Le destin de Cassandre – Chapitre XVIII – Par Nuage
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Chapitre XVIII
Comme prévu, la sentence à l’encontre d’Abdul a été exécutée et il a survécu. J’ai eu un moment de panique lorsque j’ai su qu’il était affecté à ma garde, mais il semblerait que les menaces du Sultan soient encore plus pénibles que la mort qu’il demandait s’il venait à m’arriver quelque chose. Mon statut s’est encore amélioré au sein du harem, j’ai maintenant à mon service deux servantes mais il m’en coute beaucoup de docilité à l’encontre de Mustafa III ! Ma soumission est presque parfaite selon lui, même si je me refuse à le voir comme mon maître. Il est un maître, mais en aucun cas le mien ! Les problèmes rencontrés par le sultanat vont sans doute me permettre de m’échapper du harem et c’est cette perspective qui me donne le courage de subir tout ce qu’il me demande.
Sa dernière lubie est de me faire prendre par deux femmes munies de phallus surdimensionnés pendant que je le suce, malgré mes propensions à accepter un volume énorme dans mon vagin ou dans mon anus, je supporte très mal d’être prise des deux cotés en même temps mais lui, il adore cela. Je subis cette double intrusion presque tous les jours désormais avec une variante, les femmes changent chaque fois ! Il est cependant, un moment où malgré la douleur, à cause d’elle, je ne sais, mon vagin se liquéfie ! Mon nectar coule le long de mes cuisses, cette vue plait au Sultan, son pénis dans ma bouche durcit au même instant et il se répand dans ma gorge peu de temps après.
Pendant mes rares moments de repos, j’ai pris l’habitude de retrouver Naïma au hammam avec qui je m’entretiens de la Bas Kadin Efendi. Une autre jeune fille nous rejoint régulièrement, aussi blonde que Naïma et moi sommes brunes, elle est très belle. Toute en longueur, avec de jolies jambes aux muscles déliés, elle n’a pourtant pas été remarquée pour l’instant et rage de ne pas l’être. Je lui dis régulièrement que c’est un bien pour elle mais elle doute, quand je sortirai d’ici, j’essaierai de les emmener avec moi. Je glisse chaque fois que je le peux quelques mots dans ce sens au Sultan, lui faisant part des atouts que je possède pour être introduite à la cour et avoir l’oreille, sinon du roi de France, du moins de l’un des ses courtisans, car il semble maintenant inéluctable qu’une délégation soit envoyée en Europe avec quelques espions en son sein. La Russie attaque les frontières de l’Empire de plus en plus fréquemment et ne saurait rester impunie. Je bénis chaque jour que dieu fait la douce Salma de m’avoir enseigné la langue ottomane, couchée aux pieds du Sultan comme une bonne chienne, j’enregistre tout ce qui se dit lors des audiences et dans l’intimité de la couche de sa Seigneurie après avoir accepté tous ses caprices, je murmure un ou deux mots qui font leur chemin dans son esprit torturé. A n’en pas douter, je finirai hors de ces murs ! Libre !
C’est fait ! Demain, je pars pour la France ! En marge de la délégation, je dois m’introduire à la cour et favoriser les relations du Royaume avec l’Empire au détriment de la Russie, je serais sous la garde d’Abdul, ce qui ne me plait guère ; loin du Sultan il va vouloir se venger, c’est sûr ! Le Sultan s’est décidé il y a deux mois mais que ce fut long pour choisir les émissaires et j’ai bien cru jusqu’au dernier moment ne pas faire partie du voyage. Les mois que je viens de passer à ses cotés m’ont encore renforcée et je sais désormais que ma force vient de ma capacité à obéir et du plaisir que j’en tire. Le Sultan aime cela et ne voulait pas devoir s’en passer mais j’ai su lui faire comprendre que ma tendance à obéir me permettra d’obtenir des informations sans que les hommes se méfient de moi. J’ai réussi à lui faire admettre que la mentalité et les coutumes européennes permettaient à une femme de s’introduire un peu partout sans que l’on fasse attention à elle et que je pourrais ainsi lui rapporter de nombreuses informations. A part Abdul, la délégation compte une quinzaine d’hommes, tous des dignitaires, et cinq femmes dont la petite Lili, que je m’étais promis de faire sortir du harem, elle mérite beaucoup mieux et sa beauté blonde et délicate fera fureur à la cour si elle apprend à se taire, par moments elle me tue de paroles !
Elle a un petit coté dominateur qui est de trop ici ! A mon grand regret, la Bas Kadin Efendi n’a pas voulu laisser partir Naïma mais je me console de son absence car son statut de favorite auprès de la femme du Sultan lui assurera une vie assez paisible.
Ce soir, Mustafa III reçoit tous les émissaires ainsi que le capitaine du navire qui nous mènera en France, plus tard dans la soirée il faudra que je sois disponible pour lui, que je joue de mon corps pour lui faire oublier les soucis de l’Empire. Je connais déjà ma mission : je dois utiliser tous les moyens qui me sont disponibles pour entrer en contact avec le Roi et le mener doucement vers plus d’engagement avec l’Empire contre la Russie, en un mot je dois user de mon corps comme une vulgaire putain pour atteindre mon objectif ! Tout cela m’est égal si je peux revoir mon Chevalier !
