Le Destin de Cassandre – Chapitre VIII
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Chapitre VIII
Un bruit de pas me fait tourner la tête, le grand Vizir est revenu, il me regarde froidement, je ne vois aucune émotion dans son regard, cet homme est d’une dureté inimaginable. Il aboie un ordre à ses sbires, ma confusion est telle que je n’arrive pas à comprendre ce qu’il leur dit malgré les leçons que m’a prodigué Salma. Les hommes viennent me détacher et me jettent a ses pieds, le sang afflue dans mes membres endoloris – mille aiguilles plantées dans mes mains et mes pieds – je souffre le martyre mais je me redresse pour me mettre à genoux, je ne veux pas lui offrir la joie de m’entendre le supplier. Je garde la tête baissée comme me l’a dit le Baron, de toute façon les yeux du Vizir sont tellement froids que je n’ai aucune envie de m’appesantir sur eux, même le pirate passe pour un ange comparé à lui. Je n’en ai pas fini avec la souffrance et l’esclavage, moi qui était heureuse de quitter le Baron, me voilà ramenée à une condition encore pire.
« Je vais te confier au commandant de la garde du palais. Il sera chargé de t’enseigner l’humilité et de vérifier que tu as accepté ton sort. Nous ne poursuivrons ton éducation que lorsqu’il sera satisfait de toi… Si toutefois tu y survis ! »
Les sbires me relèvent durement et me traînent dans les couloirs du palais, j’ai mal, le sang coule encore le long de mes cuisses, tout ce que je souhaite c’est qu’on me laisse en paix, j’ai envie de dormir pour oublier un moment. Le palais ressemble à un vrai labyrinthe, une suite ininterrompue de couloirs déserts que nous traversons à grands pas. Ils ne font pas cas de mes blessures et j’ai grand peine à les suivre, ce n’est qu’au bout d’un long parcours qu’ils s’arrêtent devant la porte d’une pièce minuscule. Il n’y a rien dans ce petit réduit, pas même une chandelle pour m’éclairer lorsque la lourde porte est refermée, je suis seule avec ma douleur, je m’allonge à même le sol, je vais peut-être réussir à m’endormir, je suis si fatiguée, si malheureuse.
Les élancements dans mon sexe m’ont réveillée, un rai de lumière filtre sous la porte, j’ai du m’assoupir plus longtemps que je ne le pensais. Je meurs de soif et je commence avoir faim, je n’ai rien pris depuis mon départ de chez le Baron. J’espère qu’ils ne m’ont pas oubliée dans ce réduit.
On ne m’a pas oubliée, la porte vient de s’ouvrir sur un homme en uniforme, mais il n’a rien dans les mains, je vais rester avec ma faim et ma soif pour l’instant.
« Je suis le Capitaine Ibrahim, de la garde privée du Sultan. Le Grand Vizir t’a confié à moi pour la durée que je jugerai utile à ton dressage. Sache que si j’ai atteint ce grade dans l’armée, c’est parce que j’ai la réputation justifiée d’être impitoyable. J’ai l’autorisation du Vizir de disposer de toi à ma guise et y compris celui de te trancher la tête, si je désespère de faire de toi une fille humble et obéissante. Je ne veux pas que tu adresses la parole à qui que ce soit de ma compagnie. J’exige que tu prennes dès à présent l’habitude de garder les yeux baissés en présence d’un homme. A présent, suis-moi, nous allons à mes appartements ! »
Je me lève difficilement - les coutures imposées à mon sexe me tirent – et je le suis dans le couloir, aujourd’hui il grouille de monde et je suis toujours nue exposée aux regards, je voudrais au moins cacher mon sexe cousu qui informe tout le monde de ma condition mais je n’ose pas mettre mes mains devant, ce capitaine à l’air si sévère. J’espère que ses appartements ne sont pas trop loin, une fois arrivée chez lui, je pourrais lui demander un peu d’eau, je meurs de soif. Il y a des soldats partout, ici, ils me regardent avec un œil amusé qui ne me dit rien de bon. Que vais-je devenir seule au milieu de ces barbares, même le Pirate semble sympathique auprès d’eux.
Le capitaine vient de s’arrêter devant une porte gardée par deux hommes, qui s’effacent devant lui pour nous laisser le passage, nous sommes dans un appartement richement décoré de tentures, de tapis et de meubles de la plus belle facture, il doit vraiment être haut placé dans la garde du vizir.
