L’empire de la Passion – Chapitre VI – par Cardassia

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Chapitre VI : Flashback

Vanessa était assise sous la douche presque trop brûlante. Elle n’en pouvait plus. Le souvenir de Natacha, sa première conquête amoureuse, n’en finissait pas de la rappeler à l’ordre alors qu’elle aimait Aurélie. Elle n’en pouvait plus de pleurer ainsi chaque matin. Depuis quelques jours maintenant, elle n’offrait plus à sa femelle sa petite gamelle pour qu’elle mange au sol, elle ne lui donnait plus ses cinq coups quotidiens de cravache sur les fesses. Elle ne la regardait plus avec la même passion qu’avant. Elle l’avait obligée à se vêtir pour se rendre compte que finalement la nudité était plus compatible. Aurélie désespérait davantage de la voir ainsi que de se sentir abandonnée. Sa Maitresse, Aurélie devait l’admettre; avait un véritable problème. Aurélie avait encore les fesses brûlantes depuis la veille. Vanessa s’était défoulée pour exprimer une douleur qui sourdait en son cœur en frappant Aurélie qui s’était donnée de bonne grâce, elle !

Le cul encore bien endolori, Aurélie allait trouver sa maitresse et coupait l’eau. Vanessa ne trouvait plus la force de chasser Natacha de son esprit. Attachée à la croix pour recevoir une raclée mémorable, Aurélie n’en voulait pourtant pas à sa maitresse. Vanessa voyait trop Natacha en Aurélie, tout en elle était si conforme à la petite nana qu’elle surnommait sa salamandre. D’ailleurs, en parlant de salamandre, Vanessa n’avait pas pu mettre son fantasme en place. Que lui était il passé par la tête ? Aurélie s’inquiétait plus pour sa petite Maitresse adorée que pour son pauvre cul meurtri. Aurélie mettrait une bonne semaine avant de s’asseoir.

V : « Je vais te laisser chez Maitre Alban pendant trente jours. Je vais chercher la trace de Natacha, si je n’ai rien après ce délai écoulé, je te promets de me consacrer à toi. Et puis avoir une autre Maitresse est aussi ce que je pensais faire pour toi. Je vais te prêter à Maitresse Carole à qui tu obéiras comme tu sais m’obéir, tu respecteras ses règles et non les nôtres. Au retour si je trouve Natacha, tu seras vendue à Maitresse Carole, si par contre Natacha est introuvable, tu resteras ma propriété. »

A : « oui, bien entendu, ma petite Maitresse chérie. »

V : « Si Maitresse Carole est satisfaite de ton attitude pendant ce temps, je te promets de réaliser avec toi un fantasme puissant qui occupe mon esprit depuis quelque temps. »

A : « Ce sera pour moi un honneur de te combler, je suivrais à la lettre tout ce que Maitresse Carole exigera de moi. Elle sera ma Maitresse et je serai le jouet de ses désirs. »

V : « J e savais que je pouvais compter sur toi petite femelle. Surtout, ne t’occupe plus de nos règles, tu seras sous le toit de Maitresse Carole. C’est à elle que tu devras te référer. »

A : « Oui, Maitresse, je souhaite que tu trouve un jour ton bonheur et si appartenir à Maitresse Carole devait signifier ton bonheur, je serai fière d’y concourir. »

Vanessa préparait sa valise pour partir un mois sur la Bretagne ou elle avait connu Natacha. C’était une tendre époque, la plus belle avant celle qu’elle vivait avec sa femme et esclave soumise Aurélie. Prêter sa soumise à une autre Maitresse était un de ses fantasmes aussi.

