Le destin de Cassandre – Chapitre XIII – Par Nuage

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Chapitre XIII

Le chant des pleureuses a envahi le harem, Ranaya, la petite fille n’a pas survécu à l’empoisonnement dont elle a été victime hier soir. La pauvre a gouté le repas du prince Abdallah, sa mère la deuxième femme du Sultan a pour habitude de faire tester tous ses plats, la jalousie des autres mères est telle qu’il n’est pas rare de voir mourir par empoisonnement les nourrissons ou enfants en bas âge susceptibles d’accéder au Sultanat. Depuis que je suis ici, j’ai vu des intrigues s’échafauder tous les jours, les femmes sont ennemies entre elles, au lieu de s’entraider elles n’arrêtent pas de fomenter des coups bas pour gravir les échelons dans le harem. La plus virulente est d’ailleurs ma tourmenteuse, Selima, elle prend plaisir à faire le mal autour d’elle. Lorsque je ne suis pas occupée avec la Bas Kadin Efendi, je suis son souffre douleur, tous les moyens sont bons pour m’humilier, me rosser sans raison, heureusement Naïma me console dès que nous sommes seules. Elle a un corps doux comme de la soie et sa bouche pulpeuse me procure un plaisir inouï quand elle vient se poser sur mon sexe. Elle me lèche, me mordille le clitoris de ses dents avec volupté, vient alors le moment où je la repousse pour m’abreuver de sa liqueur, son odeur est différente des autres plus acide mais délicieuse, j’aime passer ma langue dans les plis de son con, l’enfoncer dans son vagin comme un petit pénis. Je commence à bien connaître ses gémissements et lorsqu’ils deviennent feulement ; j’enfonce mes doigts dans son cul pour qu’elle jouisse dans un grand cri avant de tomber dans mes bras pour m’embrasser. Ma jouissance passe par la sienne, je ne sais pourquoi mais je n’ai d’orgasme que lorsqu’elle a eu le sien, je suis peut-être conditionnée pour donner du plaisir aux autres avant que d’avoir le mien.

Pour l’heure, il faut que j’aille voir si l’on a besoin de moi ! La Bas Kadin Efendi aura peut-être envie de se détendre après les événements de la nuit, nous avons veillé très tard ! Le chef des eunuques, Ahmet, a fait fouiller les moindres recoins du harem, des cuisines aux appartements des femmes du Sultans tout a été vérifié pour trouver le poison utilisé contre le prince. Cet homme possède une grande érudition et il connaît toutes les arcanes du pouvoir. Il est très respecté au sein de notre prison dorée, en sus de sa fonction de gardien, il dispense des cours de littérature et philosophie arabe. J’aime assister à ses leçons, j’apprends à connaître un peu mieux la culture de ce pays, c’est toujours utile de pouvoir de comprendre la manière de penser des gens. Contrairement à certains, Ahmet ne se laisse pas corrompre, j’ai vu plusieurs fois les concubines acheter en cachette les services d’eunuques pour prendre leur plaisir, s’ils ne peuvent plus procréer, ils peuvent toujours caresser et pour certains même se servir de leur pénis. Le Vizir avait tort lorsqu’il affirmait que je ne craignais rien dans l’enceinte de ces murs ! Mais je garde en mémoire tout ce que je vois ici, peut-être en aurais-je besoin un jour, pour enfin, reprendre ma liberté.

Comme à l’accoutumée, la Bas Kadin Efendi est allongée au milieu de ses coussins à grignoter quelques sucreries, je ne sais pas comment fait cette femme pour manger autant !

« Puis-je vous être utile Maîtresse ? »

« Tiens, Myna ! Tu te souviens que tu es à mon service ? J’ai cru devoir te faire mander ! Approche ! J’ai besoin d’un long massage, je n’en peux plus des jérémiades de ces femmes ! Somme toute, Ranaya n’était qu’une esclave, comme toi ! »

« Pardon, Maîtresse. Voulez-vous un massage de tout le corps ou simplement des pieds pour vous apaiser ? »

« Imbécile ! Je t’ai dit un long massage, cela sous-entend bien sûr tout le corps ! Comment pourrais-je me détendre sinon ? »

Elle s’est levée pour que je puisse la dévêtir, je délace sa robe de mousseline orangée et fait glisser celle-ci le long de son corps en prenant soin de l’effleurer au passage, je sais qu’elle est friande de ses petits attouchements avant les massages – Naïma me confie chaque jour quelques petits astuces pour lui plaire – d’ailleurs un sourire se dessine sur son visage somme toute avenant.

« Pouvez-vous vous allonger sur le ventre Maîtresse ? Je voudrais dénouer vos muscles des épaules d’abord. »

Je verse une noisette d’huile sur mes mains, je commence mon massage par les épaules puis descend lentement le long de sa colonne. Sa peau est aussi douce que celle d’un bébé grâce aux soins qu’elle y apporte tous les jours. Au bout de quelques minutes, je sens la Bas Kadin Efendi se relâcher, elle pousse des petits soupirs de contentement, je m’attarde sur ses fesses, mes doigts glissants par instants dans le sillon qui sépare ses deux globes généreux. Instinctivement, je sais qu’aujourd’hui, mon massage sera plus sensuel que d’habitude, j’ai appris à reconnaître les signes. Je ne me suis pas trompée, elle se retourne et écarte légèrement les jambes pour que je puisse atteindre l’intérieur de ses cuisses. Mais je décide que ce n’est pas le encore le moment, je me déplace et prends à pleine mains ses petits seins. Je vois à son sourire que cela ne lui déplait pas, je pince légèrement, je fais rouler les pointes entre le pouce et l’index lorsqu’elle tend son buste vers moi.