Je ne sais pas quoi faire, j’attends tête baissée comme il me l’a ordonné.
« A genoux ! Ici, ce sera l’une de tes deux positions, l’autre c’est à quatre pattes ! »
Je me mets tout de suite dans la posture qu’il m’a commandée puis j’ose lui adressé la parole.
« Monseigneur, seriez vous assez bon pour me donner quelque chose à boire ? »
« Tu n’as pas compris, je ne veux pas entendre le son de ta voix sauf si je te le demande. Mais puisque tu as soif je vais t’abreuver »
Il s’approche de moi, les mains sur son pantalon qu’il ouvre pour sortir son sexe, il veut sans doute que j’avale son sperme, mais ce n’est pas ça qui va étancher ma soif. Je me penche vers lui pour prendre son membre dans ma bouche, sa grosseur ne me fait pas peur après celle que j’ai déjà eu a sucer et puis j’ai appris à aimer ça.
« Décidément, tu es idiote ! Ouvre la bouche en grand, j’ai envie d’uriner et tu vas tout boire sans en laisser tomber une goutte ! »
Il est fou, je ne peux pas boire son urine, c’est immonde ! Je n’ai pourtant pas le choix, si je veux étancher la soif qui me tenaille. Son urine atteint le fond de ma gorge, le goût est acre, je m’étrangle, et les larmes me montent aux yeux. Je ne peux pas avaler ce liquide tiède qui envahit ma bouche, je recrache une partie, je tourne la tête mais il continue à m’arroser, j’en ai plein sur le visage et les cheveux. J’ai fermé les yeux, je ne veux plus voir ce monstre sans humanité. Je ne sens plus rien sur moi, il s’est arrêté.
« Ma patience a des limites. Je vais reprendre et tu vas tout boire sans en perdre une seule goutte sinon je t’écorche vive. Tu m’as bien compris ? »
Mes larmes ne servent à rien, j’ouvre de nouveau la bouche et finalement j’avale tout.
Mon bourreau n’en a pas fini avec moi :
« Emmenez-la ! Vous la lavez en veillant à ce qu’elle ne boive pas, et vous me la ramenez ! Tout de suite ! »
J’arriverai peut-être à boire quelques gouttes sans que les gardes s’en aperçoivent. A quatre pattes, je suis les hommes vers une salle d’eau attenante, je ne veux pas le mécontenter une seconde fois.
La brosse qu’ils emploient est aussi dure que celle utilisée pour étriller les chevaux, ma peau ne va pas résister, j’ai mal et je suis toute rouge. Je baisse toujours la tête, ils ne verront peut-être pas que je sors la langue pour laper les gouttes qui coulent sur mon visage.
« Si tu essaies de boire une seule goutte d’eau, moi je boirais ton sang après t’avoir fouettée. »
Je n’ai pas le temps d’être sèche qu’ils me ramènent au capitaine en me tirant par les cheveux.
« La compagnie de la garde privée du Sultan compte deux cents soixante dix soldats d’élite. Tous des hommes jeunes, mais qui ont fait preuve de leur force, de leur courage et de leur dévouement au Sultan au cours des combats féroces auxquels ils ont participés. Toi, Cassandre, tu seras à la disposition de ces hommes pour satisfaire leurs moindres caprices, sexuels, ou non. Ils sont cantonnés ici et sont très bien payés. Ils ne vivent pas avec des femmes, mais il y en a de très nombreuses, y compris de grande qualité, qui aiment venir les rencontrer lorsqu’ils ne sont pas en service. Elles sont belles, séduisantes et généralement vêtues de très belles robes, parfumées et maquillées.
Toi, tu seras nue, sans aucun artifice, il faudra pourtant que tu fasses en sorte qu’ils te préfèrent aux courtisanes. Tous mes hommes sont informés qu’il est interdit de te nourrir ou de te donner à boire quoi que ce soit sous peine de mort, donc pour survivre tu ne pourras boire et manger que leur semence, leur urine et leur merde et absolument rien d’autre. Cependant, ils savent que rien ne les oblige à te les donner, tout dépendra de ta détermination et de ton art à les séduire sans autre artifice que ton habileté dans les jeux de l’amour. Je te souhaite donc d’apprendre vite, avant de mourir de faim ou de soif. On va commencer tout de suite. Approche-toi et suce-moi ! »
J’avance sur les genoux, j’ai soudain peur que mon expérience de la fellation ne soit pas suffisante pour lui plaire. Il a sorti son membre raide, il est très large mais j’ai connu pire, j’approche mes lèvres, sort la langue pour le prendre en bouche sans risquer de l’égratigner de mes dents. Je retrouve les sensations que j’aime, la douceur de la peau, la veine qui roule, le gland bien dégagé des circoncis, voilà, mon ventre me picote, mes mains veulent soulager ma fente cousue. Je m’applique à le téter, le prends jusqu’au fond de ma gorge, je veux qu’il aime ce que je lui fais, c’est ma seule chance de m’en sortir vivante.