Aurélie mettait une jupe ultra minimaliste et un chemisier qui laissait nu son ventre, elle avait le collier comme unique souvenir de Vanessa. Il était convenu d’un commun accord avec Carole qu’elle le garderait jusqu’à son retour. Nue sous les deux vêtements, Aurélie avançait jusqu’à la voiture et Vanessa pour ne pas avoir affaire aux déchirants moments de la séparation, installait sa femelle dans le coffre de la voiture, elle la bâillonnait, lui attachait les pieds et les mains dans le dos. La position était inconfortable et Vanessa qui fermait le coffre essuyait une larme. Il fallait y aller à présent. Maitre Alban la libérerait pendant que Vanessa prendrait un café avec Maitresse Carole. Elle ne verrait pas Aurélie pour son départ, elle avait échangé à la maison un baiser langoureux et elle avait eu l’occasion d’un long cunnilingus.

V : « Carole, bonsoir très chère. »

C : « Vanessa , alors on part à la quête de son passé ? Crois tu que ce soit une bonne chose ? »

V : « J’ai tenté d’y renoncer et ma femelle m’a priée de ne pas me faire plus de tort encore. Je devenais intenable, irascible. J’ai fouetté ma femelle au sang hier et c’est elle qui m’y a encouragée. J’avais tellement mal. Je lui ait dit qu’elle suivrait tes règles et non les miennes, la seule chose importante à retenir c’est au sujet du collier, elle le garde jusqu’à mon retour. »

Maitre Alban ouvrait le coffre de la voiture de Vanessa pour libérer la femelle, il lui libérait les pieds pour la conduire au sous-sol puis lui découpait ses vêtements. Là aussi elle serait toute nue, Alban libérait les mains et la plaçait dans une cage assez étroite pour interdire certains mouvements.

Alban : « Je te laisse ton bâillon, tu peux te toucher, te masturber si tu veux. Carole viendra te sortir de là dès qu’elle sera libérée de ses obligations, je te conseille de ne pas trop l’attendre, j’ai de grandes exigences à son égard en ce moment. »

A : « Muuh… »

Aurélie émit en signant positivement un gémissement. Voilà, elle entendait tourner le moteur de la voiture de Vanessa. Elle pleurait. Elle souhaitait à la fois que sa Maitresse trouve sa Natacha et qu’elle revienne bredouille. Elle caressait le collier, le seul lien qui restait avec elle. Carole était en train de recevoir une bonne fessée par Maitre Alban qui voulait s’amuser un peu avec elle. Elle était tenue de ne porter que son chemisier et ses escarpins. Elle gardait ses fesses endolories à nu. Carole descendait au sous sol et libérait son jouet de la cage.

C : « Viens là, toi ma jolie ! Tu es ma femelle maintenant, on va faire une promenade à présent, suis moi. On va te mettre une tenue digne des cavalières amazones. »

A : « Muuh… »

Carole mettait un chemisier noir, une veste rouge, des bas noirs et un chapeau noir et rouge, elle lui laissait les fesses à l’air, pas question que sa femelle couvre son petit cul. Carole préparait Doris Bleue, sa jument et la sellait. Elle posait une serviette éponge et aidait Aurélie à monter. Carole préparait Pont Noir Ducroix, le cheval de Maitre Alban. Elle conduisait les équidés à l’extérieur et montait à cheval en levant sa jupe pour avoir le cul à même le cuir. Elle menait la marche et les animaux avançaient sur le chemin. Aurélie n’aurait jamais imaginé qu’elle monterait un jour à Cheval. C’était chose faite. Aurélie était un peu consolée, elle avait promis à sa femme d’obéir à tout ce que lui ordonnerait Carole. Elle accordait sa confiance à sa nouvelle Maitresse. Que faisait Vanessa ? Ou en était-elle de sa quête. Pourquoi y penser puisqu’elle ne faisait que l’entamer. Le chemin donnait sur un hameau peu peuplé et les chevaux en crottant empruntaient la voie publique. Carole ordonnait une halte et exigeait que sa femelle se dresse sur ses étrier pour bien montrer son cul tout lisse. La jeune femme obéissait et retombait sur la selle alors que le cheval se remettait en marche. Elle se redressait à nouveau pour s’exhiber. Carole arrivait à sa hauteur et lui assénait de petites tapes à aux fesses.

