AICHA (part III) récit écrit par Juris
in Art, Littérature
AICHA 3
La tête d’Effin sortit tel un lutin de l’entrebâillement de la porte
« Votre amie est là » dit-elle d’un air pincé et revêche, ce qui exprimait parfaitement son opinion sur mes relations avec Aicha.
« Attends ! » lui intimais je;
Je me levai de mon sofa, où, à cette heure, je goutais au frais et au calme, après une journée passée à courir du ministère, à la police, à l’ambassade afin qu’un concitoyen puisse avoir très rapidement une évacuation médicale, un faux blessé qu’il fallait d’urgence extrader, et me dirigeais vers la pièce aux délices (Cf. ° Aicha 2).
J’ouvris la porte de l’armoire et prélevais deux godemichés, dont un parfaitement adaptable à la morphologie de ma belle soumise et des boules de geisha, un collier et une laisse puis passais dans mon bureau où je traçais ces quelques lignes sur une feuille de papier :
« Dans la rue, devant la maison tu ôteras tes sous-vêtements, tu placeras le godemiché dans ton anus et les boules dans ton sexe, le collier autour du cou après seulement tu pourras franchir le seuil, Effin te conduira où elle sait, tu la suivras à quatre pattes. »
Je savais non seulement qu’elle allait obéir, de cela je n’avais aucune crainte, mais je savais qu’elle allait être gênée, la honte se disputant à son désir de m’obéir en tout point et de jeter des regards désespérés dans la rue espérant que personne n’ait l’idée de passer par là.
Je savais également qu’à cette heure, le chaud soleil brulant le sol ne permettait aucune promenade et la rare végétation basse ne lui offrait aucune possibilité de sa cacher.
Je remis à Effin les objets et la missive ainsi que mes instructions et montais au premier étage où, derrière un moucharabieh je surplombais la cour intérieure où l »herbe bien verte était découpée en carrés parfaits par des allées en marbre, la rue écrasée de chaleur, ainsi que le grand portail en bois sur lequel des clous argentés à grosses têtes dessinaient des motifs d’arbres et de fleurs.
Effin sur un plateau d’argent lui tendit les objets par moi sélectionnés.
Elle se prit la missive, la lut et sans être vu j’ai pu admirer le balancement gracieux de la jolie tête d’Aicha, de gauche à droite et m’imaginais son expression inquiète.
Elle se rapprocha du portail, de sa main gauche, souleva sa courte jupe droite, inséra sa main droite dessous et avec moult balancements des hanches elle fit glisser sa culotte le long de ses jambes jusqu’à ses fines chevilles, qui à l’aide de ses escarpins fut reléguée dans un coin du mur.
Je supposais qu’enlever le soutien-gorge allait lui poser un problème.
Je ne puis décrire ma stupéfaction lorsque je la vis, déboutonner, lentement tout en jetant des regards de droite à gauche, un à un les boutons de son chemisier blanc, l’enlever et des deux mains dégrafer son soutien-gorge (je lui avais demandé de ne plus porter que des soutiens gorge s’ouvrant par devant), d’un geste sec casser les bretelles et l’envoyant rejoindre la culotte et le remettre
Le soleil illumina un court instant ses beaux seins, ronds, fermes, ce qui me mit en émoi.
Elle referma le chemisier sous lequel on distinguait le globe de ses seins.
De ses deux mains, aux doigts agiles et aux ongles rouge baiser, souleva sa jupe jusqu’aux hanches, prit le godemiché, se retourna dos au portail et en se déhanchant, par petites saccades, l’introduisit en elle.
Une fois bien en place, elle se retourna de nouveau, prit sur le plateau d’argent ouvragé les boules, écarta les jambes et les positionna dans son sexe.
Rabattit sa jupe, la lissa de ses deux mains, passa le collier, sur lequel avait été placé dans l’anneau central une longue laisse en fils de soie tressés, le ferma autour de son gracieux cou, prit soin de sa coiffure en passant ses doigts fins aux ongles parfaitement manucurés dans ses cheveux, la mettant en place en secouant sa tête.
