunuques s’est approché muni d’un énorme rondin d’ébène, le diamètre est impressionnant, 8cm pour le moins, je n’ose imaginer ce qu’elle va devoir endurer, je détourne un instant le regard et suis la métamorphose qui s’opère sur le visage du Sultan ; sa mine sévère est maintenant enjouée, son regard brille de plaisir contenu, je le crois à la limite de taper dans les mains à la vue du supplice infligé à Selima. Ahmet a entrepris d’insérer le mandrin dans le cul de ma tourmenteuse, sans discontinuer il enfonce toujours un peu plus loin le pieu d’ébène et depuis les cris de Selima ne cessent de grimper dans les aigus, sans pouvoir bouger elle subit l’écartèlement de son fondement devant tout l’assemblée réunie, elle qui prenait un malin plaisir à me torturer n’est plus qu’une petite chose qui réclame la clémence de son bourreau. Pourtant, je l’envierai presque, de la voir ainsi, mon sexe s’émeut, je sens poindre les prémices du désir et la liqueur de mon vagin qui humidifie mes lèvres.

Le Sultan, s’est retourné dans ma direction, un grand sourire illumine son visage, la Bas Kadin Efendi me pousse légèrement signe que je dois m’avancer vers lui. A quatre pattes, je me dirige vers le trône : je n’aurais pas de seconde chance, il me faut lui plaire aujourd’hui ou bien me résigner à finir mes jours dans les cuisines, voir être revendue !

Je suis arrivée au pied du trône, je m’allonge sur le sol et rampe vers lui pour embrasser ses babouches, bras et jambes ouvertes je ne cesse de passer de l’une à l’autre, dans une totale posture de soumission.

« Ma chère, cette petite est comme vous me l’aviez décrite. Nous allons la garder près de nous quelques temps, parfaire son éducation de chienne infidèle et profiter pleinement de ses atours. Quand à cette chose immonde qui gémit, Ahmet jette la donc aux chiens errants ils sauront qu’en faire ! »

Je n’en crois pas mes oreilles, d’une simple punition il vient de faire une mise à mort ! A l’avenir je saurais m’en souvenir, chaque mot, chaque geste que je vais faire peut me valoir la peine capitale sans espoir qu’il puisse avoir la moindre pitié.

« Ahmet, tu amèneras la donzelle dans mes appartements ce soir ! »

Le destin de Cassandre – Chapitre XIII – Par Nuage

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Chapitre XIII

Le chant des pleureuses a envahi le harem, Ranaya, la petite fille n’a pas survécu à l’empoisonnement dont elle a été victime hier soir. La pauvre a gouté le repas du prince Abdallah, sa mère la deuxième femme du Sultan a pour habitude de faire tester tous ses plats, la jalousie des autres mères est telle qu’il n’est pas rare de voir mourir par empoisonnement les nourrissons ou enfants en bas âge susceptibles d’accéder au Sultanat. Depuis que je suis ici, j’ai vu des intrigues s’échafauder tous les jours, les femmes sont ennemies entre elles, au lieu de s’entraider elles n’arrêtent pas de fomenter des coups bas pour gravir les échelons dans le harem. La plus virulente est d’ailleurs ma tourmenteuse, Selima, elle prend plaisir à faire le mal autour d’elle. Lorsque je ne suis pas occupée avec la Bas Kadin Efendi, je suis son souffre douleur, tous les moyens sont bons pour m’humilier, me rosser sans raison, heureusement Naïma me console dès que nous sommes seules. Elle a un corps doux comme de la soie et sa bouche pulpeuse me procure un plaisir inouï quand elle vient se poser sur mon sexe. Elle me lèche, me mordille le clitoris de ses dents avec volupté, vient alors le moment où je la repousse pour m’abreuver de sa liqueur, son odeur est différente des autres plus acide mais délicieuse, j’aime passer ma langue dans les plis de son con, l’enfoncer dans son vagin comme un petit pénis. Je commence à bien connaître ses gémissements et lorsqu’ils deviennent feulement ; j’enfonce mes doigts dans son cul pour qu’elle jouisse dans un grand cri avant de tomber dans mes bras pour m’embrasser. Ma jouissance passe par la sienne, je ne sais pourquoi mais je n’ai d’orgasme que lorsqu’elle a eu le sien, je suis peut-être conditionnée pour donner du plaisir aux autres avant que d’avoir le mien.