C : « On va prendre un chemin au bout de la rue, tu vas descendre de cheval pour enlever et remettre la barrière. Tu resteras au sol bien sur. Tu marcheras et conduiras ta jument. »

A : « Muuh !… »

De son coté, Vanessa faisait une pause sur le bord de l’autoroute. Déjà Aurélie lui manquait, que devenait-elle ? Que faisait-elle ? Que subissait-elle ? Elle était assise à une table de l’ère de repos et avalait sans appétit. Il lui restait deux cent kilomètres avant d’atteindre Nantes. Elle était déterminée à trouver cette fille. Elle avait été touchée par la douceur et la bonté d’Aurélie alors que celle-ci avait toute l’occasion de lui reprocher cet adultère psychologique.

Il était dur pour Vanessa de reprendre la route pour la Bretagne. Elle était déprimée et ne trouvait plus la force de poursuivre sa quête. Elle était en larme alors qu’une famille Allemande s’installait à la table voisine. La petite Barbara une jolie blonde de dix ans à peine remarquait les sanglots. Dans un Allemand encore approximatif d’enfant, Barbara, demandait sa mère la raison des sanglots de la jeune femme. La mère dans son français aussi approximatif que l’allemand de son enfant s’intéressait à Vanessa.

Aurélie quant à elle marchait sur le chemin et conduisait le cheval sous une nef de bouleaux alignés au-delà d’un fossé. Se montrer ainsi était nouveau pour Aurélie, partiellement vêtue. Impeccablement mise et pourtant, l’air caressait son sexe nu et lisse. C’était étrange cette sensation d’être à moitié vêtue. Carole caressait les fesses de la femelle et lui ouvrait le chemisier.

C : « Tu vas passer la journée attachée à un arbre. Je vais te mettre un bandeau et tu sentiras l’air frais de la forêt sur tes fesses. »

A : « Muuh… »

Avec douceur, lenteur et précision, Carole ligotait Aurélie entièrement dévêtue à un arbre, le ventre contre l’écorce du tronc. Peu à peu assimilée à l’arbre, Aurélie était inquiète. Carole pelotait ses fesses et ses épaules. Elle était douce avec elle. Elle lui embrassait le cou et enfonçait un doigt dans son vagin déjà très suintant de plaisir. Carole aimait autant les femmes que les hommes. Elle éprouvait autant de plaisir quand elle passait de son Maitre qui la comblait de son puissant membre à la douceur de cette femelle soumise.

C : « A ce soir, je reviens te chercher, pense à ta femme, tu en as le droit. Détends-toi et ne cherche pas à te libérer, épouse le tronc d’arbre et imprègne-toi de la forêt. »

A : « Muuh… »

Carole attachait la jument à un arbre et rentrait à la maison. Aurélie était triste pour sa femme, elle réfléchissait. Elle se souvenait avoir adopté une attitude étrange il y a un an maintenant alors qu’elle se pavanait nue à la maison. Elle se souvenait aussi que Vanessa l’appelait Natacha et que cela ne lui déplaisait pas. Non elle s’appelait bel et bien Aurélie. Elle se souvenait aussi avoir demandé un jour à Aurélie de l’appeler Natacha. Pourquoi ? Elle était seule, elle ne voyait rien, il se mettait à pleuvoir et peu à peu les vêtements qu’elle portait sur le dos collaient lourdement à sa peau. La pluie ruisselait sur ses fesses et trouvait un chemin dans sa petite raie. Les cheveux se plaquaient sur son crâne et Carole ne venait pas la chercher. Un flashback s’installait comme un vieux film en sépia dans l’esprit d’Aurélie alors que celle-ci arrivait après deux mois de drague chez Vanessa. Elle s’était présentée. Elle avait pris sa place chez Vanessa, elle se l’était coulée douce et se souvenait de sa première fessée. Une fessée en appelant une autre, Le souvenir d’une raclée administrée alors qu’elle était débarrassée de ses vêtements, lui revenait, elle était alors âgée de seize ans. Elle était allée faire ses devoirs chez une copine de lycée et celle-ci avide de la voir nue avait entrepris de lui mettre la fessée tant que ses notes seraient inférieures à la moyenne.

