Le destin de Cassandre – Chapitre XIX – Par Nuage

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Chapitre XIX

« Cassandre, Cassandre ….. »

La voix de Lili traverse difficilement les brumes de mon esprit endormi. Que me veut-elle ? Ce n’est pas dans ses habitudes de me réveiller, elle connaît ma mauvaise humeur si je manque de sommeil !

« Le capitaine Karim te demande sur le pont …dépêche-toi ! »

Que me veut-il encore ? Depuis le départ, il s’évertue à me rendre le voyage aussi pénible que possible ! La vie à bord est d’une monotonie sans nom pour tous les autres embarqués mais il semble que le sort s’acharne sur moi et ne me laisse aucun répit.

« Très bien, Lili, je me lève ! »

Lili a embelli depuis notre départ, je ne sais si c’est de cause à effet mais elle s’est prise d’amitié pour la fille d’un français qui va parfaire son éducation dans l’Abbaye de Penthemon, leur entente est remarquable au grand dam de sa duègne qui voit dans Lili un suppôt de Satan. Le petit coté dominant de Lili ne plait pas du tout à cette femme habituée à se faire obéir en tout point sans aucune hésitation et elle voit d’un très mauvais œil son oiselle se mettre en quatre pour une donzelle d’à peine 20 ans ! Je crois cependant qu’elle va devoir faire contre mauvaise fortune bon cœur car la petite ne jure plus que par Lili, elle ne lui embrasse pas encore les pieds mais tout juste ! Lili aime jouer avec elle et la fait passer aisément du rire aux larmes par ses petites remarques et ses attouchements. Je les observe depuis quelques jours ; ces deux là sont faites l’une pour l’autre ! La petite apporte à Lili le prestige du nom et Lili offre à la petite le moyen de pousser son accompagnatrice dans ses derniers retranchements. J’ai su qu’elle est issue d’une très grande famille et n’a que peu vu ses parents, toujours absorbés par la cour et a bien du mal à s’affirmer.

Clarisse apprend chaque jour la frustration de ne pas atteindre la plaisir, Lili est devenue maîtresse en la matière, elle ne manque pas une occasion de caresser ses petits seins, de passer un doigt mutin entre ses jambes en donnant la pression juste nécessaire pour faire monter le désir…mais en se gardant bien de la faire jouir ! L’autre jour, j’ai entendu la petite quémander le droit à la jouissance, ce que bien sûr Lili lui a refusé tout au long de la journée en continuant ses frôlements, ses caresses furtives. Lorsque j’avais ma ceinture de chasteté chez le Baron, j’ai connu cet état de frustration qu’engendre le désir inassouvi !

Toute à mes réflexions, je n’ai pas vu Abdul s’approcher…je sursaute en entendant sa voix.

« Allons Cassandre ! Faut-il que je te rappelle tes devoirs ? Dépêche-toi ! On ne fait pas attendre un homme ! »

« Juste le temps de me vêtir, Abdul ! »

« A la caserne tu n’avais pas ce souci ! »

Au bout du pont je vois le capitaine Karim, faire de grands gestes impatients devant un jeune homme quasi dévêtu.

« Cassandre, tu vas t’occuper de ce ver, de ce moins que rien qui dit vouloir me servir ! Tu connais mes goûts, tu as charge d’en faire une femelle digne de ce nom »

Je suis étonnée, je ne connaissais pas le penchant de Karim pour les hommes ! Je sais que c’est pratique courante en mer mais de là à vouloir en faire une femme ! Le pauvre jeune homme ne semble pas vraiment comprendre ce qu’il lui arrive et encore moins ce à quoi il s’expose… voici maintenant plusieurs semaines que nous sommes en mer et je pensais Karim entiché d’une de ses servantes ! D’ailleurs, où est-elle ? Je ne me souviens pas l’avoir vu depuis deux jours !

« Il va remplacer la catin qui me servait jusqu’alors ! Elle a préféré servir de repas aux poissons plutôt que de se faire prendre dans les reins, c’est un vœu que je me suis empressé d’accomplir ce matin »

Je n’en reviens pas de l’aplomb avec lequel il m’assène la nouvelle comme s’il parlait de pluie et du beau temps ! Elle ne savait sans doute pas le plaisir que l’on peut obtenir de cette manière et lui donner le choix était sadique ! J’aurais peut-être fait la même chose, lors de ma première traversée si la question m’avait été posée.