Pour l’heure, il faut que j’aille voir si l’on a besoin de moi ! La Bas Kadin Efendi aura peut-être envie de se détendre après les événements de la nuit, nous avons veillé très tard ! Le chef des eunuques, Ahmet, a fait fouiller les moindres recoins du harem, des cuisines aux appartements des femmes du Sultans tout a été vérifié pour trouver le poison utilisé contre le prince. Cet homme possède une grande érudition et il connaît toutes les arcanes du pouvoir. Il est très respecté au sein de notre prison dorée, en sus de sa fonction de gardien, il dispense des cours de littérature et philosophie arabe. J’aime assister à ses leçons, j’apprends à connaître un peu mieux la culture de ce pays, c’est toujours utile de pouvoir de comprendre la manière de penser des gens. Contrairement à certains, Ahmet ne se laisse pas corrompre, j’ai vu plusieurs fois les concubines acheter en cachette les services d’eunuques pour prendre leur plaisir, s’ils ne peuvent plus procréer, ils peuvent toujours caresser et pour certains même se servir de leur pénis. Le Vizir avait tort lorsqu’il affirmait que je ne craignais rien dans l’enceinte de ces murs ! Mais je garde en mémoire tout ce que je vois ici, peut-être en aurais-je besoin un jour, pour enfin, reprendre ma liberté.

Comme à l’accoutumée, la Bas Kadin Efendi est allongée au milieu de ses coussins à grignoter quelques sucreries, je ne sais pas comment fait cette femme pour manger autant !

« Puis-je vous être utile Maîtresse ? »

« Tiens, Myna ! Tu te souviens que tu es à mon service ? J’ai cru devoir te faire mander ! Approche ! J’ai besoin d’un long massage, je n’en peux plus des jérémiades de ces femmes ! Somme toute, Ranaya n’était qu’une esclave, comme toi ! »

« Pardon, Maîtresse. Voulez-vous un massage de tout le corps ou simplement des pieds pour vous apaiser ? »

« Imbécile ! Je t’ai dit un long massage, cela sous-entend bien sûr tout le corps ! Comment pourrais-je me détendre sinon ? »

Elle s’est levée pour que je puisse la dévêtir, je délace sa robe de mousseline orangée et fait glisser celle-ci le long de son corps en prenant soin de l’effleurer au passage, je sais qu’elle est friande de ses petits attouchements avant les massages – Naïma me confie chaque jour quelques petits astuces pour lui plaire – d’ailleurs un sourire se dessine sur son visage somme toute avenant.

« Pouvez-vous vous allonger sur le ventre Maîtresse ? Je voudrais dénouer vos muscles des épaules d’abord. »

Je verse une noisette d’huile sur mes mains, je commence mon massage par les épaules puis descend lentement le long de sa colonne. Sa peau est aussi douce que celle d’un bébé grâce aux soins qu’elle y apporte tous les jours. Au bout de quelques minutes, je sens la Bas Kadin Efendi se relâcher, elle pousse des petits soupirs de contentement, je m’attarde sur ses fesses, mes doigts glissants par instants dans le sillon qui sépare ses deux globes généreux. Instinctivement, je sais qu’aujourd’hui, mon massage sera plus sensuel que d’habitude, j’ai appris à reconnaître les signes. Je ne me suis pas trompée, elle se retourne et écarte légèrement les jambes pour que je puisse atteindre l’intérieur de ses cuisses. Mais je décide que ce n’est pas le encore le moment, je me déplace et prends à pleine mains ses petits seins. Je vois à son sourire que cela ne lui déplait pas, je pince légèrement, je fais rouler les pointes entre le pouce et l’index lorsqu’elle tend son buste vers moi.

