Le destin de Cassandre – Chapitre XV – Par Nuage
in Art, Le destin de Cassandre, Littérature
Chapitre XV
Voilà, maintenant c’est à moi de jouer, il me faut lui devenir aussi indispensable que l’air qu’il respire. Quand Ahmet, viendra me chercher, je serai la plus belle des esclaves et la plus soumise des femmes qu’il ait jamais eues ! En attendant, je vais demander à Naïma de m’aider à me préparer, une séance d’épilation et de maquillage des mains au henné est plus que nécessaire, je vais encore souffrir le martyre, je n’arrive pas accepter la douleur des poils qui sont arrachés pourtant les maures ont une technique très efficace grâce au mélange de miel et de cire d‘abeille, qu’ils parfument au jasmin et qui laisse une peau aussi douce que celle d’un bébé. Après avoir pris un bain, avec l’aide de Naïma, je dessine sur mes mains des motifs floraux qui sont du plus bel effet et mettent en valeur la finesse de mes doigts. Depuis que je suis ici, j’ai repris quelques kilos et mes formes se sont adoucies, j’arrive à les mettre en valeur avec les robes que la Bas Kadin Efendi m’a offertes, j’ai une couleur différente pour chaque jour et je peux les arranger selon mes humeurs avec des liens coulissants qui me permettent de raccourcir et découvrir mes charmes ou de laisser la longueur et laisser deviner. Naïma, est tendre comme à l’accoutumé et ne cesse de me remercier des mots que j’ai glissé pour elle à la Bas Kadin Efendi.
Ahmet est venu me chercher au coucher du soleil.
« Myna, le Sultan t’attend, suis-moi ! Nous allons dans ses appartements privés, tu sais que tu dois lui donner la preuve de ta virginité, attends-toi à ne plus être la-même demain. Surtout fais tout, absolument tout ce qu’il te demande, je ne voudrais pas t’avoir tant appris pour rien ! »
« Je serais à la hauteur de vos enseignements, Ahmet ! »
« N’oublie pas, entre sur les genoux et garde la tête baissée sauf s’il t’ordonne le contraire ! Il me serait très déplaisant de perdre une de mes meilleures élèves »
Voilà, nous sommes devant la porte dorée à l’or fin, je lève les yeux, étonnée de la dernière remarque mais il parait sincère et la petite tape amicale sur la joue vient confirmer ses dires.
« Vous pouvez compter sur moi pour vous faire honneur, Ahmet, je désire plaire à sa Seigneurie »
Je suis devant le Sultan à quatre pattes la tête baissée et j’attends qu’il se décide à m’adresser la parole. En entrant, j’ai eu le temps d’apercevoir une jeune femme allongée au bas du trône, elle sert de repose-pieds ce qui en soit est humiliant mais pas douloureux sauf que là, elle est étendue sur une planche hérissée de pointes, qu’il passe son temps à bouger ses jambes et que j’entends la pauvre gémir à chaque fois. Il faut croire que tous les hommes ont besoins de faire souffrir les femmes pour être heureux !
J’ai pris soin de mettre en valeur mes mains, mes pieds et mon sexe ornés par les jolis motifs que j’ai dessiné au henné, ma robe est ouverte sur mes seins et mon pubis, bien que ma position à quatre pattes cache tous mes charmes sauf mon cul qui est découvert, les pans de ma robe retombant le long de mes cuisses. Je suis anxieuse, non pas par crainte de la douleur mais ce soir je vais sans doute perdre ma virginité, la seule chose qui me relie encore à mon passé, j’aurais tant aimé l’offrir à mon Chevalier. Lui aurait su le don que je lui faisais alors qu’ici je ne suis qu’une pucelle de plus pour le Sultan, cependant Ahmet m’a prévenue et préparée au fait que je vais peut-être rester toute la nuit ainsi, à quatre pattes, le Sultan aime tester la résistance et l’obéissance de ses femmes le premier soir. Ce qu’il ignore sans doute c’est que mon séjour à la garnison a renforcé mon instinct de conservation et ma force mentale, j’apprivoise la douleur beaucoup mieux maintenant quant à obéir c’est devenu une seconde nature chez moi.