Il y avait eu d’autres épisodes de cet ordre dans le passé d’Aurélie. Alors qu’elle s’installait sur son lit pour lire son cours d’histoire, elle avait quitté un à un ses vêtements chaque fois que sa récitation n’était pas au point et finissait nue pour s’imposer ensuite dans le plus simple appareil pour dîner. Elle s’était imposé un règlement des plus draconiens pour satisfaire sa petite copine de l’époque. Comment s’appelait-elle déjà ?

Au lycée elle portait le sac de sa petite copine qui la dominait pour ne pas exposer sa relation amoureuse avec une fille. Quoi de mieux que traiter sa petite copine noire en esclave pour garder secrète une idylle qui pouvait être réprouvée. Elle se souvenait aussi avoir écrit une lettre à sa chérie de l’époque ou déjà elle s’offrait à ses désirs et allait déjà en cours sans prendre la peine de mettre une petite culotte sous sa jupe. Comment s’appelait-elle déjà cette petite copine ? Comment était il possible d’oublier la personne avec qui on filait le parfait amour. La pluie qui s’abattait drue sur sa peau plaquée par le tissus du chemisier lui rappelait une douche à la piscine ou des filles de sa classe l’avait privée de son maillot de bain et de ses affaires qu’elle dut aller chercher à poil à l’accueil.

Aurélie y était allée alors que des gens entraient dans le hall, elle se pavanait fièrement pour récupérer son sac. Plus de petite culotte, juste un haut et les chaussures ainsi qu’une jupe qui ne lui appartenait pas.

Mets cette jupe et ce tee-shirt, pas de culotte pour toi. Je t’ai vue sous la douche, tu es très mignonne et ton petit cul me fait frémir et vibrer. Quand tu arriveras dans la cours, tu viendras me remercier pour t’avoir laissé au moins ses maigres affaires. Je suis la petite brune à la frange avec un blouson de cuir noir clouté et une mini jupe.

Aurélie s’en souvenait maintenant, c’était une certaine Vanessa. Était-ce sa Vanessa qui l’avait dominée ou en était-ce une toute autre ? Puis elle se souvenait qu’elle se promenait la chatte à l’air sous cette jupe minimaliste. Elle allait remercier cette petite brune impeccablement mise sur elle et celle-ci pour l’humilier lui relevait sa jupe pour exhiber ses fesses. Mais était-ce la même Vanessa que la sienne ?

Aurélie avait trouvé un mot dans son casier, elle le prenait, le dépliait et le lisait.

Tu te placeras face à moi en cours dans le cercle des tables et tu ouvriras tes cuisses. J’ai très envie de voir ta chatte. Je veux voir ce petit pruneau d’Agen. Tu ne porteras plus de culotte, je te veux le cul à l’air en permanence. Viens me trouver que je t’humilie encore, j’ai une fessée que j’aimerai te mettre pour amuser la galerie mon petit bout de chou adoré. Ma petite esclave chérie. Tu n’oublieras pas de me remercier de te protéger car je ne sais pas qui apprécierait qu’une gouine noire fréquente un lycée aussi huppé que le notre.