« Embrasse-les… »

Elle a donné son ordre dans un murmure mais j’obéis. Je sais que mon statut ici peut changer du tout au tout si j’ai le bonheur de lui plaire et je dois avouer que ce n’est pas désagréable de téter ses petits bouts roses. Je dois admettre que chaque fois qu’on me donne un ordre, mon ventre se contracte de désir même si je hais cet état dans lequel je suis, je ne me reconnais plus. Elle appuie sur ma tête pour écraser mon visage entre ses seins et prend ma main pour la poser sur sa chatte ouverte. Elle est tellement trempée que mes doigts glissent dans sa fente juteuse, son clitoris est énorme on dirait un petit pénis ! J’ai envie de le prendre entre mes lèvres comme je le ferais avec un homme, elle a du le sentir car d’un signe de la tête elle m’autorise à arrêter la succion de ses seins, mais il me faut tout de même son ordre.

« Maîtresse ? »

« Lèche-moi Myna ! Allonge-toi près de moi que je puisse jouer aussi avec ton abricot ! »

Je sens le rouge me monter aux joues, elle va voir que je suis toute mouillée moi aussi et j’ai honte de lui montrer mes lèvres percées, son sexe, lui, est vierge de tout défaut.

« Dépêche-toi, que je vois de plus près le travail de Naïma ! On m’a dit qu’elle excellait en couture ! »

Voilà ce que je craignais ! Je suis une bête de foire ! Ma tête raisonne et pourtant je me couche à ses cotés le sexe en feu, je veux sentir sa bouche l’apaiser comme je vais le faire pour le sien ! Ma langue s’insinue dans les replis de ses petites lèvres, de la pointe je titille son clitoris, elle a un goût délicieusement acidulé. J’enfonce deux doigts dans son vagin, c’est doux et chaud, j’aime la sensation lorsqu’elle contracte ses muscles autour d’eux. Mes mouvements sont lents, je veux qu’elle sente bien mes doigts aller et venir en elle. Pour moi ce n’est pas possible, je dois rester vierge, elle le sait alors c’est dans mon cul qu’elle insère sa petite main potelée, je suis tellement excitée qu’elle a réussi à la mettre en entier sans que j’ai mal, au contraire je sens le plaisir d’être prise monter en moi et me faire perdre pied, je jouis de cette main en moi lorsqu’elle éjacule dans ma bouche, son orgasme est tel qu’il n’y a pas d’autre mot. Toujours allongée contre moi, elle reprend son souffle peu à peu tendant la main qui vient de me faire jouir pour que je l’embrasse.

« Reprends ton massage Myna ! J’ai encore besoin d’un peu de détente ! J’ai apprécié ta bouche, demain tu viendras à la même heure ! J’espère que tu seras aussi convaincante ! »

Je souris, j’ai réussi ! Je vais lui prouver que je suis la meilleure pour le Sultan. J’ai déjà acquis les bases de la danse et du chant avec les professeurs, je commence à bien connaître les us et coutumes du pays grâce à l’enseignement dispensé par le chef des eunuques, il ne me reste plus qu’à la convaincre de ma docilité sexuelle. Etre son jouet de plaisir me mettra, de plus, un peu à l’abri des mauvais traitements infligés par Selima et je pourrais peut-être même prendre ma revanche sur elle. Je ne serais pas surprise qu’elle ait commandité l’empoisonnement du prince, elle a elle-même un fils susceptible d’accéder a la tête du sultanat ; s’il arrivait malheur aux deux petits qui le précède dans l’ordre des héritiers. Demain, je donnerais encore plus de plaisir à la Bas Kadin Efendi, son corps ne me plait pas mais elle a le pouvoir de me faire perdre tout sens commun, sa main dans mon cul m’a littéralement transportée, je veux encore connaître ce moment où tout bascule. Je veux tout oublier, ne plus être que sensations ! Mon dieu, comment puis-je penser ça ! Il faut au contraire que je garde la tête froide ! S’il m’est donné, un jour, l’occasion de m’échapper d’ici et de revoir ma chère France, il faut que je sois prête, que je ne me laisse pas divertir par le plaisir donné à mon corps. Pourtant, c’est si bon de se laisser aller sous les caresses des femmes ou de jouir après avoir connu la douleur. Je suis une catin ! Rien que de penser à ces choses, j’ai envie de mettre ma main sur mon sexe, de me caresser.