J’ai arrêté de penser, je tremble de tous mes membres, la jeune femme de tout à l’heure est debout face à lui et reçois des coups de cravache réguliers sur la poitrine, une autre plus mûre l’a remplacée a ses pieds et une autre lui sert de table, je prends conscience de la réalité de ma position au sein du harem. Je me sentais plus ou moins protégée par la Bas Kadin Efendi mais il faut que je me rende à l’évidence je ne suis rien, ici, du moins pour l’instant. Mes muscles sont tétanisés, des heures que j’attends son bon vouloir, mais il continue de m’ignorer, comme il continue de frapper consciencieusement la jeune femme qui gémit sans discontinuer mais ne bouge pas, la ‘’table’’ a son sexe en bouche mais d’où je suis, je ne vois pas de mouvement, j’entends seulement le léger bruit de succion et cela me donne envie d’être à sa place. Rien qu’à écouter, je salive autant que devant un bon gâteau et ma fente s’humidifie, je suis devenue une chienne lubrique encore vierge : un vrai paradoxe. La nuit est déjà bien entamée, aux bruits et soupirs entendus, je sais que le Sultan a obtenu son plaisir dans la gorge de la femme en frappant de plus belle l’autre malheureuse qui s’est effondrée. J’ai entendu le bruit de sa chute sur le sol, le son mat du corps que rien ne vient ralentir, puis le glissement sur la pierre.
« Je n’ai plus besoin de femelle ce soir, laissez-moi, maintenant ! Vite ! »
Je voudrais obéir mais je n’arrive plus à bouger, mes muscles refusent de se mettre en mouvement, comment vais-je faire pour sortir d’ici sans le mécontenter par ma lenteur, peut-être qu’en rampant il ne m’en voudra pas si je traine.
« Ahmet, fais bouger cette lambine ! Il me semble que quelques coups de cravache seront les bienvenus sur sa chute de reins ! »
Au final, je vais passer une autre nuit vierge, mais je pense que le répit sera de courte durée. Naïma m’attend dans ma chambre, désireuse de me consoler de la perte de ma virginité. Je l’embrasse tendrement et lui murmure que ce n’est pas d’actualité pour le moment. Mes mains s’attardent sur ses épaules rondes, caressent la base de son cou si fin qu’on a peur de le rompre. Elle a tout de suite perçu mes envies, un doigt long et fin s’amuse avec mon clito, tapote le capuchon, le découvre pour l’effleurer et faire monter mon désir. Quant à moi, je mordille ses tétons, petites verges brunes qu’elle tend vers moi en réclamant plus de brutalité. J’accède alors à son désir et ma bouche laisse place à mes doigts qui serrent et tordent ses petits bouts de chair sensible. Elle se cambre, elle se tend telle une corde prête à rompre, son visage crispé par la douleur et le plaisir mêlés est d’une beauté irréelle, je suis fière de la faire vibrer et je m’aperçois que j’en retire aussi beaucoup de plaisir, surtout lorsque de son coté elle me pince le sexe de plus en plus fort et que ses ongles griffent la peau tendre de mes cuisses laissant de longues stries rouges sur la blancheur de mon corps. Des marques éphémères qui me rappellent celles plus intenses laissées par le fouet. Naïma est très démonstrative, elle hurle son plaisir, se tord sous mes caresses et j’aime ça ! Je bois sa liqueur de femme avec délectation pendant qu’elle me mène vers la jouissance, sa main dans mes reins toujours plus invasive mais que c’est bon !
Nous avons passées la majeure partie de la matinée à nous câliner mais maintenant il faut que je me prépare pour le Sultan, j’espère qu’aujourd’hui il va se décider et que je ne serais plus dans l’expectative. Puisque ma virginité doit être prise autant que ce soit fait le plus vite possible et que je puisse m’en servir pour lui devenir indispensable, je sais par quelques indiscrétions que nombre de favorites sont envoyées par la suite en tant qu’émissaires vers des pays amis du Sultanat ou en tant qu’espionnes vers ceux qui ont des envies belliqueuses à l’encontre de l’Empire.
Lorsqu’Ahmet viendra me chercher, je serais prête, il sera fier de moi. J’ai choisi une toute autre robe aujourd’hui ! J’ai découvert une malle remplis de vêtements européens et je vais m’en servir puisque dévoiler mes atours n’a pas eu l’effet escompté je vais les cacher, à charge pour le Sultan de les découvrir !
Nuage said on
Merci a vous, vos commentaires m’encouragent à continuer et à m’ameliorer
Gadiouka said on
Un grand merci à Nuage pour cette saga que nous suivons avec beaucoup d’intérêt, voire de gourmandise… Vivement la suite !