Ainsi parée franchit le seuil de la maison, resta quelques instants immobile me cherchant des yeux, les mains sagement croisées l’une sur l’autre au niveau de son pubis, pendant qu’Effin refermait l’huis d’un coup sec.
Le bruit fit vibrer l’air sec et immobile et avait comme principal objectif de signifier à Aicha que dehors c’était dehors mais qu’une fois la porte fermée elle ne s’appartenait plus, qu’elle m’appartenait.
Sur un ordre d’Effin elle lui tendit le bout de la laisse, se mit à quatre pattes.
Effin savait qu’elle devait l’amener dans mon bureau. Aicha la suivit docilement.
Mon bureau ressemblait à toutes les pièces de la maison, de hauts murs blanchis à la chaux, ne comportant qu’une seule fenêtre sur chaque pan donnant sur l’extérieur, ouvertes près du plafond lambrissé avec de grosses poutres décorées de motifs aux couleurs vives.
Le rayons dorés du soleil ou les rayons argentés de la lune, tombaient directement sur un sol composé de dalles de marbre sur lequel était posé un grand tapis moelleux de laine rouge.
Le mobilier était surtout composé de tables ayant chacune une destination bien précise.
L’une à pieds droits et à tiroirs me servait de bureau et sur laquelle étaient posés un téléphone, un sous-main en cuir rouge, une règle, une plume d’oie dépassant de l’encrier et devant lequel trônait un fauteuil à haut dossier de style Henri III.
Une autre table à pieds courbés et griffes de lion, dessus de marbre vert veiné, trônait un ordinateur devant lequel je pouvais m’assoir sur un fauteuil de bureau en cuir noir.
Un autre fauteuil de même facture était placé devant une autre table du même style que l’autre et sur laquelle était posé un ensemble hifi des plus modernes.
Enfin sur une dernière table, identique aux deux précédentes, étaient posées divers dossiers.
J’entendis des petits coups, presque timides et lançais un « Entrez » des plus sonores.
Toujours suivant Effin, Aicha, à quatre pattes, s’approcha sur le côté de mon bureau.
Son parfum au jasmin vient jusqu’à mes narines supplantant les odeurs qui quelque temps auparavant habitaient la pièce.
« Merci Effin, tu peux te retirer » dis-je lorsqu’elle me tendit le bout de la laisse.
A petits pas Effin se dirigea vers la porte qu’elle referma délicatement et sans bruit, me laissant seul avec celle que j’avais rencontré une première fois de manière détachée mais qui aujourd’hui était incrustée dans tous mes pores, habillait mon cœur d’or et de lumière et dont la simple vue faisait monter ma température chamboulant mon cerveau à en perdre mes moyens intellectuels.
D’un geste brusque je tirais vers le haut la laisse, Aicha se mit débout, droite et immobile, les mains sagement croisées à la hauteur de son pubis, le visage levé, les lèvres entrouvertes, me fixant de ses merveilleux yeux doux toujours aussi bien fardés et exprimant son amour, sans qu’il soit besoin de paroles,
« Il me serait agréable qui vous puissiez vous déshabiller entièrement »
Ce souhait formait un ordre comme elle le savait.
Toujours aussi droite et plongeant ses yeux dans les miens, elle fit sauter, lentement, en prenant son temps, les boutons de son chemisier, me laissant admirer, petit à petit, chaque centimètre de sa généreuse et parfaite poitrine ainsi découverte, au centre de chaque sein des auréoles brunes et parfaitement rondes des tétons étaient déjà en érection.
Puis, tous aussi lentement, elle fit glisser la fermeture éclair de sa jupe, s’aidant de ses deux mains, lui fit passer le galbe d’amphore de ses hanches. La jupe chuta rapidement à ses pieds mettant encore plus en valeur son corps parfaitement épilé et de son sexe duquel pendait la cordelette blanche des boules de geisha.
D’un geste instinctif, de sa main et son avant-bras droit elle se couvrit la poitrine et la paume de sa main gauche vint se placer sur son sexe.