J’ai fini mon massage. Les pleureuses ont cessé leurs plaintes. Une nuée de jeunes filles vient de faire son entrée pour divertir la Bas Kadin Efendi, elles sont vêtues de voiles diaphanes parsemés de sequins qui tintent à chacun de leurs mouvements, accompagnées par des musiciennes, elles dansent lascivement au milieu de la pièce. Je suis encore loin d’avoir acquis leur savoir-faire, leurs bassins sont comme indépendants, ils bougent sans que le reste de leurs corps ne se meuvent. J’aime beaucoup les regarder et écouter cette musique étrange qui accompagne leur danse.

Le Destin de Cassandre – Chapitre XII – Par Nuage

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Chapitre XII

Je me suis endormie, repue de l’orgasme que je me suis donnée, le soleil a tourné, ma chambre est dans la pénombre. Je sursaute en tournant la tête, une enfant assise en tailleur, attend sagement au pied de l’estrade. Elle a déposé une robe devant elle ainsi que le voile dont m’a parlé Naïma. Je la regarde plus attentivement, elle n’est pas Maure ou du moins pas entièrement, la carnation de sa peau est plus jaune et ses grands yeux noirs sont légèrement bridés, elle est de toute beauté et fera des ravages dans le cœur des hommes plus tard. Depuis que je suis ici, je me suis aperçu que le mélange des races est monnaie courante dans ses contrées du bout du monde, les femmes n’ont aucun droit et doivent se soumettre au bon vouloir des hommes sans aucune restriction, mais je dois admettre que la plupart ne semblent pas mécontentes de leur sort.

« Il faut vous vêtir…Myna, la Bas Kadin Efendi est au hammam et vous réclame, dépêchez-vous ! »

Surtout ne pas la faire attendre, devenir indispensable à ses yeux pour l’instant, c’est le but que je dois garder en tête. La robe est toute simple en coton mais cela fait si longtemps que mon corps est dénudé que le frôlement du tissu sur ma peau est presque dérangeant. Je me baisse pour que la fillette arrange mon voile et la remercie d’un baiser sur la joue, ma marque de tendresse fait monter sur son visage un joli sourire quelque peu édenté mais c’est si agréable de voir que ce simple geste peut apporter de la joie.

« Quel est ton nom, petite ? »

« Ranaya »

« Eh bien Ranaya je te suis, montre-moi le chemin jusqu’au hammam, tout est si grand ici que j’ai bien peur de me perdre dans le dédale de couloirs et de cours »

Au fil de notre traversée des multiples patios et ruelles, nous croisons un nombre impressionnant d’esclaves. Seules les femmes du Sultan sont musulmanes et ne peuvent donc pas être esclaves. Je suis impressionnée par le nombre important d’eunuques qui nous surveillent, il y en a devant chaque porte.

Enfin nous arrivons à l’entrée du hammam, je n’en crois pas mes yeux, il s’agit d’un ensemble de pièces immenses carrelées de marbre blanc et gris avec de grands bassins. Il règne une atmosphère étouffante dans ces lieux, les femmes présentes jacassent, on dirait une volière remplie d’oiseaux criards.

La fillette me prend par la main et me mène vers une salle plus calme dont le bain est fermé par une grille dorée finement ouvragée, la Bas Kadin Efendi se prélasse sur le bord.

« Maîtresse, voici la française que vous avez demandée. »

« Viens ici toi ! J’ai besoin d’en savoir un peu plus sur toi ! Tu me parleras en me massant le dos, nous verrons si tu es aussi douée que pour les pieds. »

« Que désirez-vous savoir Maîtresse ? »

« Tout ! N’omets rien, surtout pas les détails scabreux. »

Comme lors de ma présentation, un plateau rempli de fioles est posé près d’elle, cette fois-ci je choisis une senteur un peu musquée. Je fais couler quelques gouttes dans le creux de mes mains et les frottent l’une contre l’autre pour réchauffer l’huile avant de commencer mon massage. Sa peau est extrêmement douce sous mes paumes, elle n’a pas subie pas l’outrage du temps, cette femme prend soin d’elle sauf de son poids mais il parait que les hommes de ce pays aiment les femmes rondes, preuve qu’ils peuvent subvenir aux besoins de leur harem. Je fais rouler les muscles du dos, étire ceux le long de la colonne et je la sens se détendre peu à peu. Je fais le récit de mes aventures passées, il faut qu’elle sache que je suis forte, que je suis résistante aux pires épreuves.