Il se retire alors que sa verge gonflée tressaille sur ma langue, il est à la limite de l’orgasme, je croyais qu’il me ferait avaler son sperme.
« Retourne-toi et mets-toi à quatre pattes ! »
Il a donc décidé de m’essayer de ce coté là aussi, rien ne me sera épargné aujourd’hui. J’obéis et me cambre comme je sais le faire depuis mon enlèvement, j’ai appris qu’il ne sert à rien de ne pas plier si ce n’est prendre des coups. Je tends ma croupe vers son pieu de chair, le gland force ma rosette sans douceur et d’une seule poussée il s’enfonce en moi jusqu’à la garde. Dieu que ça fait mal ! Dieu que c’est bon ! Je ne m’explique pas ce plaisir que je ressens à me faire rudoyer de la sorte, mon rapt a perverti mon entendement cela ne peut être autrement. Il m’investit totalement, je bouge à la rencontre de son mandrin qui me déchire les reins, le plaisir monte en moi, j’en veux encore plus, plus fort. Je ne peux pas retenir mes soupirs de plaisir, mais il choisit cet instant pour se retirer et enfourner sa verge dans ma bouche.
« C’est l’heure de la soupe ! Bon appétit ! »
Son sperme gicle dans ma bouche, épais, il coule au fond de ma gorge et j’avale le précieux nectar. Je lape la moindre goutte, je nettoie de ma langue sa hampe jusqu’à ce qu’elle devienne flasque. J’espère qu’il est content de moi, je me suis efforcée d’être douce et soumise comme aiment les hommes que j’ai rencontrés. J’ose un regard sur son visage et ce que je vois ne me rassure pas, il est toujours aussi sévère comme si rien ne s’était passé.
« Tu n’as absolument pas mérité ce que je t’ai donné, puisque tu ne me l’as même pas demandé et que tu t’es montrée complètement passive. Il te faudra à l’avenir être beaucoup plus humble et supplier pour avoir ce dont tu as un besoin vital ! N’oublie pas que les hommes qui vont décider de te prendre ne sont absolument pas obligés de te donner leur sperme ou leur urine ou quoi que ce soit ! Ils peuvent te prendre et ne rien te donner. Et c’est même ce qu’ils feront si tu ne leur demandes pas explicitement car, pour qu’ils soient satisfaits de tes services sexuels, il faudra que tu leur donnes l’impression que c’est toi qui veux leur faire l’amour et il faudra que tu sois beaucoup plus fougueuse et entreprenante ! Il faudra que tu les surprennes par ta facilité, ta soumission et surtout par ta fougue amoureuse. Tu ne dois jamais perde de vue que tu n’es pas la première odalisque en dressage ici et que toutes les femmes qui viennent librement ici sont des femmes choisies par mes hommes pour leur docilité, leur beauté et leur féminité. Et ce sera une question de vie ou de mort pour toi que tu t’imposes par rapport à elles toutes !
Quand tu ne seras pas occupée avec un soldat, tu vivras dans le hall d’entrée de ce bâtiment. C’est là que tu dormiras et que tu attendras qu’on vienne te chercher, ou que tu essayeras de proposer tes charmes aux hommes de passage. Une dernière chose : Tu n’as pas le droit d’avoir accès seule à l’eau et pour te laver, il faudra que tu obtiennes d’un soldat qu’il le fasse. As-tu bien compris ? »
« Oui, j’ai compris Capitaine »
« Aurais-je le droit à une couverture pour dormir ? »
« Une couverture ? Il n’en est pas question ! Il faut que tu apprennes dès à présent la fraîcheur des dalles du hall d’entrée, tu pourras ainsi mesurer les qualités d’un lit ou de la chaleur d’un corps humain ! Maintenant, cela suffit, ces deux gardes vont t’accompagner jusqu’à ta couche ! »
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