Mais immédiatement les bras reprirent leur position habituelle, le long de son corps, les paumes ouvertes vers moi, tout en me jetant un regard où je pus lire sa désolation de s’être laissée à un geste, somme toute naturel, mais que je lui avais interdit en ma présence.
Je fis semblant de n’avoir rien remarqué et continuais à plonger mes yeux dans le braséro des siens, sans un mot, sans bouger.
Ce silence, cette double immobilité dura au moins…..je ne sais pas, en sa présence j’avais l’impression de perdre toute notion d’espace et de temps.
Elle était mon espace,
Elle était mes secondes, mes minutes, mes heures, mes jours, mes semaines, mes mois, mes années.
En dehors d’elle plus rien n’existait, une bombe aurait éclaté à mes pieds qu’elle n’aurait pas produit sur moi plus d’effets qu’un pétard mouillé.
Au bout d’un…..certain temps, je pus enfin articuler « Venez, tournez-vous et penchez-vous en avant je vous prie »
De sa démarche gracieuse quoiqu’un peu empruntée, craignant sans doute que le godemiché qu’elle portait en elle vienne à tomber, vint vers moi, se retourna et se baissa en prenant de ses mains ses genoux en écartant un peu les jambes.
Toujours silencieux j’admirais le parfait dessin de ses deux globes cuivrés, bien séparés par une raie culière finissant sur la base du godemiché.
« Reculez vers moi je vous prie ».
Je n’ai pas eu à répéter l’ordre elle vint, toujours dans la même position en marche arrière et à petits pas jusqu’à quelques centimètres du fauteuil où je m’étais assis.
Le plus doucement que je pouvais, malgré les ondes de désir qui me faisaient presque trembler, je lui ôtais l’objet qui la remplissait.
Je la sentis légèrement trembler lorsqu’il sorti et pus admirer la grotte profonde et secrète dont l’huis noir brillait au milieu d’un lac perlé de cyprine…
J’entendis dans un profond soupir un « merci Monsieur » à peine murmuré.
Je me levai, la lassant dans la même position, me dirigeai au centre de la pièce, face à mon bureau et posais un autre olisbos de belle taille.
« Je vous saurais gré de bien vouloir vous empaler sur cet objet et de rester les bras croisés dans le dos ».
Sans un mot, elle reprit sa position verticale et vint, la tête droite avec un regard fier, et se positionna à genoux au-dessus de l’olisbos.
Puis s’empala, doucement, montant et descendant son bassin, avec de petits cris de plaisir jusqu’à ses fesses rejoignent ses talons, croisa, comme je lui avais appris à le faire les bras dans le dos, ce qui eut pour effet de jeter en avant sa poitrine tout en émettant un petit cri que j’espère de plaisir.
L’astre solaire de ses dards, fendant la pénombre de la pièce, la mit en lumière, habilla sa nudité d’un voile d’or.
Je me mis moi aussi à genoux, face à elle et l’embrassais fougueusement et longuement en tenant entre mes mains son doux visage, mes doigts enfouis dans ses cheveux de jais, mêlant nos souffles de plaisirs de désirs en pleine communion des sens.
Je repris ma place au bureau et me mis à écrire, plongé dans mon travail mais jetant à la dérobée des regards à mon aimée, toujours immobile, sa tête droite et ses yeux exprimant à la fois une attente et du plaisir.
Après une bonne heure, tout mon courrier rédigé, je me levai, la rejoignis sous son regard de braise, la fis se lever doucement, très doucement, l’olisbos restant collé au sol et avant de l’embrasser à nouveau je lui murmurais un « Merci » ce qui fit chavirer son regard, je lui ôtais tout aussi les boules de geisha, la soulevais dans mes bras et l’amenai ainsi, ses bras enserrant mon cou, sa tête reposant sur mon épaule vers la chambre, où elle se donna à moi, comme je me donnai à elle.
Comme d’habitude ce qui se passa ensuite ne regarde que nous.
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