« A ce que j’entends, tu devrais déjà être morte depuis longtemps ! Mais dis-moi aimes-tu l’amour ? Il faut aimer pour donner et je ne te crois pas prête pour ça. »

« On m’a toujours prise de force Maîtresse, sauf pour les femmes qui ont été douces avec moi comment pourrais-je avoir aimé ? »

« Petite idiote, je veux savoir si tu prends du plaisir lorsqu’un homme te force ! »

« Cela m’est arrivé Maîtresse. »

Je n’arrive pas à croire que je viens de dire ça ! Je sens le rouge me monter aux joues pour un peu je lui aurais avoué la force de mes orgasmes.

« Eh bien, que vois-je ? Tu rougis, aurais-tu honte ? »

« C’est que… »

« Je vois que tu as beaucoup encore à apprendre des hommes ! Sais-tu que rien ne peut plus plaire aux hommes qu’une femme qui crie son plaisir d’eux ? »

« J’apprendrai Maîtresse, je serai une élève appliquée »

« Je l’espère Myna, ici, tout est fait pour que tu apprennes à être une femme accomplie et heureuse de servir son Maître. Celles qui ont eu le malheur de ne pas le comprendre ne sont plus là pour en parler ! Aux dires du Vizir tu es très obéissante et tu apprends vite, nous verrons tes progrès d’ici deux semaines mais d’ici là tu viendras chaque jour me masser, tu t’y prends assez bien pour une néophyte. Va maintenant je suis fatiguée. »

« Je m’emploierai à vous satisfaire Maîtresse. »

Je vais pouvoir m’occuper de moi maintenant, je me dirige vers les bains réservés aux élèves sans me préoccuper des regards que me jettent les odalisques sans doute envieuses de ma longue conversation avec la Bas Kadin Efendi lorsque je me retrouve le nez contre le carrelage, l’une d’elles vient de me faire un croc en jambe. Cassandre relève-toi !

Voilà que je me parle à moi-même. J’entends les rires derrière moi. Grand bien leur fasse, j’ai connu bien pire ! Je me redresse avec le plus de souplesse possible et reprends mon chemin. Le bassin qui nous est réservé est carrelé de bleu et blanc avec de beaux motifs en arabesques, je vais trouver un petit espace légèrement éloigné des furies qui sont mes compagnes pour les semaines, les mois à venir. Me déshabiller devant elles, n’est pas un problème, c’est même un soulagement, décidément ma peau a du mal accepter le frottement du tissu, je vis nue depuis si longtemps. J’entre dans l’eau et je me sens revivre entourée de cette chaleur qui selon les maures permet d’éliminer les mauvaises humeurs, je me détends enfin, c’est merveilleux. J’aperçois Naïma qui s’active auprès des concubines dans le bassin d’eau froide, elle virevolte sans se départir de son beau sourire pour servir à qui des boissons, à qui des onguents, elle possède une grâce que j’envie. J’aimerais lui faire signe mais je n’ose pas, je sens toujours les regards des autres sur moi et ils sont pour le moins agressifs. La température de l’eau ramollit mes chairs, il temps de passer dans l’autre bassin. Encore un peu hésitante, je sors et me dirige vers celui d’eau froide, là où se tient Naïma. Dieu que c’est froid ! Mais que cela fait du bien !

« As-tu besoin d’un massage, après ton bain Myna ? »

« En ai-je le droit ? »

« Oui, je peux le faire ici où dans ta cellule »

« Alors dans ma cellule, ainsi nous pourrons parler »

« Je viendrais dès que les concubines en auront fini ici »

Je suis dans ma cellule depuis quelques minutes lorsqu’une des concubines entre et vient littéralement se jeter sur moi. Ma surprise est telle que je ne réagis pas, me retrouve sous elle sans pouvoir esquisser un geste et je reçois une volée de claques sur le visage d’une rare violence.