« Embrasse-les… »

Elle a donné son ordre dans un murmure mais j’obéis. Je sais que mon statut ici peut changer du tout au tout si j’ai le bonheur de lui plaire et je dois avouer que ce n’est pas désagréable de téter ses petits bouts roses. Je dois admettre que chaque fois qu’on me donne un ordre, mon ventre se contracte de désir même si je hais cet état dans lequel je suis, je ne me reconnais plus. Elle appuie sur ma tête pour écraser mon visage entre ses seins et prend ma main pour la poser sur sa chatte ouverte. Elle est tellement trempée que mes doigts glissent dans sa fente juteuse, son clitoris est énorme on dirait un petit pénis ! J’ai envie de le prendre entre mes lèvres comme je le ferais avec un homme, elle a du le sentir car d’un signe de la tête elle m’autorise à arrêter la succion de ses seins, mais il me faut tout de même son ordre.

« Maîtresse ? »

« Lèche-moi Myna ! Allonge-toi près de moi que je puisse jouer aussi avec ton abricot ! »

Je sens le rouge me monter aux joues, elle va voir que je suis toute mouillée moi aussi et j’ai honte de lui montrer mes lèvres percées, son sexe, lui, est vierge de tout défaut.

« Dépêche-toi, que je vois de plus près le travail de Naïma ! On m’a dit qu’elle excellait en couture ! »

Voilà ce que je craignais ! Je suis une bête de foire ! Ma tête raisonne et pourtant je me couche à ses cotés le sexe en feu, je veux sentir sa bouche l’apaiser comme je vais le faire pour le sien ! Ma langue s’insinue dans les replis de ses petites lèvres, de la pointe je titille son clitoris, elle a un goût délicieusement acidulé. J’enfonce deux doigts dans son vagin, c’est doux et chaud, j’aime la sensation lorsqu’elle contracte ses muscles autour d’eux. Mes mouvements sont lents, je veux qu’elle sente bien mes doigts aller et venir en elle. Pour moi ce n’est pas possible, je dois rester vierge, elle le sait alors c’est dans mon cul qu’elle insère sa petite main potelée, je suis tellement excitée qu’elle a réussi à la mettre en entier sans que j’ai mal, au contraire je sens le plaisir d’être prise monter en moi et me faire perdre pied, je jouis de cette main en moi lorsqu’elle éjacule dans ma bouche, son orgasme est tel qu’il n’y a pas d’autre mot. Toujours allongée contre moi, elle reprend son souffle peu à peu tendant la main qui vient de me faire jouir pour que je l’embrasse.

« Reprends ton massage Myna ! J’ai encore besoin d’un peu de détente ! J’ai apprécié ta bouche, demain tu viendras à la même heure ! J’espère que tu seras aussi convaincante ! »

Je souris, j’ai réussi ! Je vais lui prouver que je suis la meilleure pour le Sultan. J’ai déjà acquis les bases de la danse et du chant avec les professeurs, je commence à bien connaître les us et coutumes du pays grâce à l’enseignement dispensé par le chef des eunuques, il ne me reste plus qu’à la convaincre de ma docilité sexuelle. Etre son jouet de plaisir me mettra, de plus, un peu à l’abri des mauvais traitements infligés par Selima et je pourrais peut-être même prendre ma revanche sur elle. Je ne serais pas surprise qu’elle ait commandité l’empoisonnement du prince, elle a elle-même un fils susceptible d’accéder a la tête du sultanat ; s’il arrivait malheur aux deux petits qui le précède dans l’ordre des héritiers. Demain, je donnerais encore plus de plaisir à la Bas Kadin Efendi, son corps ne me plait pas mais elle a le pouvoir de me faire perdre tout sens commun, sa main dans mon cul m’a littéralement transportée, je veux encore connaître ce moment où tout bascule. Je veux tout oublier, ne plus être que sensations ! Mon dieu, comment puis-je penser ça ! Il faut au contraire que je garde la tête froide ! S’il m’est donné, un jour, l’occasion de m’échapper d’ici et de revoir ma chère France, il faut que je sois prête, que je ne me laisse pas divertir par le plaisir donné à mon corps. Pourtant, c’est si bon de se laisser aller sous les caresses des femmes ou de jouir après avoir connu la douleur. Je suis une catin ! Rien que de penser à ces choses, j’ai envie de mettre ma main sur mon sexe, de me caresser.

J’ai fini mon massage. Les pleureuses ont cessé leurs plaintes. Une nuée de jeunes filles vient de faire son entrée pour divertir la Bas Kadin Efendi, elles sont vêtues de voiles diaphanes parsemés de sequins qui tintent à chacun de leurs mouvements, accompagnées par des musiciennes, elles dansent lascivement au milieu de la pièce. Je suis encore loin d’avoir acquis leur savoir-faire, leurs bassins sont comme indépendants, ils bougent sans que le reste de leurs corps ne se meuvent. J’aime beaucoup les regarder et écouter cette musique étrange qui accompagne leur danse.

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