Le destin de Cassandre – Chapitre V

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Chapitre V

Ce matin, je me réveille en forme, cette nuit de sommeil m’a remise d’aplomb et le petit déjeuner que Marie me sert est bien bon. Une fois que je serai lavée et habillée, je me sentirai encore mieux, mais il faudrait que Marie me fournisse une autre robe, je ne peux pas me présenter au médecin dans cet accoutrement.

«  Marie, aurais-tu la bonté de me prêter une robe ? Celle que j’ai est trop indécente. »

«  Monsieur le Baron, m’a ordonné de ne pas te donner d’autres vêtements car il tient à ce que le médecin te voit telle qu’il t’a découverte. »

«  Mais c’est une robe de catin, que va-t-il penser de moi ? »

«  Cette robe est sublime et il va voir quelle belle jeune fille tu es, de plus tu devras subir son examen nue donc tu n’as pas à t’inquiéter. »

En attendant le médecin, je vais aider Marie dans ses tâches pour la soulager un peu et découvrir un peu la demeure de Baron. Le temps passe à une vitesse folle lorsqu’on est occupé et au milieu de l’après-midi Marie me laisse seule dans un petit boudoir, pour attendre l’arrivée de l’homme de médecine qui bientôt entre dans la pièce sans s’annoncer. Il est repoussant, un horrible petit vieux ventripotent qui exhale une odeur fétide avec un regard vicieux qui me glace les sangs.

«  Bonjour Mademoiselle, vous voudrez bien vous dévêtir entièrement, je vous prie, et me narrer votre histoire afin que je puisse vous examiner correctement. »

Tout en retirant ma robe de catin, je lui raconte succinctement mon périple, mon achat par le Baron, j’omets de lui dire que j’étais l’esclave sexuelle du Pirate, j’ai trop honte. Il m’écoute attentivement et commence mon examen par une palpation de mes seins. Ses gestes sont trop lents, il profite de la situation et je sens de nouveau cette chaleur qui se repend dans mon ventre, il ne faut pas qu’il s’aperçoive de mon trouble ! Il va me prendre pour une fille perdue lorsqu’il sentira ma vulve humide. Voilà qu’il introduit ses doigts pour constater de ma virginité et je vois que je ne laisse pas indifférent, son souffle est devenu légèrement saccadé et son visage boursoufflé s’est teinté de rouge.

«  Je vais maintenant examiner votre fondement, mettez vous à quatre pattes, je vous prie. »

Je n’aime pas ce médecin mais je dois lui obéir puisque c’est Monsieur le Baron qui l’a fait chercher, alors je me positionne pour qu’il continue ses attouchements vicieux. Je sens un doigt puis deux s’insérer dans mon anus, malgré moi j’accompagne les mouvements de va et vient qu’il fait et je ne proteste pas lorsqu’il introduit un troisième doigt, je n’arrive pas à me contrôler. Je suis sans doute pervertie par ce que m’a fait subir le Pirate car lorsque le docteur arrête son manège dans mes reins, je ne peux m’empêcher de soupirer de frustration.

« Vous êtes incontestablement vierge, mais votre anus me dit que vous n’avez rien d’une novice dans les choses du sexe ! Vous m’avez menti et ce n’est pas bien du tout ! Vous allez devoir, en dédommagement de votre mensonge, en paiement de ma consultation et en gage de ma discrétion sur ce que je sais de vous, me laisser, moi aussi, profiter immédiatement de votre joli petit cul ! »

Je n’ai même pas le temps de protester, il me prend par les hanches et je sens sa verge s’enfoncer dans mon anus, ce vieux immonde me transperce avec hargne et je me laisse faire sachant qu’il n’y a pas d’autre solution, je suis de nouveau comme sur le navire du Pirate, une esclave sexuelle sans la moindre valeur. Il se déverse en moi assez rapidement, il devait être trop excité pour se retenir plus longtemps, et quand il se retire, il me présente une chose rabougrie pour que je le nettoie de ma langue. Son sexe est bizarre, une peau recouvre le bout, il n’est pas comme celui du Pirate ou de ses matelots, il me dégoute, il n’est peut-être pas normal ou souffre d’une maladie, je ne sais. J’espère sans trop y croire qu’il gardera pour lui les conclusions de son examen.