Déjà le sang de la soumission coulait dans les veines d’Aurélie qui obéissait sans discuter, elle laissait déjà cette petite brune la dominer et l’humilier. Elle aimait cela, elle comprenait dans les mots qu’elle recevait chaque matin dans son casier qu’elle ne pouvait plus s’appartenir entièrement, qu’elle devait payer de sa personne l’assurance de ne jamais être agressée. Pour elle, être noire était déjà un sérieux handicap, y ajouter l’homosexualité serait devenu un enfer. Cette brunette ne profitait elle pas déjà d’elle ? N’avait elle pas trouvé là un prétexte pour s’en prendre à une négresse. Pourtant les mots écrits étaient aussi fermes que doux. Il y avait une once de parfum.

Alors que la pluie se calmait, Aurélie ne voyait pas tomber la nuit, son esprit trop occupé à remonter dans le passé lui avait permis de passer près de quatre heures. Combien de temps Carole allait elle la laisser là encore ? Aurélie replongeait dans ses souvenirs, elle en était à cette journée de pluie alors que sous le préau, la brune l’appelait et relevait sa jupe pour vérifier qu’elle avait été obéie. Aurélie connaissait le prix à payer pour avoir désobéi. Réglée comme du papier à musique, il fallait bien assurer une protection face à la fuite menstruelle. La jeune dominatrice ne pouvait la punir pour un détail pourtant évident qu’elle avait omis de préciser. Le lendemain Aurélie trouvait un billet de vingt euros avec un mot parfumé.

Voilà un peu de mes économies, tu achèteras un paquet de couches que tu porteras tant que tu auras ton cycle. Demain je te veux avec une couche sur les fesses ma jolie et tu viendras fièrement à moi pour me remercier, je daignerai peut être t’accorder une petite tape sur le cul si tu le mérites, j’ai vu combien ca t’excitait petite esclave. Parce que maintenant tu m’appartiens.

Aurélie aimait cette fille et savait que celle-ci l’aimait il n’y avait aucune moquerie dans les mots, les actes humiliants qu’elle subissait était une parade pour masquer une idylle qui ne serait sans doute pas envisageable. Pourquoi cette fille l’avait elle abandonnée ? Pourquoi ne voulait elle plus la dominer ni la protéger ? Le secret aurait il été un jour révélé ? Quelqu’un avait-il compris que ces humiliations n’étaient qu’une façade. Elle n’y croyait pas. Un soir alors qu’elle installait une couche sous ses fesses, elle se surprenait à faire pipi dedans pour se souvenir de sa petite enfance. Sa mère était trop souvent absente pour faire cas de cela et semblait bien se moquer d’elle. Elle ne pouvait pas compter sur elle pour l’aider ni pour l’entraver, elle était livrée à elle-même et sa solitude à la maison lui offrait libre cours à toute sorte de rituels de plus en plus prenants et elle était entrée en trouble obsessionnel compulsif.

Alors elle se souvenait bien de son adolescence et quand cette Vanessa venait l’aider à réviser, elle était obligée de lui embrasser le sexe pour la remercier de sa bonté, pour la remercier de taire son orientation sexuelle qui l’obligeait à un silence insoutenable. Elle comprenait alors qu’elle était déjà sous l’emprise d’une passion dévorante. Le flashback était douloureux surtout quand il s’était agit de cette séparation alors qu’au lit, elle et la brune se frottaient l’une contre l’autre, s’embrassaient et se touchaient. La brunette s’appelait bien Vanessa. Était-ce sa femme dans son jeune âge. On change avec le temps. Ce n’est pas un tel changement qui pouvait l’empêcher de la reconnaitre. Une chirurgie plastique peut être due à un violent accident l’aurait défigurée et en aurait fait une autre Vanessa ?

Carole n’arrivait toujours pas et le film de son existence passée se déroulait encore. Il faisait nuit et elle avait froid. Elle avait éternué et le choc de son front contre l’écorce lui avait ouvert une entaille à l’arcade sourcilière. Elle était épuisée, elle avait mal aux pieds et se concentrait sur sa vulve comme sa femme le lui avait appris pour ne pas trouver le temps long. Puis elle repartait dans les songes.