« Ceci c’est pour te souhaiter la bienvenue, apprends que toutes les nouvelles doivent se présenter à moi et se soumettre. Tu as compris ? Sinon crois-moi ta vie va devenir un enfer ! Je vais te lâcher mais ne t’avise pas de t’enfuir. Tu vas être très gentille, ouvrir les jambes et te laisser faire. »

Eh bien, je vais encore une fois devoir accepter les caprices de plus fort que moi, cette femme est d’une maigreur à faire peur mais elle possède une force hors du commun. Naïma ne devrait plus tarder mais je ne pense pas qu’elle s’interpose entre nous au contraire, je me souviens de sa façon de lécher mon sexe lorsqu’elle m’a cousu, elle y avait pris plaisir. Les mains osseuses remontent les longs de mes cuisses, me triturant durement, elle veut me faire mal mais mon ventre me lance des ondes contraires. Je commence à bien reconnaître les prémices du désir qui monte doucement, d’ailleurs inconsciemment j’ai avancé le bassin vers elle et fermé les yeux.

« Je vois que tu aimes les femmes, ne dis pas non, je n’ai fait qu’effleurer tes cuisses et ton sexe est déjà ruisselant et béant. Tu vas me faire du bien à ton tour. J’ai un petit objet qui va t’aller à merveille, ouvre les yeux pour voir cette merveille »

Elle me présente, un phallus en ivoire muni de deux sangles d’une longueur et d’une grosseur bien en dessus de ce que j’ai pu voir jusqu’à présent.

« Tu vas te mettre entre mes jambes et t’en servir comme le ferait un homme sauf que vois-tu je vais te l’attacher sur le visage. Comme je vois Naïma qui vient, elle va te donner le rythme à coups de ceinture sur ton joli fessier. Naïma tu sais ce que j’aime, rapide et fort, vas-y »

Moi qui pensais avoir quelques répits en ces lieux, une fois encore je vais être une esclave sexuelle sans pouvoir m’insurger puisqu’il me faut gagner les bonnes grâces des femmes qui comptent dans le harem et celle-ci en fait partie puisque c’est une concubine. Peut-être est-ce un test organisé par la Bas Kadin Efendi, il faut que je me soumette à ses envies, d’ailleurs ce n’est pas si terrible j’ai connu bien pire.

Naïma serre les liens autour de ma tête, me voilà affublée d’un pénis à la place de la bouche. Je dirige l’objet vers le sexe béant devant moi, le clitoris est très proéminent, les grandes lèvres luisent du désir qu’elle ressent et c’est sans aucune difficulté que j’enfonce le mandrin dans son vagin et commence mes va et vient rythmés par les coups de Naïma. Elle frappe régulièrement mes fesses accélérant toujours un peu plus et j’ai bien du mal à suivre le tempo qu’elle impose, la douleur sur mes reins est de plus en plus forte mais je ne veux pas craquer, je veux résister jusqu’à la jouissance de la femme. Elle a posé une main sur mes cheveux et tire sur ma tête pour que j’aille plus profond en elle, j’entends sa respiration qui augmente et ses petits cris de plaisir, j’aimerais pouvoir me caresser car moi aussi je sens le plaisir monter, la vue de sexe ouvert et ruisselant m’excite, me rappelle les doux moments avec Marie et Salma, je ne sens plus les coups que me donne Naïma, ils participent à mon excitation. Je ne sais comment l’expliquer mais depuis quelques temps la douleur m’est devenue chère, comme une amie que l’on a apprivoisée avec le temps.

Le destin de Cassandre – Chapitre XI – Par Nuage

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Chapitre XI

Jusqu’à la porte nous avançons à quatre pattes, une fois sorties Naïma me fait signe de me relever et c’est à grandes enjambées que nous suivons les deux soldats vers un avenir un peu plus doux que le passé, du moins je l’espère. Cette grande et belle noire ne semble pas maltraitée même si elle craint le Vizir.

« Ton nom est Cassandre, n’est ce pas ? »

J’acquiesce d’un sourire.