« Mais je ne sais pas éduquer quelqu’un ! Ce n’est pas mon rôle ! »

« Tu fais ce que je t’ordonne à moins que tu ne veuille qu’il finisse comme ma servante ! »

« Je ne suis plus à vos ordres mais je vais le faire pour lui »

« Tu n’es plus à mes ordres certes, mais n’oublie pas qui commande sur ce navire ! »

Il me reste une alternative : Lili et ses aptitudes à prendre en main certaines personnes, je vois comme elle fait ce qu’elle veut de la petite Clarisse et puis je crois que lui donner des responsabilités lui fera du bien !D’après ce que j’en sais, il nous reste au minimum une semaine de traversée avant d’atteindre le port de Marseille, cela devrait suffire pour former ce jeune homme et faire de lui un parfait serviteur pour Karim et peut-être qu’au final il aimera son destin.

Comme je l’avais deviné, Lili est ravie. Elle prend énormément de plaisir à se faire obéir et les deux jeunes ne paraissent pas s’en plaindre. Hier, je l’ai vu fesser Clarisse et Thomas, le jeune homme, sans qu’ils ne se débattent ni l’un ni l’autre, au contraire ! Clarisse n’a pu retenir de petits gémissements de plaisir et son visage épanoui laissait voir son bonheur. Thomas, lui, tendait son petit fessier d’une façon éhontée ! Karim ne sera pas déçu, je pense même qu’il sera très heureux des services de Thomas. Pour parfaire son personnage, j’ai prévu de lui faire subir une épilation de tout le corps…je crains fort qu’il ne faille le bâillonner mais, ainsi, il ressemblera beaucoup plus à une femme, avec ses traits fins. Je soupçonne Karim de l’avoir choisi pour cette raison !

Pour le façonner et en faire une source de plaisir pour le pirate, j’ai confectionné une sorte sexe avec le manche cassé d’un balai avec lequel Lili et moi forçons tous les jours ses reins. Le premier jour il a hurlé et j’ai du mettre un morceau de mon jupon dans sa bouche mais depuis c’est un peu plus facile chaque jour et les cris ne sont plus ceux d’une douleur intense !

Puisque je suis seule désormais, je l’ai moi-même essayé dans mon vagin et j’ai pris un plaisir assez violent qui m’a étonné. J’ai senti mon sexe engloutir ce bout de bois sans souci et j’ai eu la sensation d’être comblée comme si j’avais besoin pour me sentir entière d’avoir mon vagin rempli ! J’ai serré les dents pour ne pas crier ma jouissance. Je suis vraiment devenue une moins que rien depuis que Karim m’a enlevée, ils ont corrompu mon esprit c’est sûr ! Je garde cependant l’espoir qu’une fois en France je vais retrouver ma lucidité loin de ces monstres ! Je veux retrouver mon Chevalier et l’aimer tout le restant de ma vie.

J’ai demandé à l’un des matelots son assistance pour maintenir Thomas allongé sur le pont, j’ai pensé que le pirate serait heureux de voir son futur servant souffrir devant tous les hommes d’équipage. J’ai suivi les conseils d’une femme maure qui fait partie des passagers pour concocter une sorte de cire à base de miel que je vais pouvoir étaler sur son corps, malgré moi j’ai un petit soupçon d’envie qui me trotte dans la tête. Je n’aime pas le rôle que me fais jouer Karim, je ne me sens pas à ma place, mais je préfère ne pas le contredire ma tranquillité de corps est à ce prix car loin du Sultan il peut me faire ce qu’il veut, je ne pourrai me défendre. Thomas me supplie du regard de cesser la torture de l’épilation, cependant je crois distinguer une lueur…celle de l’attente avide, synonyme du plaisir de la souffrance. Le malheureux ne peut d’ailleurs plus cacher la montée de son désir…son sexe se gonfle au fur et à mesure de la disparition de ses poils ! Karim va pouvoir consommer sa nouvelle ‘’femme’’ jusqu’à l’arrivée dans le port de Marseille. Nous devons accoster vers la fin de la semaine si le temps reste au beau ! J’ai hâte de revoir ma terre natale.

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