Le Baron de Tott est rentré en début de soirée et j’attends dans ma petite chambre qu’il me convoque , j’ai un peu peur de ses prochaines interrogations, je ne veux pas lui mentir mais comment lui expliquer ce que le Pirate a fait de moi ? Je suis sur mon lit, anxieuse, lorsque Marie m’annonce que je suis attendue dans le grand salon. Monsieur le Baron est assis dans une bergère, un verre de porto à la main, il semble détendu et c’est en souriant qu’il m’accueille.

«  Ma chère petite Cassandre, J’ai eu le rapport du médecin sur ton état de santé et sur ton malheureux destin, il m’a dit tout le bien qu’il pense de toi. Tout cela est bel et bon, mais nous devons parler de ton avenir car ta famille si j’en crois ce que tu m’as dit ne saurait rembourser la somme que j’ai payé pour ta liberté et te tirer des griffes de ces barbares. Je te loge et je te nourris, dans ce pays, tu as le statut d’esclave puisque je t’ai achetée lors d’une vente et je suis ton maître, c’est-à-dire que j’ai tous les droits sur ta personne, y compris le droit de vie et de mort. Précisément, si le caprice m’en venait, je pourrais à l’instant te trancher la tête, sans que personne, y compris les autorités, n’y trouve quoi que ce soit à redire. Je veux donc savoir ce que tu comptes faire pour moi dorénavant ? »

Je savais que mon bonheur serait de courte durée mais j’espérais un peu de répit qu’il ne semble pas prêt à m’accorder cependant je vais tenter de l’amadouer par ma docilité.

« Monsieur le Baron, comme je vous l’ai dit, je vous suis infiniment reconnaissante de tout ce que vous avez bien voulu faire pour moi à ce jour, et bien que je ne sache comment exprimer cette reconnaissance, sachez que je suis disposée à faire tout ce qu’il vous plaira pour m’acquitter de ma dette envers vous. »

« Parfait, j’en prends bonne note et je vais réfléchir sur la façon dont tu pourras m’être utile, Marie t’informera sur ce que j’attends de toi dans les jours et les semaines qui vont suivre. Bonne soirée, Cassandre ! »

J’ai gagné une soirée de tranquillité, espérons que cela continue !

J’ai réussi à dormir correctement malgré mes doutes sur le Baron, dans la cuisine Marie s’affaire à la préparation du déjeuner, souriant lorsque je la rejoins, elle me désigne une chaise et me sert une collation.

Je mords dans les tartines à pleine dents, pendant qu’elle m’explique les décisions du Baron.

« Monsieur le Baron souhaite que tu m’assistes dans toutes mes activités. J’en suis très heureuse et j’espère que tu le seras aussi car il aurait pu te réserver un sort bien plus désagréable !

Mon rôle ici est de tenir la maison, faire le ménage, la cuisine et le service, mais aussi de satisfaire Monsieur le Baron. Bien souvent, il rentre fatigué de la cour du Sultan et il convient de faire sa toilette, de le masser, et tu l’imagines, de satisfaire ses caprices sexuels ! Est-ce que tu comprends bien ? »

Les tartines ont un gout amer dans ma bouche, je comprends que j’ai échappé à un barbare pour en retrouver un autre.