« Je dois te prévenir, attends toi à la jalousie des autres, tu es belle, blanche de surcroit, les autres femmes vont vouloir te faire plier pour que tu n’approches pas le Sultan. J’ai entendu le Vizir, te dire que tu allais devenir concubine, c’est une place très recherchée et celle de favorite encore plus ! Apprends autant que tu peux et même plus ! Il te faudra user de la ruse pour percer dans ce monde de femmes et tu dois avant tout plaire à la Bas Kadin Efendi, c’est elle qui présente les filles au Sultan. »

« La Bas Kadin Efendi ? »

« C’est la première femme du Sultan et c’est elle qui juge les filles qui sont digne d’intéresser son fils. Tout de suite après elle, vient le chef des eunuques, il n’est pas facile à convaincre lui non plus car il voit défiler un grand nombre de prétendantes au rôle de concubine ou d’odalisque. Tu sais, beaucoup de familles désirent qu’une de leurs filles entre au service du Sultan car elles peuvent ainsi avoir plus d’influence»

La porte devant laquelle nous arrivons est gardée par un mastodonte, cet homme doit au moins faire deux mètres et ses bras ont la circonférence de mes cuisses, pas de doute, je suis devant ma nouvelle prison ! Il frappe deux coups contre le panneau central, elle s’ouvre pour nous laisser entrer et je découvre un autre monde. Naïma me fait signe d’avancer.

« Viens, tu dois voir la Bas Kadin Efendi, elle t’indiquera le lieu où dormir et les tâches qui t’incomberont à l’avenir. Tu la salueras en courbant la tête et attendras qu’elle t’adresse la parole. »

Je regarde éberluée par les pièces que nous traversons, tout est magnifique, la plus petite parcelle de mur et de sol est recouverte de mosaïque, une profusion de couleur qui explose à ma vue, je n’ai jamais rien admiré de semblable, certes c’est une prison mais une prison dorée, rien de comparable avec ce que j’ai pu apercevoir des sérails lors de mes incursions dans Constantinople avec Salma. Nous avançons au milieu d’une foule de femmes qui me dévisagent – je ne suis pas la bienvenue, Naïma m’a prévenue – et qui chuchotent sur mon passage, je dois même éviter quelques crachats projetés vers moi. Il va falloir que je m’accroche mais je suis forte depuis mon séjour à la caserne, elles n’auront pas le dernier mot !

« Ainsi, c’est toi la française ! »

La femme qui vient de parler est sans âge, allongée sur une banquette que ses formes rondes dissimulent presque entièrement, elle me fait signe d’approcher d’un petit geste sec, je salue comme Naïma me l’a conseillé et me dirige vers elle. Elle a du être très belle par le passé, les traits de son visages sont très fins mais l’accumulation de douceurs sucrés et l’oisiveté ont eu raison de sa silhouette, d’ailleurs, elle picore sans discontinuer dans un plat rempli de fruits et de petits gâteaux au miel.

« Le Vizir t’a recommandée, mais sache qu’ici c’est moi qui décide ! Pour l’instant tu seras à mon service, j’aurais ainsi l’occasion de juger tes capacités à plaire au Sultan, si ce n’est pas le cas, tu seras reléguée aux cuisines. Autre chose, oublie ton prénom d’infidèle, ici, tu seras Myna. Viens donc ici, mes pieds ont besoin d’un massage, Naïma va chercher les huiles ! »

Décidément ils aiment qu’on s’occupe de leurs pieds dans ces contrées !

Je me positionne au bout de la banquette pour prendre en main l’un de ses petits pieds potelés, je vais m’appliquer, ne pas la décevoir dès le premier jour est me semble-t-il très important. Naïma revient porteuse d’un plateau rempli de petites fioles mais je ne peux lire les inscriptions, elles sont en arabes, je le parle, je le comprends mais n’ai pas encore appris à le lire, il va pourtant falloir que je me débrouille. Je décide d’humer chaque fiole et choisit la senteur de rose, une goutte au creux de la main et je commence mon massage en partant du talon pour finir par les orteils replets que j’étire un à un, je prends mon temps et elle à l’air d’apprécier si j’en crois les petits soupirs d’aise qu’elle émet allongée sur ses coussins de soie. Tout est magnifique autour de moi, chaque meuble est sculpté, ciselé de manière remarquable, le sol de mosaïque est recouvert de somptueux tapis si épais que les pieds s’enfoncent dedans, même dans ma position à genoux je ne ressens pas la dureté du sol. Pendant tout ce temps, une jeune asiatique lui fait la lecture et une autre agite doucement au-dessus de sa tête une feuille de palme pour l’éventer, manifestement la Bas Kadin Efendi aime se faire servir.