Je n’en crois pas mes yeux ! C’est lui, l’abominable qui m’a vendue ! Le pirate de tous mes malheurs est le capitaine du bateau ! Le Sultan a vu mon désarroi, il en sourit.
« Je crois Myna que tu connais notre cher capitaine Karim ! Il sera le commandant de votre navire, je veux le récompenser de t’avoir capturée, ses prises ne sont pas toujours aussi bonnes ! A charge pour lui de mener à bien ce nouveau voyage, demain vous ferez route pour Marseille et plus vite vous y serez mieux ce sera car il vous restera à remonter vers la capitale et pour ce que j’en sais les routes françaises ne sont pas des plus sûres ! »
Décidément mon retour en France ne se fera pas en bonne compagnie, deux des plus ignobles de mes tourmenteurs font partie du voyage ; il va me falloir rester sur mes gardes, une fois loin du Sultan, je doute qu’ils ne tentent rien contre moi !
Je suis seule avec Mustafa III, allongée sur un tapis, j’attends qu’il daigne s’occuper de moi. Il n’a toujours pas dénoué les liens des petits crochets qui me tiennent ouverte ce n’est pas dans ses habitudes de me laisser quand nous sommes seuls. Bizarrement, mon départ semble le contrarier.
« Myna, j’ai ici un présent pour te rappeler en permanence que tu m’appartiens même loin de moi. Regarde, ces beaux anneaux vont désormais orner ton sexe, un des bijoutiers de l’Empire les a conçus pour que le fermoir ne se voie pas et j’ai fait graver mes initiales afin que tu n’oublies jamais que je suis ton propriétaire, ton maître. »
« Votre Seigneurie, c’est un honneur pour moi de vous appartenir même s’il me faudra surement le cacher quand je serais en France. J’obtiendrai de meilleurs résultats si les hommes ou femmes que j’approche me croient libre. »
« Je sais, mais toi tu sauras ! Approche que je les passe à tes lèvres. Voilà, tu es magnifique ! Ces bijoux sont du plus bel effet sur ton sexe de petite esclave ! Et comme tu peux le sentir, ils sont légèrement lestés pour allonger tes lèvres, ainsi tu es d’une indécence remarquable. Tu sais ce que j’attends de toi, ne me déçois pas ! »
Il a raison je sens mes lèvres se distendre un peu et ce n’est pas désagréable, étrangement ce qui pourrait paraître une contrainte me plait, je me sais désirable, je le vois dans le regard du Sultan. Je ne suis pas orgueilleuse mais plaire aux hommes est somme toute très gratifiant et si cela peut me servir alors je serais bien cruche de ne point en profiter.
La dernière malle vient d’être embarquée, j’ai eu le temps de faire mes adieux à la Bas Kadin Efendi qui m’a remit un saphir de toute beauté. Naïma lui convient parfaitement et elle a voulu me remercier, par ailleurs, elle m’a confié un petit travail à faire pour elle en France, je dois remettre un billet à une certaine comtesse.
Lili, s’est montrée exubérante dans ses adieux, je ne crois pas avoir jamais rencontré une personne aussi démonstrative qu’elle ! Ce matin encore, elle a pleuré toutes les larmes de son corps en quittant ses amies du harem mais quelques instants plus tard elle riait à gorge déployée à l’idée de revoir sa terre natale ! Je pense que le voyage ne sera pas de tout repos avec elle et j’espère avant tout que je ne serais pas aussi mal en point qu’à l’aller. Je me souviens de mes nausées avec angoisse.
Après la pose de mes anneaux, cette nuit, le Sultan s’est montré d’une singulière douceur, accoudée sur la banquette je l’ai reçu dans mon vagin et dans mes reins, sans violence aucune il m’a prise comme n’importe qu’elle autre femme. Pour la première fois depuis que je suis son esclave, je ne me suis pas interdit d’atteindre la jouissance avant lui, mon orgasme a été voluptueux sans comparaison avec ceux qui me ravagent lorsque je suis dans la souffrance. Il s’en est étonné ! Au final, il m’apparaît comme tous les autres, mon obéissance est telle qu’il a de la peine à me laisser partir, il doit se questionner sur la possibilité de rencontrer une autre fille aussi docile que moi !
Les amarres sont larguées, nous faisons route vers la France, vers mon Chevalier !
« Myna, connais-tu le temps qu’il nous faut pour la traversée ? »
Lili s’est approchée de moi sans un bruit, son regard d’ange blond un peu craintif.
« Je ne sais pas Lili, tout ce que je sais c’est qu’à partir de maintenant je ne suis plus Myna ! Je m’appelle Cassandre, Lili, c’est là mon vrai prénom, celui de mon baptême que je peux utiliser désormais puisque nous voguons vers la France…vers la liberté…
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