« Je n’ai pas encore quatorze ans ! Mon destin est cruel ! »

« Tu es jeune sans doute, mais tu es une femme, et ici tu pourrais déjà être épouse et mère ou prostituée ! De toute façon, tu n’as pas à discuter. Ce son les ordres de Monsieur le Baron et si tu venais à lui désobéir, il saurait te ramener à la raison en particulier avec l’aide de Baldassare, son homme de main. Et puis, je te rappelle que tu es une esclave et que notre maître peut te ramener au marché des esclaves quand bon lui semble…Les jeunes vierges européennes sont très prisées… Bien, je vais entrer dans les détails d’une journée ordinaire, comme aujourd’hui par exemple : Nous ne verrons probablement pas le Maître avant la fin de la journée, à son retour de la cour du Sultan. Nous avons donc toute la journée pour nous occuper de la maison. Peu avant son retour, nous préparerons son repas du soir, puis nous irons nous faire belles nous même : toilette complète, parfum, maquillage et nous lui préparerons une baignoire d’eau chaude. A son arrivée, nous l’accompagnerons directement jusqu’à la salle de bains mais avant toute chose, nous nous déshabillerons toutes deux intégralement et c’est seulement quand nous serons nues, que nous commencerons à le déshabiller. Puis nous le laverons avec nos mains, mais aussi en nous frottant contre lui puis nous le laisserons se reposer et se rincer dans la baignoire chaude, à la suite de quoi nous le masserons doucement avec des huiles parfumées. Pour le diner dans la salle à manger, nous resterons nues et nous ferons le service dans le plus simple appareil. L’une de nous, peut être à tour de rôle, restera sous la table pour le caresser ou davantage. Après le repas, nous resterons à ses côtés s’il le désire, sinon, nous attendrons qu’il appelle l’une de nous – ou les deux – dans sa chambre à coucher et suivant son envie, nous dormirons dans son lit avec lui, sur le tapis de son chevet ou nous retournerons dans notre chambre. Voilà pour une journée ordinaire, mais il lui arrive de dîner en compagnie de Baldassare et dans ce cas, nous devons le satisfaire lui aussi, mais tu verras par toi-même qu’il n’y a rien de comparable. Parfois, il a des invités, hommes ou femmes, qui ne partagent pas ses distractions, dans ce cas, il nous prévient pour la cuisine et nous faisons le service, habillées en uniforme. As-tu tout compris ma petite Cassandre ? »

« Oui, Marie, mais pensez-vous qu’il a l’intention de me déflorer ? »

« Je n’en sais rien, ma petite, mais ça t’arrivera bien un jour… ! »

La réponse de Marie ne me rassure pas, j’aimerais pourtant garder encore ma virginité, je suis si jeune et peut-être qu’un jour, le Baron me permettra de retourner vers les miens.

Tout se déroule comme me l’a dit Marie, le Baron a la même peau sur son sexe que le médecin, les hommes blancs ne sont apparemment pas fait comme les maures. Il s’est allongé sur le coté sur la table de massage, il veut que je lèche son anus pendant que Marie lui suce la verge, il appelé ça – faire une feuille de rose – je ne connaissais pas cette expression et Marie a du m’expliquer, ce n’est pas désagréable puisqu’il est propre mais je trouve étrange de trouver du plaisir dans cette caresse. Il a plié et relevé sa jambe pour mieux sentir ma langue et je vois son sexe grossir dans la bouche de Marie, elle semble aimer ça. Sa main repousse Marie, il se lève et me fait me pencher sur la table pour disposer de mon cul, son sexe me fait mal, mes chairs sont distendues autour de sa hampe, je n’arrive pas à me décontracter comme je le faisais avec le Pirate, il me parait plus gros et long et pourtant ma vulve est humide, j’ai envie d’y poser ma main et lorsque je sens s‘écouler sa semence chaude dans mes reins, je gémis.

Je suis sous la table, je caresse le sexe qui vient de m’enculer mais le Baron a bien du mal à se revigorer, je m’efforce pourtant de le satisfaire, je ne voudrais pas qu’il me revende, cela pourrait être pire, si j’en crois Marie. Malgré mes efforts, il se retire seul dans la bibliothèque, il nous laissera peut-être tranquilles cette nuit.