Elle se souvenait encore de ce mot qui mettait fin à la relation elle avait trouvé une petite culotte dans son casier.

Ma chérie, nous avons été prises à baiser ensembles comme deux cochonnes. Nous ne pouvons poursuivre notre relation et j’en suis déprimée, plus que tu ne l’imagines. Voici la fin de notre union, je te permets de porter la culotte tu n’as plus aucun devoir envers moi. J’ai aimé montrer aux autres ce que j’ai de plus cher, toi, ton cul si mignon et craquant, je pars dans le midi de la France. Je n’ai plus le droit de te revoir, du moins tant que je suis mineure. Je t’aime et je préférai être morte plutôt qu’apprendre que je ne pourrais jamais plus te voir.

Aurélie avait une telle soif de hurler qu’elle se blessait un peu la lèvre pour extraire de force le bâillon en levant la tête elle avait distendu la lanière et était parvenue à libérer sa bouche de l’objet. Puis elle se fichait de sa posture. Sa femme devait revenir et surtout rester en vie.

A : « Nom de Dieu, putain que je suis conne à bouffer du fourrage. C’est moi Natacha, c’est moi, putain je suis vraiment conne, j’espère que tu n’as pas fait de connerie bébé, c’est moi Natacha. Reste en vie je t’en prie, reviens-moi, humilie-moi, frappe-moi, mets moi en cage, mais je t’aime.

NATACHA C’EST MOI. »

Aurélie pleurait et Carole qui avait entendu son cri pressait son cheval au galop, elle mit une dizaine de minutes à gagner le terrain.

C : « Allons, c’est le matin presque, je ne t’avais pas oubliée je ne pouvais simplement pas me défaire de mon cher Maitre. Je vais te libérer. Tu t’appelles Aurélie et non Natacha »

A : « Non j’en suis sûre maintenant, je suis Natacha. »

C : « Bref, en tout cas ne me parle pas sur ce ton s’il te plait, je suis ta maitresse et tu me dois l’obéissance. »

A : « Mais ou est Vanessa, ou est ma femme ? »

C : « Elle est partie à la recherche d’une certaine Natacha. Tu es faible, tu vas monter sur la jument et on va y aller doucement. On va rentrer prendre la douche, une bonne gamelle de pâtes et de viande, et tu dormiras en cage petite bête. Mais quelle force pour défaire ce bâillon. »

Aurélie était épuisée, la journée passée à moitié nue à cet arbre avait eu raison de toute son énergie. Elle se souvenait de bien de trop de choses et il manquait des pièces au puzzle. Elle allait se doucher et se prélassait dans le bain après avoir lavé tout le corps de sa Maitresse. Elle se relaxait. Carole était allée servir son dîner dans une écuelle posée au sol et revenait avec la laisse. Il fallait penser à se reposer. Aurélie ne savait pas si c’était un rêve, elle ne savait plus. Elle s’était endormie dans le bain. Maitre Alban la prenait et la portait dans une cellule avait une couette posée au sol. Carole l’essuyait et la couvrait.

MA : « Je croyais t’avoir ordonné de la nourrir sur place et de la laisser seule avec elle-même et non de la ramener. Cependant, elle serait trop mal en point, tu seras punie pour m’avoir désobéi mais on verra cela demain. Pense à ta punition d’ici là ! »

C : « Oui, Mon cher Maitre. »

MA : « Reste nue ! »

C : « Oui, Mon cher Maitre. »

Vanessa avait reconstitué une bonne partie du puzzle, elle se souvenait de son passé et ici à Ploërmel, on lui reprochait encore d’avoir agit comme une négrière, une esclavagiste. Elle devait quitter cette ville au plus vite. Elle avait assez d’éléments pour comprendre que depuis le début, Natacha était sa femme, que bien qu’elle arrivait un jour en se nommant Aurélie, elle devait convenir qu’elle s’était forcée d’y croire faute de pouvoir adhérer a une possible conjecture. Elle ne supporterait pas de se passer une nouvelle fois de sa petite Natacha. Natacha avait été hospitalisée en psychiatrie à cause d’un trouble obsessionnel compulsif engendrée par tout ce qu’elle lui avait fait subir. Ou était-ce l’excuse d’une mère pour ne pas avouer une honte qu’il fallait, faute d’orgueil, camoufler au mieux. Parce qu’il fallait taire l’homosexualité de sa fille à laquelle elle s’était trop peu intéressée.