« Tu te débrouilles assez bien pour une infidèle, nous verrons tout à l’heure ce qu’il en est pour le reste du corps. Cela suffit maintenant, Naïma, tu lui feras une couche dans le quartier près du mien, je veux l’avoir à disposition ! »

J’ai le droit d’avoir un endroit pour moi, une couche pour moi seule ! Le quartier dans lequel m’emmène Naïma est séparé de celui de la Bas Kadin Efendi par une ruelle, en passant elle m’indique le hammam où les hasekis et concubines prennent soin de leur corps puis vient celui des remarquées et diplômées de l’école du harem. Le sérail est une ville à lui tout seul, c’est immense. Naïma m’indique aussi les dortoirs des eunuques, ils sont très importants ici.

« Il est primordial pour toi de ne pas te mettre à dos un eunuque, fait en sorte qu’ils t’apprécient car ils sont nos yeux et nos oreilles avec l’extérieur mais rapportent aussi tous nos faits et gestes au Vizir et pour l’eunuque principal directement au Sultan. Ce sont les seuls hommes que tu verras ici, sauf si tu as besoin d’être soignée par le médecin, il est logé dans la tour à l’autre bout du sérail. Voilà, nous arrivons dans ton quartier, c’est celui des élèves. Chaque élève a le droit à une cellule, voici la tienne. »

La pièce est petite mais claire, je m’avance sur le sol carrelé de pierres blanches et découvre la grille ouvragée de la fenêtre qui laisse entrer la lumière inondant la cour intérieure, sur le coté droit se trouve ma couche : une sorte d’estrade surmontée d’une natte, d’un tapis moelleux et de nombreux coussins, à gauche un petit écritoire en bois foncé, je ne saurais en définir l’essence mais il est de toute beauté. Le plateau est orné sur le pourtour d’une dentelle de bois plus claire, oui, on dirait vraiment de la dentelle tellement s’est ouvragé avec précision. Je m’étonne qu’un aussi bel objet soit ici.

«  Les cellules sont toutes comme la mienne ? »

« Oh, non ! Si tu es diplômée de l’école tu auras 2 pièces pour toi et si tu deviens concubine tu auras tes propres appartements avec des servantes.  »

« Je veux dire, avec de si beaux meubles. »

« Mais tu n’as encore rien vu ! Les appartements sont autrement mieux décorés. »

« Il y a donc une grande différence ? »

« Comme tu le sais déjà, il y a une hiérarchie bien établie et la différence est énorme tant en confort qu’en petits avantages. Moi, je resterai toujours ici car je n’ai pas su plaire au Sultan, je dois rester nue et servir les autres femmes du harem. Je ne me plains pas car il y a pire, les femmes en disgrâce sont reléguées aux cuisines et au ménage. Toi, dès demain, tu iras à l’école et tu auras la chance de porter une robe blanche et un voile, c’est le signe que tu étudies. Lorsque tu auras ton diplôme, tu pourras mettre une robe brodée de couleur. Cependant, n’oublie jamais que tu dois rester disponible pour les jeux amoureux avec les concubines qui le désirent, tout en gardant ta virginité. »

« Je n’oublie pas Naïma ! »

« Reposes toi, tu en auras besoin pour contenter la Bas Kadin Efendi. Un eunuque viendra te chercher quand elle en aura décidé, il faut que tu sois prête à le suive immédiatement même au milieu de la nuit. »

Naïma est partie, je vais pouvoir me reposer un peu. Je m’allonge sur le tapis, c’est doux et moelleux, quelques coussins sous ma nuque et ce sera parfait. J’ose enfin toucher mon sexe libéré de ses coutures, sous mes doigts je sens les trous laissés dans mes grandes lèvres, je ne pense pas qu’ils se refermeront avant longtemps, s’ils se referment un jour ! Lorsque je serais sortie d’ici, il ne sera pas aisé de l’expliquer à mon Chevalier, s’il veut encore de moi ! Pour l’heure, je ne peux résister au plaisir de faire jouer mes doigts sur mon clitoris privé de caresses. Je ne peux réprimer un soupir de contentement, c’est si bon !