Marie et moi sommes dans la chambre du Baron, il nous fait appeler bien tard dans la soirée mais il nous attend appuyé contre le manteau de la cheminée, vêtu d’un peignoir de soie noir et or, Marie me fait signe de retirer la chemise de nuit qu’elle m’a prêté pour la nuit et elle en fait de même.

« Puisque vous êtes deux, mes délicieuses servantes, je veux que vous vous donniez mutuellement du plaisir devant moi, dans mon lit ! »

Comment peut-il nous ordonner cela ? Deux femmes ensemble, cela ne se peut pas ! Je ne sais plus quoi faire, je sens la main de Marie me tirer vers le lit, elle ne semble pas surprise par l’ordre du Baron.

« Calme toi et laisse toi aller, je m’occupe de tout. Tu verras, tout se passera très bien. »

Elle essaye de me rassurer, caresse mes cheveux en m’allongeant sur les draps et embrasse mes paupières que j’ai fermées sous la honte. Sa bouche vient à la rencontre de la mienne, elle est douce, je ne suis pas habituée mais j’aime cette sensation et la douceur de ses mains sur mes seins qu’elle caresse doucement. Elle fait durcir la pointe de mes tétons en les roulant entre ses doigts pendant que sa langue effleure mes lèvres, une tension étrange mais pas désagréable monte dans mon ventre, j’ai envie qu’elle me touche partout de ses mains si douces, cela me change tellement des assauts sauvages que j’ai du subir auparavant. Mes mains s’aventurent sur son corps, j’essaye de faire comme elle, c’est délicieux ; d’autant plus depuis que ses doigts jouent avec mon bouton d’amour, je ne savais pas que cela pouvait procurer autant de bien-être, je laisse échappé un soupir de contentement et j’avance mon bassin à la rencontre de ses doigts, j’en veux encore plus. Marie parait aimer mes attouchements hésitants, elle ouvre un peu plus ses jambes pour que ma main la caresse à loisir et sa respiration s’est accélérée comme la mienne. Sa bouche a quitté la mienne pour descendre vers mes seins qu’elle suce avec application – je n’en peux plus – j’aimerais qu’elle vienne se poser sur mon sexe pour apaiser le feu qui me ronge mais je n’ose pas le lui dire. Marie a du lire dans mes pensées. Doucement elle a pivoté et je peux à présent voir son sexe ouvert qui réclame comme le mien la caresse d’une langue, je n’hésite plus et je lèche sa fente, sa liqueur de femme elle est plus acide que celle des hommes que j’ai sucé, mais j’aime ce goût. Je sens la tension dans mon ventre qui monte encore, je presse ma vulve contre ses lèvres, je veux qu’elle me mange, qu’elle me gobe toute entière. Marie gémit, je bois le nectar qui s’écoule de son vagin agité de contractions, je ressens la même chose en moi, je crie – pour la première fois c’est un cri de plaisir – et le feu s’apaise dans mes reins.

Je tourne la tête vers le Baron, honteuse du plaisir que je viens d’avoir grâce à une femme mais je vois que ce spectacle lui a plu : il se caresse le sexe a deux mains.

« Je vous remercie de ce charmant divertissement. Je m’en contenterai pour cette nuit. Je vous souhaite un excellent sommeil. A demain mesdemoiselles ! ».

Marie s’est relevée la première et me prend par la main, j’ai les jambes flageolantes et un peu de mal à la suivre tant le plaisir qu’elle m’a donné m’a épuisée mais c’était si bon que j’aimerais continuer encore.

«  Marie, voulez-vous rester avec moi cette nuit ? Je serais tellement heureuse de vous rendre encore un peu du plaisir que vous avez bien voulu me donner ! »

«  Cassandre, ma douce Cassandre, je n’ai jamais connu de fillette aussi délicieuse que toi et je suis loin d’être lassée de te tenir dans mes bras. Viens nous partagerons ma couche cette nuit. »

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