Non Aurélie n’aurait pas été hospitalisée pour un T.O.C mais pour une profonde et douloureuse dépression à la suite de la séparation. Elle avait passé près de vingt jours à écumer la région à la recherche de renseignement et semblait assez contente d’apprendre qu’elle retrouvait Natacha. A la radio on avait entendu vaguement parler d’une femme noire traitée comme une vulgaire esclave. On tenait cela de quelques ragots et il n’existait aucune preuve matérielle pour étayer ce fait. Dans le troquet vieillot au lino vert et marron, aux tapisseries et au mobilier kitch Vanessa sirotait une bière avant de regagner son hôtel et rentrait le soir après une grosse sieste sur Toulouse. Elle entendait parler un gros homme qui sentait la sueur et le cambouis.

1er homme : « C’est Michel qui était allé dans ce petit village, Montrecouille. »

2ème Homme : « Montricoult Joseph, pas Montrecouille ! »

J : « C’est pareil, on s’en branle, donc il aurait vue cette femme toute nue avec un collier en cuir, parait qu’elle creusait sa tombe. Tu te rends compte Maurice ? tu te rends compte, qui était ce pour obliger une personne à creuser sa tombe ? »

M : « Oh ! Arrête ! Ce ne sont que des potins et qui te dit que c’était une tombe ? »

J : « En plus, la nénétte à poil l’aurait salement envoyé bouler, comme disait Michel ! »

M : « eh bien ! elle l’a sommé de toucher à son cul, tu vois Joseph, si elle était à creuser sa tombe elle aurait profité de ce secours ! »

‘Tain Con. s’écriait Vanessa. L’ambiance était plombée par ce juron, pas qu’il fut étonnant car ici on jurait assez facilement. C’est l’accent de Vanessa qui interpelait les messieurs. Et Michel arrivait à ce moment là avec la gueule enfarinée. Trop bourré pour être clair dans son esprit. Elle prenait congé après s’être excusée et avoir payé sa note. Son attitude stoïque la fit passer pour une nana qui venait juste d’oublier un détail ou un fait important. Vanessa arrivait à l’hôtel, elle se reposait et prenait la route pour son pays du cassoulet. Ici il ne valait pas grand-chose le cassoulet de Toulouse, c’était une pale et piètre imitation comparé à celui que sa femme lui cuisinait.

Il fallait donc qu’elle rentre, elle ferait une halte à Nantes dans un petit hôtel Formule 1 et tracerait le lendemain sur Toulouse, le cœur léger et heureux de revoir sa femme, sa petite Natacha pour qui elle avait de nouveaux plans. Natacha, mm, ca fleurait bon dans son esprit, elle regagnait sa région en chantant sur de la musique populaire japonaise à fond la caisse et elle avait pris soin de bloquer sa vitesse à 120 grâce à son limiteur. Ainsi, sous l’influence de sa pêche, elle ne serait pas prise en flagrant délit d’excès de vitesse. Vanessa était aux anges. Elle était épuisée, elle faisait une pause. C’était un moment important, elle écrivait une lettre à Aurélie, non pas à Aurélie. Elle écrivait une belle lettre d’amour à sa femme. Elle lui rappellerait ainsi ces bons moments ou elles ont appris à s’aimer via le SM qui à l’époque du lycée, n’avait pas été ainsi identifié dans leur esprit.

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